Chargement...
Chargement...

On salue la présence sur ce plateau de Jérôme Guège, bonsoir. Bonsoir. Bienvenue à vous, député de l'Essonne, candidat à la primaire PS et place publique. Je ne sais pas si vous avez eu le temps d'écouter l'entretien, sans doute pas, avec tout ce que vous faites pour la campagne déjà. Voilà, vous avez compris. Je suis arrivé
et j'ai compris que ce soir, j'étais entre Jordan Bardella et Éric Zemmour. Mais effectivement... Je vais venir faire ensemble une voix un peu dissonante. Ce n'est pas une tenaille, je vous rassure. Je suis un peu en tenaille, si, si. Alors
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
effectivement, c'est Éric Zemmour qui est invité ensuite du forum BFM TV. fait face à BFM TV. Pour l'heure, c'est vous l'invité, Jérôme Gage. On voulait vous faire réagir à une phrase, ou plutôt à une non-réponse. Jordan Bardella a défendu tout à l'heure le principe des référendums. Référendum sur différents sujets, sur le voile, sur la priorité nationale. Et puis la question lui a été posée, au-delà de la question du voile, puisqu'il parlait des Français, de confession, de culture musulmane, est-ce que l'islam est compatible avec la République ? Évidemment, vous vous dites.
l'islam est compatible avec la République ?
Il n'a pas répondu. Il n'a pas répondu, sachant que Marine Le Pen a toujours dit, en tous les cas, ou pense. Pas toujours. Récemment. Depuis quand même une dizaine d'années. J'ai retrouvé un entretien il y a quelques années où elle disait la chose ici même sur BFM TV à Pauline de Malherbe. Que dit selon vous cette non-réponse
que M. Bardella, pour le coup, veut se glisser dans les pas d'Éric Zemmour, qui lui-même se glisse dans les pas d'un discours anti-républicain. Parce que... Indiquer qu'une confession par elle-même est incompatible avec la République, c'est remettre en cause un des principes qui est au cœur de notre ADN, qui est celui de la laïcité, de la loi de 1905, ou même de l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme, c'est-à-dire de l'esprit des Lumières qui souffle sur ce pays. Les religions sont protégées dans notre pays par la laïcité. de la même manière que ceux qui ne souhaitent pas croire sont protégés par la laïcité. Et indiquer qu'une religion serait incompatible avec la République, c'est ce faisant. mettre au banc de la communauté nationale ceux qui se reconnaissent dans cette religion.
Alors, il n'a pas répondu, mais... Oui, mais
ce silence est assourdissant. Pour vous,
ce silence est révélateur ? Oui, mais Eric
Zemmour part d'un postulat de base, Jérôme Gage, c'est que, d'après lui, l'islam n'est pas compatible avec la laïcité.
Oui, mais c'est venir considérer que la pratique d'un culte est conditionnée par les dogmes portés par les religions. Toutes les religions ont des dogmes dont on pourrait considérer qu'ils sont parfois orthogonaux avec les lois de la République. Et vous pouvez trouver ça dans à peu près toutes les religions. Dans tous les monothéismes. Et ce qui est important, c'est de considérer que dans ce pays de tolérance, de respect, d'égalité et de neutralité, les cultes se sont glissés dans le respect de la République naturellement. Je ne résiste pas à vous citer un principe du Talmud qui dit « Dina de Malcouta, Dina, la loi de l'État est la loi. La loi de la France, c'est la laïcité, c'est la neutralité. » C'est le droit à exercer son culte, le droit à ne pas l'exercer, le faire sans pression. Et là, ce qui se passe, c'est pour ça que c'est une atteinte à la laïcité. Vous savez qu'on pourrait presque même poursuivre tous ceux qui disent qu'une religion n'est pas compatible avec
la République. Il y a la liberté d'expression, il y a plus de liberté d'expression. Je taquine. Pour dire
que la loi de 1905, on a oublié, elle a un article 31 qui est fantastique, qui empêche de faire pression sur quelqu'un pour l'obliger à pratiquer une religion. ou pour l'empêcher de pratiquer une religion. Je
continue le raisonnement. Mais par contre, on a
le droit de critiquer des religions. On a le droit de critiquer un homme. Mais on ne touche pas. aux fidèles. Il n'y a
pas de délit de blasphème dans notre pays.
