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Valls, monsieur Retailleau, tout le monde le sait, sont aux antipodes notre vision de ce que nous souhaitons pour la Corse. Et je ne pense pas que nous réussirons à les convaincre. Par contre, effectivement, François Bayrou, Laurent Remsamen, d'autres membres de ce gouvernement sont tout à fait ouverts à des évolutions importantes. Donc bien sûr, rien n'est acquis. C'est pour ça qu'au moment où je parle, comme il y a quelques semaines, et comme d'ailleurs au début du processus, je ne suis pas rassuré, je ne suis pas certain que nous aboutirons.
Mais je sais aussi que
notre responsabilité... La mienne et celle de toutes celles et tous ceux nationalistes, d'abord, mais également appartenant à d'autres forces politiques qui veulent un autre avenir. pour la course que celui de la logique de conflit, que celui du chaos, que celui de l'omnipotence de bande avec la perspective de dérive mafieuse, ou celui tout simplement de l'échec économique et social, il faut jouer cette carte à fond et il faut réussir. Vous connaissez que ce
désir de convergence, d'ouverture de consensus peut se reprendre 4 ans après avoir rompu un partenariat
? Excusez-moi, non, c'est pas moi qui ai rompu le partenariat. Ce n'est pas moi qui ai rompu le partenariat. Ce qui s'est passé, notamment entre 2018 et 2021,
pas du tout.
Je vous rappelle une fois encore que j'ai été le seul président du Conseil exécutif, étant largement majoritaire et sur la liste, et conduisant la force majoritaire de l'ancienne majorité, à accepter d'être minoritaire au sein de mon propre Conseil exécutif. Notamment pour que mes partenaires... prennent toute leur place et qu'ils soient respectés et associés pleinement. Et je l'ai fait en respectant le contrat que nous avions passé de 2015 à 2021.
Enfin, c'est vous qui avez décidé en 2021 de partir seul. Non, oui, j
'ai pris la décision dans la mesure où j'ai considéré qu'un certain nombre de comportements n'étaient pas compatibles avec l'engagement et les engagements que nous avions pris. entre nous et devant les Corses. Ensuite, j'ai assumé et les Corses ont validé cette démarche. Il est sain que la question du candidat à Bastia et ailleurs soit posée devant les militantes et devant les militants, devant celles et ceux qui nous ont soutenus, qu'elle soit également discutée avec celles et ceux qui ont été des partenaires depuis dix ans. Donc je pense que ce débat est en cours et qu'il sera transmis. Si Pierre Savelle
nous écoute ce soir, il ne va pas être rassuré, parce que vous dites qu'il est légitime parce que c'est le sortant, mais il va retenir, à mon avis, il va retenir le mais,
la transmission. Non mais écoutez, ce que je dis ici, je l'ai dit avec Pierre Savelle, avec lequel par ailleurs je suis ami, et je l'ai dit également ami en dehors de la politique. dans la politique. Et je l'ai dit également devant les élus Bastia. On sait très bien qu'il y a un débat aujourd'hui à Bastia et ailleurs. Ce débat, nous allons le poser et le
trancher démocratique. 50 millions d'euros de continuité territoriale. On n'avait aucune certitude avec le précédent gouvernement. Vous en avez plus aujourd'hui ?
Non, je n'ai pas eu d'engagement clair ni du gouvernement de M. Barnier. pourtant sollicité à plusieurs reprises, avec Mme Vautrin qui était très engagée sur les dossiers, y compris les dossiers ne relevant pas la révision constitutionnelle. Jusqu'au tout dernier moment du débat parlementaire sur le budget, je n'ai eu aucune réponse claire, ni sur le principe d'un abondement de la dotation de continuité territoriale, ni sur le montant d'un éventuel abondement, ni sur la pérennisation de cet abondement. Donc ça fait beaucoup d'inconnus et ce d'autant mieux que mécaniquement, on le sait, ce besoin de 50 millions d'euros conditionne la continuité du service public et le respect des contrats de délégation du service public. Et deuxièmement, l'équilibre budgétaire global de la collectivité de Corse. Donc ça fait partie, bien évidemment, des urgences absolues de l'instant.
