Chargement...
Chargement...

Budget, carburant, pouvoir d'achat, le PS veut s'imposer dans la bataille des idées et des solutions pour les Français, mais se retrouve un peu empêtrée dans une bataille interne, une primaire où les invectives entre candidats font plus parler que les projets. Bonjour Boris Vallaud. Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invité, député d'élan, président du groupe socialiste à l'Assemblée. Vous soutenez-vous, Raphaël Luxman, dans cette primaire de la gauche. Interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Fabrice Vesserudon du groupe Ebra. Bonjour Fabrice.
Bonjour Yann, bonjour Boris Vallaud. Bonjour.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
commence par la prise. Les socialistes en pleine primaire avec pour ambition initiale d'avoir un débat d'idées, d'avoir un débat projet contre projet. Et vous vous retrouvez avec des invectives entre candidats, avec Ségolène Royal qui qualifie Raphaël Glucksmann de stagiaire. Elle n'est quand même pas très bien partie cette primaire.
Écoutez, c'est la façon dont Ségolène Royal l'envisage, qui est mal parti. Pour ce qui concerne Raphaël Glucksmann, il est sur le débat d'idées, sur les réponses à apporter aux Français dans un moment difficile, avec des vies difficiles. Moi, je suis évidemment à la fois peiné, consterné du ton. que prend cette primaire. C'est pas l'idée que je me fais du débat démocratique. C'est pas l'idée que je me fais des relations entre camarades socialistes. C'est pas l'idée que je me fais de la gauche et de la nécessité d'apporter des réponses aux préoccupations des Françaises et des Français. Donc il faut que ça cesse parce qu'à la fin de cette désignation militante, nous devrons avoir une ou un candidat et puis quatre soutiens et pas cinq... 5 ennemis, 5 aigris, qui ensuite feraient rester les mains dans les poches que de faire campagne. Vous de l'en voulez à Ségolène Royal ? Nous mobiliser et que chacun se reprenne, et en particulier, puisque vous l'avez mentionné, Ségolène Royal.
Vous de l'en voulez à Ségolène Royal, ce mot, pour vous c'est un mot malheureux, c'est quoi ? Ah
non, non, tout ça, et je pense penser, calculer. C'est ce qui le rend d'autant plus à la fois inacceptable et dérisoire. Mais je ne veux pas perdre trop de temps dans cette émission sur ce sujet. – Non,
c'est vrai, mais je comprends que vous ne voulez pas personnaliser ces polémiques. Néanmoins, ça pose une question sur ce qu'on appelle la bordélisation de la campagne, dont elle est un peu accusée, Ségolène Royal. Vous pensez que c'est un objectif de bordéliser cette campagne
Écoutez, je pense qu'elle a suffisamment d'expérience, elle l'a d'ailleurs souligné pour savoir. que les mots prononcés ont une portée et ont des conséquences. Maintenant, j'en appelle au débat d'idées, à la nécessité de répondre aux préoccupations des Françaises et des Français. Et c'est la seule chose qui m'importe. Mais est-ce qu'au final,
cette primaire, elle ne va pas plus abîmer les socialistes que de lancer votre candidat à la présidentielle ?
Mais ça dépend des socialistes eux-mêmes. C'est la raison pour laquelle je dis, place aux idées. place aux réponses que nous voulons apporter aux Françaises et aux Français dans un moment qui est un moment difficile. J'imagine qu'on va parler parce qu'au fond, c'est ça qui intéresse les Français, c'est ça qui m'intéresse. Tout le reste est ridicule, dérisoire.
On va évidemment parler. C'est un piège, cette primaire, pour Raphaël Luxman. Est-ce que vous avez l'impression qu'il est tombé dans un piège
? Non, pourquoi ? – Parce qu'il est quand même donné favori des sondages.
Au final, il se retrouve dans une primaire où il se fait insulter, c'est un peu fort, mais il se fait vivement
critiquer. – Mais par ailleurs où il défend des idées, où il parle de la vie des Françaises et des Français. une primaire dans laquelle il va au contact. Il se déplace partout en France. C'est le candidat des usines. Il est préoccupé, comme moi, qui est ensuite élu par cette France rurale, des sous-préfectures, qui ont le sentiment d'un pouvoir éloigné, qui ne les connaît pas et qui souvent les méprise. En tout cas, c'est comme ça qu'ils l'ont vécu depuis 10 ans. Donc Raphaël Luxman est à sa place quand il est combat pour les Françaises et les Français.