Fort heureusement. Il n'y a pas de délit de blasphème, on a le droit de prier plus de religion. Non mais c'est une singularité. Il y en a certains qui veulent étendre et remettre en question la laïcité en remettant en question y compris le droit au blasphème, à l'irrévérence, à l'esprit voltairien qui est le nôtre. Je pousse
le raisonnement plus loin en disant, comme le dit Éric Zemmour d'ailleurs, qui estime que l'islam est une religion qui finalement mélange. Spiritualité et temporalité, c'est-à-dire le politique et la religion.
Sauf que les religions musulmans de France ne vivent pas dans une dimension parallèle. J'entends bien, mais c'est le discours qu'il est commun. Mais pourquoi vous y allez dans un débat théologien ? C
'est faire injure aux français musulmans qui... ont envie de pratiquer leur culte et ne considèrent pas qu'il faut venir respecter la doxa ou le dogme religieux et venir mordre sur le banc de l'espace public. On est parti
sur la proposition de Marine Le Pen d'un référendum aux Français. Oui, alors le référendum,
c'est un autre problème.
Non, mais là, c'est une loi par référendum sur la lutte contre les idéologies islamistes et sera glissée dans le texte, on est d'accord, l'interdiction. progressive, si j'ai bien compris, du voile dans l'espace public. Et quand on pose la question à Jordan Bardella, pourquoi progressive ? Il y a une crainte. Vous pensez que c'est infaisable ? Ou alors vous pensez que ça peut entraîner des heurts, peut-être même des affrontements ? Évidemment, là, on espère que ce soit fantasmé, que ce soit pas réel. Peut-être même des heurts intracommunautaires. Pas de réponse.
parce que... Même réponse pour les deux questions d'ailleurs. Ce n'est pas pour faire l'avocat de Jordan Bardella, mais il a apporté une réponse, on jugera bonne ou mauvaise, mais qui est assez intéressante à mon sens, et j'aimerais entendre Jérôme Gatch sur cette réponse-là. C'est vrai qu'il ne donne pas de réponse, il ne dit pas un ferme oui ou un ferme non. En revanche, il dit que ce sera aux musulmans de répondre. Ça, c'est très intéressant parce qu'il renvoie les musulmans face... aux islamistes face aux plus radicaux en disant c'est aux musulmans de démontrer que leur religion est compatible avec notre République en se désolidarisant et en démontrant que l'islamisme, la radicalité n'est pas leur religion. Est-ce que ça vous êtes d'accord avec sa vision des choses qui est de renvoyer, non pas la balle, mais le questionnement aux musulmans de dire quelque sorte, montrez pas de blanche, montrez que votre religion, ce n'est pas ça. C'est la version du journal Bardella. Merci de
me résumer le Bardella de ce soir. Manifestement, j'ai raté quelque chose. C'est-à-dire quelqu'un qui ne répond pas vraiment aux questions, mais laisse ouvert par son silence ou ses ambiguïtés des choses qui sont extrêmement problématiques. D'abord, il faut dire une chose. Quand M. Bardella vient remettre sur la table ces questions-là, du voile ou du rapport à l'islam, c'est pour substituer... aux questions qui sont essentielles dans le débat public, le pouvoir d'achat, la santé, le logement... On en a beaucoup parlé honnêtement. J'imagine. Non mais, il sait qu'autour de ces silences et de ces questions, il veut entretenir le fait que le Rassemblement national est prêt à transgresser un certain nombre des principes de notre pays. C'est d'ailleurs assez intéressant de voir qu'il fait ça au moment où, sur les questions économiques et sociales, là aussi on a le grand écart. Et qu'on ne sait pas exactement quel est le projet économique et social du Rassemblement national. Ça c'est sur la forme, sur le fond. sur le fond. de la même manière que mettre en doute l'attachement à la République de toutes celles et ceux qui vivent dans ce pays, quelle que soit leur conviction religieuse, de laisser entendre que la pratique d'une religion les rend pour eux disponibles pour la pratique dévoyée que constitue l'islamisme, qu'il faut combattre le plus résolument possible, et pour lequel il faut le faire avec les outils juridiques, pénaux, du renseignement, de la prévention, de la déradicalisation, mais certainement pas, parce que, je vais vous dire, c'est même contre-productif. Interdire la pratique de son culte à qui que ce soit, c'est le meilleur moyen. de radicaliser la personne. C'est le meilleur moyen de le jeter dans le bras de toutes celles et ceux qui vont dire que vous êtes dans un pays qui est discriminatoire. Et que là, on a vraiment la logique de division, de fracture à l'intérieur de la communauté nationale. Et le Rassemblement national, que ce soit avec la préférence nationale ou avec ce genre de chiffon rouge agité en permanence, il a besoin de fracturer les Français. Alors c'est
