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Monsieur le Président. Monsieur le Premier Ministre, je veux d'abord vous adresser mes félicitations républicaines pour votre réélection à la mairie du Havre. Mais, vous conviendrez, parce qu'il y a un mais, vous conviendrez avec moi que l'arbre ne peut pas cacher la forêt. Jamais, non, jamais un président de la République n'avait subi un tel revers lors d'élections municipales. Même.
Laissez Monsieur Faure continuer. S'il vous plaît, Monsieur Faure à la parole. Allez-y, chers collègues. S'il vous plaît, continuez, chers collègues.
Même la clarification opérée au second tour, je veux parler de vos alliances avec la droite, même cela n'a pas permis d'endiguer la victoire du bloc social et écologique. Alors, qu'allez-vous faire de cette défaite ? Les couloirs bruissent, mais c'est moins un remaniement gouvernemental que les Français attendent qu'un remaniement de la politique que vous conduisez. L'acte 2 devait être plus social. On a eu les réformes de l'assurance chômage et des retraites. L'acte 3 devait être écologique. Mais déjà, la course de lenteur est engagée avec les propositions de la Convention citoyenne sur le climat. Il y a cependant un point sur lequel nous pouvions être d'accord. Donner plus de pouvoir et de moyens aux collectivités locales. Mais cela ne peut pas être au prix d'un chantage et d'un tripatouillage électoral. Moyens nouveaux contre report de l'élection régionale. La démocratie ne se marchande pas sur ce principe républicain-là, au moins. J'aimerais être certain que nous partageons la même vision, monsieur le Premier ministre. Alors je vous pose cette question très simple. Est-il dans vos intentions de chef du gouvernement de reporter les élections régionales
Merci Monsieur le Président. Monsieur le Premier Ministre, le groupe socialiste et apparenté salue les travaux remarquables des 150 citoyens tirés au sort sur un panel de 255 000 membres et engagés dans la Convention citoyenne pour le climat qui confirme l'urgence de changer de modèle. Lundi, le Président de la République s'est dit ouvert. à ouvrir une discussion sans filtre sur 146 des 149 propositions issues de ces travaux. L'efficacité de la convention citoyenne et les annonces du président de la République suscitent donc un espoir. Cependant, nous ne pouvons que constater qu'un grand nombre de ces propositions ont déjà été portées par notre groupe depuis 2017. Grand plan de rénovation énergétique avec la prime pour le climat, augmentation de la part du bio dans les restaurants scolaires, renégociation des traités commerciaux, reconnaissance du crime d'écocide. l'éco-conditionnalité des aides, l'encadrement de la publicité des produits alimentaires malsains et j'en passe, que nous avions d'ailleurs présenté aux membres de la convention citoyenne en janvier dernier. Notre plan de relance pour un rebond économique, social et écologique totalement financé, présenté le 9 juin, reprend d'ailleurs ses nombreuses idées et propose de faire des collectivités territoriales les chefs d'orchestre de la lutte pour la transition énergétique. Mais depuis 2017, toutes nos propositions, en phase avec les aspirations des Français, vous les avez rejetées. Je comprends donc qu'il est plus facile d'accepter de bonnes idées lorsqu'elles viennent des citoyens elles émanent de votre opposition. Mais que de temps perdu alors que l'urgence climatique s'impose chaque jour un peu plus. Les 150 citoyens vous démontrent que la société est prête. Les résultats du scrutin de dimanche dernier et la percée d'un bloc social-écologique vous prouvent que les collectivités sont prêtes. Les parlementaires eux aussi sont prêts et vous le disent par leurs propositions. Alors vous avez l'occasion de donner les premiers signes lors de l'examen du PLFR 3 en acceptant nos propositions visant à financer ces mesures. Monsieur le Premier ministre, le
20 avril dernier, Benjamin Netanyahou et Benny Gantz ont signé un accord de gouvernement d'urgence nationale. Celui-ci prévoit l'annexion de la vallée du Jourdain, le grenier à blé de la Cisjordanie qui représente 30% des territoires palestiniens. Cette décision prise avec l'aval de l'administration américaine est inacceptable, dangereuse et illégale. Des intellectuels, des associations, des citoyens du monde entier se sont exprimés, révoltés par cette annonce qui nie le droit international et bafoue celui des Palestiniens. La communauté internationale hors Etats-Unis s'élève contre cette négation de l'état de Palestine et évoque les risques en matière de paix dans la région. Le ministre des Affaires étrangères a eu des mots forts. Notre représentant aux Nations Unies aussi. L'Union européenne, le secrétaire général des Nations Unies, la Ligue arabe, de nombreux pays européens se sont élevés contre ce plan et menacent Israël de mesures en retour. Mais les mots ne suffisent plus. Des actes forts doivent être posés. Nous avons été nombreux, 120 parlementaires de toute sensibilité, à signer un courrier au président de la République. afin d'avoir une réponse forte de la France et de l'Europe. Nous y appelons à des sanctions immédiates en cas d'annexion. Nous y appelons à une reconnaissance conjointe par les 27 membres de l'Union européenne de l'Etat de Palestine. Et à défaut, cette reconnaissance doit pouvoir se faire de manière unilatérale par la France. Monsieur le Premier ministre, quelles actions concrètes la France et l'Europe vont-elles mettre en place pour empêcher dès demain la mise en œuvre du plan Gantz-Netanyahou-Trump et sauver la solution à deux États avec un État de Palestine