Vous êtes président de groupe à l'Assemblée. Vous aviez un projet, un concept de démarchandisation que vous aviez réussi à imposer dans le débat public. Pourquoi vous n'y êtes pas allé pour le porter
Vous savez, quand on est un responsable politique dans un moment grave, avec la menace de l'extrême droite, avec une situation internationale extrêmement préoccupante qui peut à tout moment déraper... avec des vies difficiles pour lesquelles les Français souffrent en silence. Et ce n'est pas parce que c'est en silence qu'ils ne souffrent pas. Les responsables politiques doivent se demander à quelle place ils sont le plus utiles dans les grands combats à venir. Bien moi, ma place a été aux côtés de celui qui est le mieux préparé, qui est le mieux positionné. qui a conduit deux campagnes, deux campagnes nationales. Il a été le candidat des socialistes. Il est lui-même socialiste puisqu'il est membre du Parti Socialiste Européen. Ma place, elle est avec les idées qui sont les miennes, avec la démarchandisation que Raphaël Glucksmann a reprise à son compte, démarchandisation des EHPAD, c'est le modèle landais, démarchandisation des crèches, on pourrait ajouter la politique publique de l'eau, comme à Paris ou encore dans les Landes. Je crois que je suis utile aussi en venant de là où je viens, un département rural. Un département qui a eu à subir cet été les conséquences les plus dramatiques de la canicule. Les incendies, la crise agricole, la sécheresse, la remise en cause d'un modèle économique, agricole, qu'il nous faut évidemment envisager avec sérieux pour donner aux agriculteurs, par exemple, des perspectives. Donc ma place, mon poste de combat, il est de ton côté de celui qui peut gagner cette place. On a quand même pensé un temps que vous y riez. – Vous seriez vous-même comme
d'hab. – Mais là, vous avez la réponse. – Non, mais absolument, absolument. On a la réponse. – Vous avez des remèdes. – Moi, vous avez annoncé votre soutien à Raphaël Knuxman. Vous êtes patron des députés socialistes. On aurait pu penser qu'en interne au Parti socialiste, il y aurait quand même de la ressource de s'en aller chercher le leader de place publique. –
Mais je l'aurais espéré aussi. je suis obligé de faire avec vous le constat qu'aucun socialiste ne s'est imposé. Après 10 ans dans l'opposition. Et c'est vrai même du premier secrétaire. Mais
ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le PS a plus cette capacité à produire un bon candidat issu de ses rangs pour la présidentielle ? Je crois
d'abord que nous avons une famille socialiste élargie. que le croc-croc vieillement sur le huis clos de nos partis n'est pas la réponse à la question. Vous me parlez de Raphaël Guzman. Vous savez, François Mitterrand, en 1965, n'était pas à la SFIO. Il était socialiste. Il était le candidat des socialistes. Et moi, j'ai la conviction Raphaël Guzman peut être le candidat non seulement de cette famille à laquelle... appartient aussi, vous le savez, Emmanuel Morel puisqu'il participe à cette primaire. D'autres aussi puisque c'est un moment aussi de refondation d'un espace politique à gauche, social, écologique, humaniste, démocratique qui doit être capable en réalité d'une transformation radicale d'une société qui a donné à voir toutes ses limites. Le monde est un colosse au pied d'argile. Nous sommes dans une société invivable du fait des inégalités et inhabitable du fait du réchauffement climatique. Eh bien, c'est de ça qu'il faut se saisir. pour permettre aux Françaises et aux Français de vivre mieux, de vivre dignement de leur travail.
– Boris Vallaud, vous êtes président de groupe, il y a encore des batailles à mener au Parlement, à commencer par la bataille du budget. Juste avant de rentrer dans le détail du budget, dans votre groupe, il y a deux candidats, Olivier Faure, Jérôme Gued. Il y a un possible candidat, François Hollande. Comment vous faites pour maintenir l'unité du groupe dans cette période ? Et est-ce que ça va avoir des conséquences sur l'examen du budget pour les socialistes ?
– Vous savez, on maintient l'unité du groupe dans le débat permanent. dans la démocratie interne. Chacune et chacun peut donner son point de vue, son opinion, apporter une idée nouvelle ou une contradiction, dire ces désaccords. Et à la fin, on tranche. Et on se tranche évidemment à ce qui devient la position de groupe. Chacune et chacun, candidat ou pas. à la parfaite conscience de la nécessité d'un groupe uni et engagé dans la bataille au service des Françaises et des Français. Donc ça n'aura pas de conséquences sur
l'examen du budget
? Nous ne perdons jamais de vue dans le groupe socialiste, ni les raisons de nous battre, ni les hommes et les femmes pour lesquelles nous nous battons.