intéressant sur la priorité nationale. Parce qu'il
y en a un référendum dont on ne parle pas suffisamment et qui est le plus grave. Marine Le Pen et le Rassemblement National, depuis deux ans, a déposé un texte de proposition de loi constitutionnelle qui est une réforme majeure de la Constitution, qu'elle envisage de faire au lendemain de l'élection présidentielle, si elle est élue présidente et probablement concomitamment au premier tour des élections législatives, qui revient ni plus ni moins qu'à réformer la Constitution. par un article 11, alors que la Constitution n'autorise pas de réformer la Constitution ainsi, d
'introduire
la préférence nationale, de sortir des traités européens et de modifier considérablement l'équilibre des régions. Mais qu'est-ce que vous répondez
à M. Bardella qui vous dit notre recours ? Oui, mais c'est ce qu'il a dit. Sauf que Charles de Gaulle a été, et que depuis le Conseil
constitutionnel, a dit très clairement qu'on ne réforme pas la Constitution par l'article 11. Je dis ça parce que, je vous préviens, c'est ce qui va se passer si elle gagne l'élection présidentielle. Nous aurons une crise institutionnelle et politique majeure. C'est comme si
la démocratie ne se porte pas si bien. Il y a quand même peut-être des éléments. Et on veut entendre vos propositions et vos réponses ce soir. Est-ce que vous estimez que l'outil référendaire, quel qu'il soit sur des questions choisis par le Rassemblement national, est un outil dangereux ? Quand on pose la question plus largement à Jordan Bardella, il dit « Pour moi, la Cour suprême, c'est le peuple -ce que pour vous, c'est une phrase populiste, c'est une phrase dangereuse ?
Mais je n'ai aucun problème à muscler, nous le défendons régulièrement quand on dit qu'il faut élargir le référendum d'initiative parlementaire qu'on n'arrive pas à mettre en place, quand il faut élargir le référendum d'initiative citoyenne, et quand même le gouvernement ou le président de la République a la faculté d'utiliser le référendum, l'article 11, il est dans la Constitution. On n'a plus fait de référendum dans ce pays. J'allais dire, depuis 21
ans, il n'y a pas eu de référendum. Il n'y a pas eu de
référendum depuis 2005, dans un moment qui a été extrêmement problématique, parce que ça nourrit le ressentiment populaire, parce que quand un référendum, en l'occurrence le rejet de la Constitution européenne, est rejeté par les Français, et que par une... pirouette d'indifférenciation politique qu'on arrive à faire revenir derrière, c'est assez insupportable.
Honnêtement, Jérôme Gage, j'ai trois derniers présidents qui n'ont pas voulu de référendum. Nicolas Sarkozy l'avait théorisé, François Hollande n'a pas osé, et Emmanuel Macron y a renoncé à plusieurs reprises, notamment sur la fin de vie, il n'aurait peut-être plus passé par le... Il les avait proposés d'ailleurs, souvenez-moi, si on n'exclut pas le recours à cet outil et à sa banalisation. Oui, mais pour les Français, cet outil n'est plus utilisé parce que les présidents en ont peur.
Oui, mais c'est la raison pour laquelle il ne faut pas... Un président, j'ai failli vous dire, moi président, je n'ai pas peur du peuple, et de venir le consulter sur des sujets pour lesquels je pense que le débat référendaire est un moment de mobilisation collective, d'éducation populaire. Le problème, c'est qu'ils ne répondent pas au référendum,
ils répondent à celui qui pose la question. C'est ça le sujet. Est-ce que vous considérez
que le référendum est un outil de respiration démocratique ou pas ? Et ensuite, il faut que vous mettiez de côté tout ce que... C'est un
outil de respiration démocratique. Mais à ce moment-là, je pense, et c'est ça que les Français, à mon avis, critiquent aujourd'hui, c'est qu'il faut élargir l'usage du référendum à davantage de thèmes aujourd'hui. Aujourd'hui, si on prend l'article 11, c'est pour le mécanisme. l'organisation des pouvoirs publics et puis des questions sociales et économiques. Alors on peut se raccrocher en disant par exemple l'aide médicale d'État. a des conséquences sociales, donc on considère, pour les étrangers, on considère que c'est un sujet social, mais enfin c'est allé quand même assez loin. Et alors l'autre article, c'est 89, c'est l'article 89, mais il faut passer par les assemblées, c'est très contraignant, parce qu'il faut qu'il y ait une forte majorité qui soit comparable dans les deux cas. L'article
89, c'est un article pour réviser la Constitution.