Et de droite, et de gauche. C'était le mantra du candidat Macron en 2017. Le candidat devenu président, les Français ont vite constaté qu'en réalité, votre gouvernement s'inspirait plutôt du « ni de gauche, ni de gauche » jusqu'au deuxième tour des élections municipales, où clairement c'était « et de droite, et de droite ». Tout ça a pu sembler un peu confus aux Français. Tout ça peut sembler un peu confus aux Français, mais en revanche, le message qui vous a été envoyé dimanche dernier est assez clair. C'est ni en marche, ni en marche. Car même si les élections intermédiaires sont souvent difficiles pour les gouvernements en place, celles de 2020 sont une cuvée assez spectaculaire. A quelques exceptions près, et pas des moins, déjà en profitent, monsieur le Premier ministre, pour saluer de manière républicaine votre élection au Havre, d'autant plus que la dimension personnelle de cette élection est probablement importante. Donc, à quelques exceptions près, la majorité ne conquiert aucune ville importante, et même, et même... perd des villes qu'elle avait obtenues auparavant grâce à des transfuges, souvent d'ailleurs de nos propres rangs. Je pense à Lyon, je pense à Besançon, je pense à Strasbourg et même dans mon département c'est arrivé. Et sans parler bien sûr des échecs de vos ministres qui comptaient bien faire main basse sur la ville de Paris et qui, chacun le sait, ont eux aussi échoué. Et le taux d'abstention inédit malgré vos promesses de réconcilier les Français et la démocratie ne relativise pas pour autant la clarté du message qui a été adressé au président de la République et à sa majorité. Monsieur le Premier ministre, en campagne au Havre, vous avez dit au Havret que vous reviendriez en 2022. Ma question est simple, souhaitez-vous continuer à diriger la France et avec quelle orientation politique ?
question s'adresse à monsieur le Premier ministre. Le président de la République recevait lundi les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat. Notre groupe tient à saluer la qualité des travaux menés par ce panel de citoyens qui se sont engagés en faveur d'une transition écologique ambitieuse pour notre pays. Le chef de l'État a indiqué reprendre 146 des 149 propositions formulées en voulant, je cite, les transmettre sans filtre au Parlement pour ce qui relève de la loi. Un texte multimesure est ainsi annoncé pour la rentrée. Nous aurions besoin d'éclaircissement sur ce point et surtout de l'assurance qu'il sera bien accompagné des financements nécessaires sur le court terme et pas seulement dans un cadre pluriannuel. Sur le sujet par exemple de l'agriculture et de l'alimentation durable, qui me tient particulièrement à cœur, les enjeux économiques sont en effet indissociables des enjeux environnementaux. Il faut renforcer la lutte contre les inégalités sociales face à l'alimentation et les agriculteurs doivent être accompagnés dans la transition agroécologique en termes d'aide financière mais aussi de formation. Sans un engagement résolu de l'Etat en la matière, les propositions formulées risquent sinon de rester lettre morte. Il faut maintenir des usines partout sur le territoire, ne pas concentrer celles-ci dans les métropoles les mieux desservies. Je cite le président de la République le 29 juin lors de la Convention citoyenne. Parallèlement ou en même temps, à Morlaix, dans le Finistère, Air France Hop informe de la fermeture du site de maintenance aéronautique de 276 emplois. Monsieur le Premier ministre, comment pouvez-vous agir, et il est encore temps, pour éviter un tel désastre dans des territoires en difficulté et être véritablement en cohérence avec les engagements de la Convention citoyenne ? Je vous remercie.
salue cette première prise de parole dans notre hémicycle.
Monsieur le Président. Ma question s'adresse à Monsieur le ministre des Solidarités et de la Santé. Monsieur le ministre, en 2003, le pays mesurait la part, le poids et la gravité de l'isolement dans la surmortalité de nos anciens. Il y eut un plan canicule. En 2020, la pandémie induit des mesures drastiques de sécurité sanitaire. Nos aînés sont, où qu'ils soient, isolés et je dirais même mis sous cloche. Il était impératif de les protéger comme les soignants d'un virus pernicieux. Mais convenait-il de le faire au détriment de toute humanité, au point d'oublier les enseignements de 2003 ? Dans les structures médico-sociales, dès le 7 mars, il n'y a plus ni visites, ni journaux, ni livres, ni animations partagées, ni repas en commun, la kiné réduite, les vêtements personnels parfois ôtés. Reste le téléphone, pour qui n'est pas sourd, et Skype, s'il est du personnel, pour assurer les liaisons. En ville, l'aide à domicile se centre sur les plus dépendants. Pour les autres, la solitude devient abandon. Plus d'aide ménagère, de visite, de kiné, les accueils de jour sont fermés, tout s'arrête, les repas sont déposés sur le seuil de la porte. Tous les personnels ont fait le maximum pour que, en l'absence des familles, nos anciens soient entourés. Sans protection d'abord, car oublié du système, et sans les nécessaires renforts de personnel. Le coût humain est lourd. Privé sans le comprendre de la présence de leurs proches, certains se sont laissés mourir de chagrin et d'ennui. D'autres ont des pertes irréversibles d'autonomie, perte de la motricité faute d'entraînement physique, de la mémoire faute de repères et de stimulation. De vieux couples ont attendu trois mois pour se voir. Des familles ont eu la douleur d'enterrer leur mort à la sauvette sans un dernier regard. Monsieur le ministre, envisagez-vous d'établir pour l'avenir un plan pandémie qui prenne mieux en compte les aînés et leurs proches ? Je vous remercie.
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