Le deuxième sujet, c'est cette augmentation de la taxe des transports qui était prévue dans le précédent budget. Mme Autrin avait dit que la Corse ne serait pas concernée. Là aussi, confirmation ? Vous n'avez rien avancé pour qu'il change ce modèle. C'est toujours le modèle BTP tourisme. Excusez
-moi, je ne suis pas d'accord quand vous dites que vous n'avez rien avancé. Nous, nous nous sommes battus jour et nuit dans tous les domaines et nous avons, sinon gagné, en tout cas empêché que l'irréversible s'y devienne. y compris avec des moyens budgétaires et juridiques très faibles. est souvent insuffisant et avec un État qui... Encore vous avez
changé concrètement le modèle économique de la Corse. Mais
on n'a pas encore changé le modèle économique de la Corse. Mais vous pensez qu'on peut le changer d'un trait de plume ? Non mais quels sont les éléments qui ont commencé à le
changer ? Quels sont les éléments que vous avez mis en place pour commencer à le changer ? Par exemple sur la DSP, je reviens à DSP, c'est pas une obsession, mais 7 ports et 4 aéroports pour un territoire de 8700 km², ça ne vous paraît pas avérant ? Parce que la plupart sont subventionnés par la continuité territoriale. D
'accord. Donc qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous voulez fermer le port de Propréal voulez fermer l'aéroport de Calvi ? Non, il n'y a pas le progrès que nous souhaitons. On n'est pas allé vers un bilinguisme réel. Par contre, si vous regardez les indicateurs statistiques...
Le symptôme étant ce panneau d'indication routière qui a été fait d'erreur.
Oui, il y avait une erreur. Plusieurs. Il y a eu des erreurs.
Non, non, mais bien sûr, ce n'est pas important, mais c'est symptomatique. Qui ont donné lieu à des
critiques sur les réseaux sociaux et qui ont donné lieu, bien sûr, à une colère, y compris de ma part. Mais je veux dire, on a augmenté, on a doublé les crédits, y compris dans le nouveau contrat de plan État-région. Donc les efforts budgétaires, ils sont considérables. On soutient, y compris, quelquefois, contre la légalité, Scola-Gors pour... que Scolagors et son enseignement immersif jouent le rôle d'aiguillon pour que l'immersion soit généralisée dans l'ensemble du système public. On accompagne les formations, on fait des efforts qui ont doublé et triplé pour la diffusion sociétale de la langue corse. Et on va faire encore plus et encore mieux. Mais si on n'avait pas fait tout ça, on en serait où aujourd'hui ? Depuis quatre ans, je discute avec l'État. pour réussir à avoir 200 ou 250 millions d'euros pour les infrastructures de base. Et quand on a eu un PTIC qui a été annoncé en 2018, on l'est en 2025, le PTIC, il n'est pas débloqué. Et il y a eu la moitié du PTIC qui a été affectée dans un tête-à-tête avec les communes, vous le savez, dans des opérations importantes pour les communes, mais qui n'ont aucun caractère stratégique. Donc moi, je dis, ça fait partie des discussions qu'on va avoir. Trop facile de venir me dire « Vous financez pas la déviation d'Olmé et toi ». On a besoin de la déviation d'Omiette. Vous ne financez pas la déviation de Venaco. On a besoin de la déviation de Venaco. Vous ne financez pas la déviation de Tzontz à Sainte-Licite-Portovic. On a besoin de la déviation. Indépendamment des difficultés juridiques et techniques, ces trois opérations, c'est la totalité du PTIC affecté à la collectivité de Corse. Sur lequel on n'avait pas prise.
Sur lequel on n'a pas
de prise puisque c'est l'État qui décide. C'est de bonne politique, et pour les journalistes et pour l'opposition. Mais si vous voulez qu'on règle ces problèmes, il faut qu'on se mette autour de la table et que le bras de fer politique, on le construise ensemble. Parce qu'il y aurait eu n'importe qui à la place de Gilles Simeone. Cette équation-là, dans les données actuelles, elle n'est pas solide.
L'emprise mafieuse sur les décideurs continue. Vous aviez fait état vous-même de pression il y a un an ou deux. Est-ce que ça continue ? êtes encore victime de pression, vous
? Je ne dis pas que je suis victime de pression. Je dis qu'il y a des pressions, bien sûr, et bien évidemment qu'il y a des pressions également sur les décisions. La collectivité de Corse est le premier donneur d'ordre. en termes de marché public. C'est le premier décideur, y compris dans des secteurs qui sont des secteurs à fort enjeu économique et financier. Donc oui, il y a des pressions, et c'est la raison pour laquelle, au-delà de ma personne, il faut construire un système et une société qui donnent les garanties de la démocratie, les garanties de la démocratie et du fonctionnement démocratique. C'est pas seulement l'absence de violence apparente. La violence et l'emprise mafieuse, elle ne se traduit pas seulement dans les statistiques, qui malheureusement souvent sont catastrophiques en Corse, mais en Sicile ou ailleurs, il y a pu y avoir des périodes où la mafia était très présente et très influente, y compris avec des taux de criminalité très bas. Donc c'est un travail de longue haleine, et c'est un travail qui fait que je continue de placer la démocratie au cœur du projet que je souhaite proposer au cours.
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