Et c'est pour ça que notre conversation portait sur l'article 11, avec lequel on n'a pas le droit de réviser la Constitution, mais on pourrait en faire usage.
Pourquoi
on a un débat sur le référendum ? Parce qu'il y a un sentiment de dévitalisation démocratique dans ce pays. Il y a un sentiment
ou une réalité. Parfaitement, je ne le conteste pas. Il
y a cette idée qu'il y a un pouvoir politique qui est impuissant, qui n'arrive pas à se mettre d'accord quand il n'y a pas de majorité, et même quand il y a des majorités qui renaclent parfois à organiser les réformes nécessaires sur le système éducatif, sur le système de santé, sur des questions économiques. Et donc, il ne faut pas...
— Oui, sur l'immigration. Pourquoi vous ne citez pas ce sujet ?
— Mais je peux vous citer l'immigration. — Mais n'a pas moi pour me faire plaisir, ni à
moi, ni à Yves Tréhardt, ni à Rocayadialo. Est-ce que vous assumez aussi de poser cette question au peuple français sur l'immigration ? — Je n'ai aucun sujet
tabou dans la manière de consulter les Français. J'ai défendu l'idée d'une immigration planifiée parce que je pense qu'il faut planifier l'immigration pour réussir l'intégration. Après... Si vous faites un texte sur l'immigration ou sur quoi que ce soit, c'est jamais une question unique. Que ce soit un projet de loi. C'est un projet de loi avec 20, 30, 40 articles. Il faut rentrer à ce moment-là. Faites
confiance à l'intelligence des Français. À l'intelligence des Français. Pourquoi
pas ? La Constitution européenne, c'était un gros texte. C'était également... Bruno, qu'est-ce qu'on avait
dit à l'époque ? Ça a été un
moment démocratique intéressant et d'acculturation sur les enjeux européens. Mais dans ce cas-là, la revitalisation démocratique, ça ne peut pas être que le seul outil du référendum. Franchement, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui dans l'abstention, l'éloignement, etc. Moi, je défends l'idée... du vote obligatoire avec comptabilisation des bulletins blancs pour dire aux gens que vous avez la possibilité d'exprimer. Vous devez exprimer pour pas que vous disiez que ceux qui sont aux responsabilités sont mal élus ou élus de manière quasi parfois même minoritaire quand on est sur des scrutins locaux. Donc à beaucoup d'endroits, nos concitoyens, à juste titre, ils veulent sortir du jupitérisme, de la verticalité et d'un mode de fonctionnement dans lequel il n'y a pas la possibilité de faire évoluer. en cours de mandat, au regard des engagements qui ont été pris sur des sujets essentiels. Et il y a plein de thématiques qu'on peut avoir, et il ne faut pas avoir peur du référendum. — À ce titre, à mon avis,
le prochain président, si on veut aller dans ce sens-là, aurait bien intérêt à baisser l'exigence de seuil pour les référendums d'initiatives citoyennes. Le choix d'aujourd'hui, c'est inaccessible. — Vous parlez du prochain
ou de la prochaine présidence comme si c'était un tapis de rose ou un tapis rouge vers la photo qui est derrière vous à l'Élysée. Mais en attendant, est-ce que... budget du sang et des larmes à vous faire réagir et vous tous les premières pistes que nous avons dévoilé en exclusivité sur bfm tv grâce au figaro certains retraités qui seront bien mis à contribution Impossible gel. Bruno Jeudy, Edwige Chevillon, je parle sous votre contrôle des APL pour les étudiants. Le gel du point d'indice des fonctionnaires. Déjà la CGT, on pouvait s'y attendre, promet une journée noire.