Alors vous avez vu les premières pistes du budget, j'imagine que vous avez vu avec attention l'interview de Sébastien Lecornu, 54 milliards d'économies annoncées. Est-ce que votre groupe est prêt à discuter ou est-ce que c'est censure directe
Vous savez, la question qui se pose, c'est... Au fond, est-ce que Sébastien Lecornu lui-même est au rendez-vous des compromis auxquels il nous a appelés dans un courrier cet été, auxquels il a appelé l'ensemble des parlementaires dans un courrier cet été ? Mais je vois qu'il pose sur la table quelque chose qui ressemble à un budget qui a une provocation, provocation politique, mais une provocation pour les Françaises et les Français. Je reviens sur l'idée du compromis, mais quel compromis propose-t-il aux Français ? De choisir entre s'habiller et se chauffer à la veille de l'hiver et au moment où explose le prix des carburants ? Que propose-t-il ? D'abord choisir entre les loisirs pour ses enfants le samedi ou les laisser devant la télévision ? Le compromis qu'il propose aux jeunes travailleurs, c'est de garder leur appart ou de revenir chez leurs parents ? de choisir, quand on fait ses courses au supermarché, de manger de la viande ou des pâtes premier prix. Non, je pense que... Lui, il propose des
efforts immédiats pour ne pas avoir à faire des sacrifices plus tard. Il propose
toujours le même, donc il propose des sacrifices maintenant à ceux qui en ont déjà fait beaucoup, qui ont fait beaucoup d'efforts. Vous savez, c'est les Françaises et les Français qui travaillent, qui travaillent beaucoup, mais pour lesquels, les fins du mois, c'est de plus en plus tôt, qui est à la caisse du supermarché face à un caddie vide. regardent l'addition et se disent c'est pas possible, j'ai presque rien pris. C'est des gens qui passent leur temps à faire des arbitrages à la défaveur de leurs enfants, à la défaveur de leur qualité de vie, à la défaveur de leur bien-être. Et ça c'est insupportable. Quand je regarde les propositions du Premier ministre, et j'attends qu'il les pose sur le bureau de l'Assemblée, il a encore dix jours. pour ajuster sa copie. Il a 10 jours pour regarder les propositions que nous formulons. Et je voudrais qu'on puisse en parler dans un instant. Mais quand vous prétendez faire 54 milliards d'économies, sans mettre à contribution les plus riches, sans mettre à contribution les multinationales, sans mettre à contribution les gros héritages, et en demandant aux retraités, aux classes populaires, aux classes moyennes, des efforts auxquels ils ont déjà consentis toutes ces années passées... Eh bien, en réalité, vous ne redressez rien du tout. Vous créez de la désespérance, vous provoquez de la colère et puis, par ailleurs, vous abîmez le pays parce que ces 54 milliards, en réalité, vont nous coûter un point de croissance là où les perspectives ne sont même pas à plus 1. Ça veut dire qu'en réalité, nous allons créer de la récession. Monsieur Lecornu nous propose de nous enfoncer dans la crise. Ça n'est pas de cette manière-là que nous redressons les comptes. Donc, pour être clair, à l'heure actuelle, il n'y a pas de... C'est un budget qui ne dit rien des urgences, rien des urgences sociales, rien des urgences environnementales, après un été brûlant qui appelle une grande politique d'adaptation au changement climatique. Après la désindustrialisation, nous nous faisons les frais chaque jour. Il nous faudra une politique industrielle extrêmement importante pour défendre notre souveraineté, pour créer de la croissance, pour créer des emplois, pour être à nouveau libre. Or, les pays qui ne produisent pas... Ce sont des pays qui sont dans la main de ceux qui produisent et nous ne voulons pas être dans la main des Russes, nous ne voulons pas être dans la main des Chinois, nous ne voulons pas être dans la main des Américains ou des Indiens.
Pour être clair, Boris Vallaud, vous dites avec cette copie, il n'y a pas de discussion possible, c'est censure directe.
