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La parole est à madame Valérie Lacroote.
Merci monsieur le Président, mes chers collègues, monsieur le Premier ministre. C'est non sans une certaine émotion que je m'adresse à vous pour la dernière fois après avoir été élue maire de la très jolie ville de Nemours. Huit années assiégées. 8 années à siéger sur les bancs de l'opposition, à défendre sans beaucoup de succès, il faut le dire, des amendements jusqu'à point d'heure, à écouter les réponses des ministres dictées par la haute administration, à porter des dossiers de la circonscription dont certains n'ont toujours pas abouti. Je pense à la reconstruction du commissariat de Fontainebleau qui attend encore un engagement concret du ministre de l'Intérieur. Ce qui m'amène une nouvelle fois... au nom du groupe Les Républicains a adressé notre plein soutien aux forces de l'ordre. Pour ce bilan... Pour ce bilan peut-être modeste, j'ai la conviction d'avoir défendu les Sénémarnais avec force et détermination. Cette introspection, le président de la République devrait également se l'appliquer. Car dimanche, nous avons assisté à un véritable satisfait site d'un président, déjà en campagne pour 2022, qui fait table rase des ratés de la crise. Manque de masques ! Manque de tests, abandon de nos aînés dans les EHPAD, incohérence territoriale dans les décisions, des protocoles sanitaires inapplicables. La situation économique du pays est dramatique. Le président de la République multiplie désormais les annonces alors qu'il faisait encore la sourde oreille sur les difficultés majeures que rencontrait le personnel soignant bien avant la crise sanitaire. Les négociations traînent et les soignants sont une nouvelle fois dans la rue. Le déni est tel que le président de la République ose même le chantage auprès des présidents de région. Des aides financières contre le report des élections régionales. Jusqu'où ira-t-on ? Alors, monsieur le Premier ministre, vous qui avez siégé sur les bancs de la droite et même à mes côtés, pensez-vous que ce nouveau monde est vraiment à la hauteur des enjeux colossaux de notre pays ?
Merci, chers collègues. Toutes nos félicitations pour votre brillante élection et tous nos voeux de succès à la tête de la commune de Nemours. La parole est à monsieur le Premier ministre. Monsieur
le Président, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée, permettez-moi... pour commencer à vous répondre, de vous féliciter pour votre élection municipale à Lemour. Vous félicitez chaleureusement pour cette dernière question que vous posez dans cet hémicycle. Vous l'avez rappelé, Madame la députée, nous avons, lors de notre première séance dans cet hémicycle, siégé côte à côte, un peu plus haut, là, au fond. Et je veux dire, Madame la députée, que quels que soient les choix que vous et moi avons faits et que vous et moi assumons, j'ai un souvenir ému et beaucoup d'affection et de respect pour vous. Vous avez dans votre question, Madame la députée... J'ai quand même le droit de dire à Madame la députée... que pendant cinq ans, nous avons siégé ensemble et que j'en conserve un excellent souvenir. Vous avez évoqué, Madame la députée, la situation locale, mais importante, du commissariat de Fontainebleau. Vous l'avez évoqué avec moi. Le maire de Fontainebleau, Frédéric Valtoul, a également évoqué avec moi. C'est un sujet que le ministre de l'Intérieur suit avec attention. Et j'espère, parce que comme vous, je suis impatient, que nous pourrons trouver la bonne solution. Vous avez profité de cette question locale importante pour formuler votre soutien aux forces de l'ordre. Je crois, Madame la députée, et d'une certaine façon, je m'en réjouis, même si je n'en suis pas surpris, que tous ici, sur les bancs de l'Assemblée nationale, quels que soient nos choix politiques, Nous pouvons aujourd'hui, parce que la situation est difficile, parce que nous avons vu dans certaines villes de France, je pense évidemment à Nice et à Dijon, des images insupportables. Ce ne sont pas les images qui sont insupportables, c'est la réalité qui est insupportable. Nous avons vu le rôle éminent, une fois de plus, des forces de l'ordre. Forces de l'ordre que nous soutenons tous et dont nous nous disons, mesdames et messieurs les députés, qu'elles seraient dans les circonstances actuelles singulièrement démunies si elles étaient désarmées. Singulièrement démunies si elles étaient désarmées, ce qui est une idée baroque qui finalement ne peut pas prospérer, nous le savons. Alors madame la députée, vous formulez des critiques vives sur l'intervention du président de la République et je dois dire que sur ce sujet, nous ne sommes pas d'accord. Nous ne sommes pas d'accord. Car vous faites de la France, vous faites de la réponse publique, vous dressez de la réponse publique qui a été apportée à la crise sanitaire et aux conséquences économiques de la crise sanitaire, un tableau très noir. Je veux vous dire, Madame la députée, que personne ici n'a jamais nié la difficulté de la situation. Que personne dans le pays ne nie la difficulté de la situation. Et que j'entends, comme vous l'entendez sans doute, même si vous ne le dites pas à l'Assemblée, mais je suis sûr qu'à Nemours ou à Fontainebleau, on vous le dit, que les commerçants de France, les restaurateurs de France... L'ensemble de ceux qui ont subi les effets de la crise sanitaire savent que la réponse de l'Etat, le versement des aides, la prise en compte par le chômage partiel dans des conditions remarquables a été à la hauteur des enjeux. Je suis sûr, Madame la députée, qu'ils vous le disent. Je suis sûr qu'ils vous le disent. Je suis certain qu'ils vous le disent. Ils ont raison de vous le dire. Ils ont raison de le dire. Et au fond, nous devrions en être fiers car sur ce point, la réponse a été remarquable. Pour le reste, que vous ne partagiez pas ni le constat ni la stratégie formulée par le président de la République, je n'en suis pas surpris. Ce que je sais, c'est que la situation telle que nous la vivons exige des transformations majeures et pas un apaisement quelconque. Exige que nous puissions faire face aux dangers qui nous menacent à l'extérieur. à l'intérieur, exige que nous puissions faire preuve d'une plus grande solidarité vis-à-vis des plus vulnérables, exige que nous réorientons notre production et notre consommation vers des axes qui sont compatibles avec la transition écologique. Tout cela, le président de la République l'a dit, tout cela, il faudra le faire.
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