Elle était déjà prévue de toute façon. Ça c'est vous qui l
'avez dit. Mettez ça sur le compte de Bruno Jeudy s'il vous plaît. Que ce soit entendu et amplifié.
La baisse de la contribution à l'Europe, au budget européen. Alors ça je voudrais dire, parce que
pardonnez-moi. Quand certains partis de là, il faut aussi être juste et objectif. Quand le RN l'avait proposé, commencé à proposer, oh là là, Frexit, déguisé, masqué. Et quand c'est le gouvernement, le fait... Le maire l
'a dit sur votre plateau en début
de semaine. Oui, vous étiez là. Et quand c'est le gouvernement,
c'est la voie de la raison. Mais Sébastien Lecornu n'a qu'un seul interlocuteur dans ce budget, c'est le Rassemblement National. Et ce sera très intéressant de voir. C'est un travail journalistique intéressant, quand on aura réellement la copie du gouvernement, de voir la compatibilité avec le contre-budget de l'année dernière ou le contre-budget actuel du RN. De voir quels sont les points qui coïncident. À mon avis, il y en aura pas sur les fonctionnaires.
Je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup
de points communs. Ce qui compte là pour Marine Le Pen, c'est que ce budget, au fond, elle ne va pas dire qu'elle est pour. C'est qu'elle le laisse passer comme un signal qu'elle envoie vers d'autres cieux, notamment Bruxelles, pour dire que... Elle accepte un budget où il y a 54 milliards. Tout le monde fait comme si on
avançait tranquillement vers la présidentielle. Mais on montre depuis plusieurs jours ce qui est en train de se passer. Les mobilisations, le désespoir, la colère. Vous voyez sur le totem, sur les stations, ça va jusqu'à 3 euros. Qui aurait pu... On n'est pas encore à 3 euros. 2,99 euros, je l'ai vu à Mouja. Il reste un centimètre. Mais vous vous rendez compte du seuil délirant ? Qui aurait pu croire ? Qui aurait pu même prononcer ? vers 3 euros le litre.
C
'est énorme. Et vous, qu'est-ce
que vous faites en attendant ?
Depuis le début de l'année, le tarif de l'essence a augmenté d'environ 60 centimes et même plus s'agissant du diesel. Donc, un pays où l'usage de la voiture est indispensable pour... des millions de nos concitoyens pour le travail, pour faire ses cours. C'est heureux de l'entente, parce que
pardonnez-moi, je suis obligée d'intervenir. Parfois, le Parti socialiste, c'était les mobilités douces, tout ça, tout ça. Ça ne
veut rien dire, les mobilités douces. Ah ben j'en suis... Non, mais je veux le dire, ça ne veut rien dire. Là encore, ce n'est pas moi qui laisse une révolution. Mais M. Gage, vous êtes bien candidat à la primaire
socialiste. Oui, mais moi, je veux
tenir un discours de vérité. On ne peut pas avoir un discours qui s'adresse uniquement à une partie d'un électorat. qui vit dans le cœur des métropoles où il y a des transports en commun de qualité. Et c'est le cas, même s'il y a des difficultés sur le RERB qui dessert l'Essonne. Mais globalement, ce n'est pas la réalité de plein de gens qui vivent.
Ce n'est
pas la réalité de ceux pour qui les mobilités, pour le coup, c'est dur. Parce qu'il y a besoin de la voiture, il y a besoin de deux voitures dans le foyer et il y a besoin de faire des pleins d'essence. Et là, ça devient une alternative à la... Ils ont parlé à cette France du travail,
ils ont parlé à cette France de la bagnole, ils ont parlé à cette France des clopes et du diesel, comme on dit. Vous n'avez pas l'impression de l'avoir abandonné quand même ?