Mais posez la question à monsieur Lecornu, qui a-t-il à discuter ? Nous avons fait des propositions, je veux que nos propositions soient examinées. Je veux qu'il soit pris en considération à la nécessité d'aider les hommes et les femmes. qui ont des pouvoirs d'achat de plus en plus contraints. C'est la raison pour laquelle nous faisons des propositions sur le pouvoir d'achat. Alors
votre priorité, c'est le pouvoir d'achat, effectivement. Vous voulez notamment une CSG progressive, une hausse du SMIC. Ça coûterait combien ? Parce qu'on en est là, on en est à faire les additions. Combien ça coûte ? Comment c'est financé
Eh bien je vais vous donner une explication extrêmement simple. Nous voulons baisser la CSG de façon progressive. Et d'abord pour les revenus les plus modestes. Baisser la CSG, ça permet au niveau du SMIC de redistribuer 120 euros de pouvoir d'achat. C'est presque un treizième mois sur une année complète. Comment on finance ça ? Eh bien on finance par une taxe sur les très gros héritages. Ça veut dire que 90, 95% des Français verront même leur situation améliorée puisque les héritages en dessous de 500 000 euros par personne, de reçus dans une vie par personne. baisseront. Pour les autres, ça va augmenter. C'est la grande transmission qu'il faut taxer pour ne pas être dans une société d'héritier, mais dans une société du travail. Très gros héritage, c'est combien ? donc ?
Très gros héritage.
C'est-à-dire que quand vous recevez 500 000 euros dans une vie, c'est-à-dire que 95% des gens ne reçoivent pas 500 000 euros, donc 95% des Français verront leur situation améliorée. Quand on a travaillé toute une vie, quand on est taxé sur le fruit de ce travail, on doit pouvoir transmettre quelque chose à ces enfants. C'est 500 000 euros par
héritier
? Par héritier, par héritier. C'est-à-dire que si vous avez trois enfants, c'est héritage d'un million cinq. En réalité... Il n'y en a pas, ou très peu. Et c'est ceux-là qui, en réalité, vont être taxés parce qu'en réalité, c'est un héritage, c'est une richesse qui s'égrossit de la spéculation, de la rente et pas du travail. Oui, nous préférons que la sécurité sociale, que la protection sociale soit financée par un effort de solidarité sur les héritages et pas sur le travail. Et ça, c'est conforme, au fond, à l'idée qu'on se fait quand on est socialiste de ce qu'est la valeur du travail et comment on doit considérer celles et ceux qui n'ont que leur travail. Et ça, c'est
suffisant, pardon, pour sauver notre modèle social ? de taxer les héritages ?
Ça permet de maintenir les moyens de la protection sociale, ça permet de libérer du pouvoir d'achat, ça permet de relancer la consommation, ça permet de créer des recettes supplémentaires, ça permet de créer des cotisations sociales supplémentaires dès lors que les salaires peuvent aussi augmenter puisque nous voulons que le SMIC soit augmenté. Oui, nous sommes dans une entreprise. de relance de la croissance, de relance de la consommation, pour desserrer la ceinture de ceux qui n'en peuvent plus de la serrer et qui ne savent plus. Il n'y a plus de cran sur la ceinture.
Sur les héritages, on a compris votre position. Est-ce que vous êtes d'accord avec Sébastien Lecornu qui dit qu'il faut desserrer un peu la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises ? Non, je ne suis pas d'accord.
Je ne suis pas d'accord parce que je regarde ce qu'ont été les profits d'un certain nombre de grandes entreprises au premier semestre 2026. Il est en augmentation par rapport à l'année passée. Je ne suis pas d'accord quand je regarde les montants faraminés de distribution de dividendes, y compris sur la part française. Donc je dis qu'avant de demander des efforts à nouveau aux classes moyennes, aux classes populaires, aux hommes et aux femmes qui bossent comme des dingues et qui ne vivent pas de leur travail, aux retraités qui ont travaillé toute une vie... Et ce qui souvent ont eu des vies difficiles, je dis, faisons participer ceux pour qui la vie est beaucoup plus facile.
allez remettre sur la table la question des aides publiques aux entreprises également
211 milliards. Vous savez, le rapport du Sénat de Fabien Guay a d'abord montré une chose absolument ahurissante. C'est qu'on ne sait pas à quoi servent pour l'essentiel ces 211 milliards. Il y avait même des patrons d'entreprises qui étaient incapables de dire dans le détail ce qu'ils percevaient. On ne connaît pas leur efficacité. Oui, il y a des économies importantes à faire. Je suis favorable aux aides aux entreprises, dès lors qu'elles aident les hommes et les femmes qui innovent, qui prennent des risques, qui sont des vrais capitaines de l'industrie. Là aussi... les ados entreprises, qui consistent à faciliter les prix de transfert, à échapper à l'impôt, à faire de l'optimisation fiscale, à être les passagers clandestins de la solidarité nationale, non, nous avons besoin de patriotisme économique et de redressement productif. Et pourquoi on n'en sort pas ? Parce
que c'est un vieux cheval de bataille. Et pourquoi on n'en sort pas ? Pourquoi on n'arrive pas à en sortir de ce sujet ? Qu'est-ce qui bloque d'un point de vue politique ou
économique ? Ce qui bloque depuis 10 ans, c'est qu'Emmanuel Macron... a été élu par quelques bookmakers qui n'en finissent pas de rembourser depuis 10 ans. Voilà. C'est le président des gens qui vont bien. Ses premiers ministres successifs, Edouard Philippe, Gabriel Attal, aujourd'hui Sébastien Lecornu, sont les premiers ministres des gens qui vont bien. Nous, on veut être les représentants. Il a été élu deux fois par 50
% des Français, Bruce Vallaud. Il n'y a pas 50% des Français qui sont des bookmakers. Il a été
élu pour faire barrage au Rassemblement National, y compris avec ma voix. Et je n'ai jamais dit à Emmanuel Macron, je soutiens la suppression de l'impôt sur la fortune. J'ai dit exactement l'inverse. Moi, je veux être aux côtés des hommes et des femmes qui bossent, qui n'ont que leur travail pour vivre quand ils arrivent à avoir un travail. Parce que vous savez que le chômage augmente, qu'ils croient, et en particulier pour la jeunesse. C'est difficile d'être jeune dans notre pays. C'est difficile d'être jeune. Qu'est-ce que Sébastien Lecornu dit aux jeunes ? Nous nous sommes battus depuis 10 ans pour améliorer les droits sociaux de cette jeunesse, pour avoir le repas à 1 euro, dans notre proposition pour avoir une mutuelle solidaire jusqu'à 25 ans, parce qu'il y a des jeunes aussi qui renoncent à des soins. Qu'est-ce que dit M. Lecornu à cette jeunesse ?
Sur les retraités, la désindexation des retraites au-dessus d'un certain seuil qui serait de 2034 euros selon les informations, qu'est-ce que vous dites de ça ? Moi
je dis, commencez par taxer les milliardaires, les multinationales qui consolident leurs résultats dans des paradis fiscaux, les héritiers qui n'en finissent pas par la spéculation de grossir leur héritage, commencez par ceux qui peuvent passer à la caisse. mais pas ceux dont les poches sont déjà vides.
Donc on ne touche pas du tout aux retraités
commence. par ceux qui n'ont pas été mis à contribution depuis maintenant 10 ans.
Juste pour terminer sur budget, parce que je voudrais évidemment qu'on parle des carburants, l'année dernière vous aviez obtenu la suspension de la réforme des retraites, vous avez obtenu les repas à 1 euro qui sont d'ailleurs un très grand succès. Qu'est-ce que vous pouvez obtenir cette année ? Vous avez fait vos propositions, vous dites il faut que ces propositions soient dans le budget, mais est-ce que vous avez encore un moyen de pression comme vous l'aviez l'année dernière
Mais cette question, elle s'adresse d'abord au Premier ministre. Nous avons fait les propositions. Elles sont sur la table. Elles sont sur la table pour le gouvernement, elles sont sur la table pour les parlementaires, parce qu'il y aura un débat parlementaire. Et nous, nous sommes des parlementaires, nous allons nous battre. Et nous allons dire à l'extrême droite, écoutez ce que… Vous êtes du côté des travailleurs ou du côté des rentiers ? On le sait, ils sont du côté des rentiers. On va demander à M. Attal et à ses représentants, M. Edouard Philippe, est-ce que vous êtes vraiment comptable de rien dans la débatte dans laquelle nous sommes ? Mais regardez, après 10 ans de macronisme, où nous en sommes. Un pays lessivé, un pays ruiné, un pays désindustrialiste et même un pays moqué sur la scène internationale. Moi, je regarde de l'autre côté des Pyrénées, pas loin de mon département des Landes, chez Pedro Sanchez. Il y a 2,6% de taux de croissance. Les salaires ont augmenté. La dette a diminué. Entre le socialisme et le libéralisme, je serai du côté des socialistes parce que c'est du côté des travailleurs.