Mais si on est dans cette situation qui n'est pas la plus glorieuse, je suis lucide sur l'état dans lequel on est, si on est obligé d'organiser une primaire parce que les gens n'ont pas vu émerger une figure de cet espace de la gauche républicaine, si on est obligé de le faire, et tant mieux, avec des débats qui vont nous permettre de mettre en avant des propositions, c'est que oui, et ceux qui en sont responsables doivent se battre la coupe, et je m'inclus, puisque je suis un de ces responsables. politique, mais je prends mes responsabilités. Et je dis en effet qu'on ne peut pas tourner le dos aux classes populaires. On ne peut pas avoir un discours qui stigmatise, qui dit que vous devez vous adapter à la transition écologique et considérer que la gauche, elle préfère s'adresser. C'est en effet le rapport de 2011 de Terra Nova que certains d'ailleurs reprennent aujourd'hui. C'est assez marrant. C'est plutôt la stratégie de Jean-Luc Mélenchon de dire on s'adresse aux minorités, à certains quartiers, à certaines catégories de la population. On a... des choses qui lient les Français. Ce qui les lie, c'est le rapport au travail et un besoin de dignité. Et là, les politiques publiques ne répondent pas à ce besoin de dignité. On a un problème sur le carburant. On ne va pas le régler à chaud dans la crise, mais ce n'est pas normal en France que faire son plein consiste pour moitié à payer des impôts. Je le dis. Ce n'est pas normal. C'est une facilité et une paresse que les gouvernements de Groen...
Je suis d'accord. Je suis
absolument d'accord. Sauf que cet impôt sur la consommation, pour ceux qui font le plein, il pénalise ceux pour lesquels l'usage de la voiture est absolument indispensable. Et surtout, il se voit et il vient rogner immédiatement. Le pouvoir d'achat. Et donc, là, je ne vous dis pas qu'on va faire cette réforme, là, à chaud, dans le moment. Mais il faudra bien, le moment venu, de faire basculer. Pardonnez-moi,
reprenez la nafore. Vous, président, vous croyez que vous aurez plusieurs mois, là, si vous étiez au pouvoir ? On vous demanderait matin et midi et soir ce que vous allez faire. J'ai l'honnêteté de vous dire, Sonia
Mabrou, que quand je vous dis que le cœur de notre problème, c'est que quand vous faites votre plain, il y a 55% qui sont des impôts. C'est vrai. Et qu'il faudrait peut-être se rapprocher de la moyenne de pays européens, dans lequel c'est plutôt... 28, 33, 35%. Mais monsieur Gage, pourquoi les pays européens se permettent des baisses ? Il faudra le faire ailleurs. Mais dites-lui la vérité. Les socialistes
qui baissent les impôts. Vous, vous buvez du petit lait.
Évidemment qu'il faut compenser ailleurs. Évidemment qu'il y a besoin, et c'est la raison pour laquelle la proposition du RN démagogique, la proposition du RN qui dit on va baisser de 20%. à 5,5, etc. C'est très bien, ça coûte environ 20 milliards d'euros. Donc il faut qu'ils nous disent immédiatement où est-ce qu'il faut acheter.
Il a fait une liste à l'après-verre, mais moi ce qui m'intéresse, c'est vous comparez avec les autres pays européens. Mais pourquoi on ne dit pas que les autres pays européens ont fait tous les efforts avant nous ? Eux, le sang et les larmes, ils les ont eus. La calice, ils l'embûlent jusqu'à la lit. Et nous, la mère des réformes, on ne l'a pas faite. Comment dans cette situation, monsieur Getsch, vraiment vous pouvez promettre des jours meilleurs ?
C'est vraiment un cadeau pour le prochain président de la République et pour tous ceux qui seront aux responsabilités. Mais oui, je considère qu'il y a des choix collectifs qui doivent être faits dans une logique de compromis et de convergence dans lequel, un, il faut réformer notre modèle de protection sociale et le financement de la protection sociale. Ça ne peut pas être uniquement le travail et le seul travail qui finance la protection sociale. Ce n'est pas possible. Il faut donc diversifier avec François Hollande. Oui, la seule différence que je peux avoir avec François Hollande...
TVA sociale, l'augmentation de la CSG, vous êtes sur quoi ?
Alors, c'est quoi les ressources du financement de la sécurité sociale ? Vous savez, dans cette présidentielle, ça va être génial parce qu'on va parler de sujets sérieux et on va le faire stylo à la main. J'ai envie de le faire dans les débats sur les primaires. C'est les cotisations sociales payées par les entreprises. Ces dix dernières années, on a considérablement augmenté les exonérations de cotisations sociales. Certaines sont parfaitement utiles. Sur les 90 milliards d'exonérations de cotisations sociales, je vous assure qu'elles n'ont pas toutes une efficacité à 100%. Je vous prends un seul exemple. C'est une proposition de la CFDT, c'est des gens raisonnables. quand ils disent qu'il faut conditionner les exonérations de cotisations sociales au fait qu'on ne laisse pas les gens à un niveau de rémunération qui ne bouge pas. Et donc, proposition concrète, si votre salarié reste deux années ou trois années de suite au SMIC, que donc vous ne l'avez pas augmenté, alors vous ne bénéficiez pas du même montant d'exonérations de cotisations sociales. Donc d'abord, entreprises et des exonérations de cotisations sociales qui sont conditionnées. L'acteur qui doit financer la protection sociale, on en parle beaucoup, c'est de savoir est-ce qu'il faut solliciter les salariés. La réponse est non, puisque dans la période, ça baisse leur pouvoir d'achat du salaire. Troisième proposition, il faut mettre à contribution les hauts patrimoines qui ne financent pas la protection sociale aujourd'hui. C'est la proposition que nous avons formulée avec les socialistes d'une CSG spécifique sur les très hauts héritages, au-delà de 500 000 euros ou d'un million d'euros. Ça concerne à peine 10% des héritages. Et là où on a une extrême concentration. Troisième proposition, et vous allez voir que la quatrième, je vais... Non, attendez, vous n'allez pas me faire toute la liste, je vais vous interroger sur la question. Il faut que vous vous en
gardiez sous le pied pour la primaire.
Je commence le débat là. L'intelligence artificielle et la robotisation détruisent de l'emploi mais ne financent pas la protection sociale. Sam Hartmann, le patron lui-même d'OpenAI, dit « Nous avons un tel niveau de concentration de capital et de rente qu'il faut qu'à un moment on la rende sur le financement des modèles sociaux. » Donc oui, il faut une contribution.
Il
faut donc une contribution sur la valeur ajoutée. Et
j'ajoute un dernier point. Vous
allez
voir, je suis honnête et je prends le risque de le dire. les revenus des retraités qui sont à un niveau, pas parce qu'ils sont retraités, mais parce qu'ils sont à un niveau de contribution à l'effort collectif qui est inférieur à celui des salariés, à ce moment-là, il est légitime de poser la question, mais pas de les jeter eux en pâture en premier, et surtout en leur disant une chose, les ressources supplémentaires que vous allez dégager vont financer des besoins qui sont mal
satisfaits et qui vous concernent. – Victor Hérault vous applaudit, vous vous rendez compte, et Yves Tréard aussi. Bon, s'il vous plaît. – Par exemple, la perte d'autonomie et le
handicap. – Je ne le rate plus. – Oui, mais vous n'êtes pas
le seul, tant mieux. –
C'est un cocktail de mesures qui prendra la chose si pas, plutôt que le sang et les larmes.
– Vous parlez du cocktail, il est explosif en ce moment, parce que vous deviez être un peu plus sur la ligne de départ pour la primaire PS Place Publique. Qu'est-ce qui s'est passé autour de M. Philippe Brun ? Est-ce que vous lui apportez votre soutien ? Parce qu'on ne sait pas quels sont les tenants et aboutissants de cette affaire de violence. – Je ne sais pas ce
qui s'est passé, mais j'ai découvert hier matin… au moment où on devait enteriner les candidats sur le départ de la primaire, cette situation hallucinante. Je ne sais pas quel est le fond de l'affaire, mais je trouve dingue qu'un candidat qui était en capacité de pouvoir concourir et qui a des choses à dire, se retrouve écarté. Alors j'ai deux principes que moi je respecte, c'est croire la parole des victimes et la présomption d'innocence. Et là je trouve que c'est contradictoire. Parfois c'est contradictoire, Jérôme Gage. Oui, vous savez pourquoi ? Parce que vous dites d
'emblée « je crois à la parole des victimes » et après on verra la présomption d'innocence. Là, vous dites quoi pour M. Bras ? Est-ce qu'il a le droit de participer à la victime ? Le
point principal qui me heurte, c'est que dans une famille
politique,
la moindre des choses aurait consisté à décrocher son téléphone, la veille si la révélation venait de la veille, et dans les jours et semaines qui précédaient, puisque manifestement il y avait des alertes. primaire ? Est-ce que ça enlève de la légitimité ? Écoutez, je vous mettais dans cette situation, il faut que cette primaire soit une réussite et donc on va essayer d'y contribuer avec des idées du débat, des propositions du style, du tempérament et
de la verbe. Voilà, merci d'avoir été notre invité.