Sur les carburants, on apprend ce matin que Sébastien Lecornu va proposer une règle d'or garantissant que l'État ne fait pas de profit en cas de hausse des prix. C'est une bonne idée
ne sais pas ce que ça veut dire en fait. Parce que que l'État ne fasse pas de profit, c'est une chose. Que les pétroliers n'en fassent pas, c'en est une autre. Et donc, j'ai bien peur que ce soit une mesure poudre de perlimpinpin, vous voyez, poudre aux yeux. On se donne bonne conscience, mais en réalité, ça ne change rien dans le prix à la pompe. Parce que si on ne taxe pas les grands pétroliers, je pense à Total, qui a fait encore des profits considérables et en augmentation dans ce premier semestre. Mais qui taffonne
les prix à 2 euros
pas partout. Il faut aussi encadrer les marges de l'ensemble des distributeurs, comme ça avait été fait dans les années 90 par Pierre Bérégovoy. Et puis, par ailleurs, il faut augmenter très substantiellement chèque énergie parce que nous parlons du prix à la pompe. Mais enfin, maintenant, c'est le prix pour remplir sa cuve de fioul ou le gaz avant l'hiver. qui va augmenter. Et dans les propositions que nous formulons, il y a non seulement l'augmentation de l'aide ciblée pour les classes moyennes, pas seulement pour les gros rouleurs. mais pour les femmes et les hommes qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer, même pour vivre, pour aller chez le médecin, pour aller voir ses grands-parents ou ses parents qui ne sont plus mobiles. Mais il faut aussi répondre à cette question de qu'est-ce qu'on fait pour la cuve de fioul ? Nous, on propose d'augmenter jusqu'à quasiment 500 euros par personne les aides aux classes populaires pour les aider. Parce que sinon, qu'est-ce qui va se passer cet hiver ? Il y a 12 millions de Français qui vivent... dans des passoires énergétiques. Là aussi, ça fait 10 ans qu'on en parle, ça fait 10 ans que le gouvernement n'est pas à la hauteur des enjeux. Cet hiver, il va falloir pour beaucoup choisir entre se chauffer et s'habiller, entre se chauffer et nourrir. Et moi, je ne veux pas de ce type d'arbitrage.
vous venez d'un département où les habitants ont besoin de prendre leur voiture pour aller travailler, pour se déplacer. Les Landes, est-ce que vous sentez vous venir les fermons d'un retour des Gilets jaunes
? Je ne suis pas capable de vous le dire. Mais je peux vous dire que dans les Landes, tous les jours... On me parle du prix du carburant. Tous les jours, on me dit que ce qu'il y a dans son caddie coûte de plus en plus cher. Tous les jours, on me dit qu'on est obligé d'arbitrer entre des produits alimentaires, entre des loisirs et rester chez soi, qu'on renonce à aller voir sa grand-mère. On se débrouille pour accompagner les enfants en covoiturage au sport le dimanche. Et moi, je ne veux pas, dans la vie des Français, la débrouiller. Je veux la solidarité nationale.
Dernière question, Fabrice
Oui, pour revenir une minute sur le candidat que vous... Vous soutenez à la primaire ce procès, ce grief qui est opposé régulièrement à Raphaël Glucksmann. Vous l'évoquiez tout à l'heure légèrement sur cette déconnexion qu'il pourrait y avoir par rapport à la province. On peut être accusé d'être sous le candidat de Saint-Germain-des-Prés. D'abord, est-ce que vous le ressentez, ce grief ? Et puis comment y remédier ?
D'abord, moi, je le vois sur le terrain, dans les déplacements, et pas seulement à la faveur de cette primaire. Ça fait des années qu'il sillonne le pays. Je sais, j'ai eu l'occasion de l'accompagner à plusieurs reprises. C'est un homme qui est à l'écoute. C'est un homme qui comprend. C'est un homme qui doute. Il n'est pas pétri de certitude. Il n'y a pas de moraline. Il ne fait pas la leçon à tout le monde. Il est préoccupé sincèrement par la vie des hommes et des femmes. Et tout ce que je dis, tout ce qu'il y a dans ses propositions, à la fois sur le pouvoir d'achat, à la fois sur les services publics, est préoccupé par cette distance aussi des Français à ce qui pourrait être une vie digne. Quand il se bat pour l'accès aux soins. Dans les campagnes, il était en Occitanie ce week-end. C'est parce qu'il sait trop qu'aujourd'hui, il y a une différence d'espérance de vie entre un IPR humain et un IPR rural qui ne cesse de croître à la faveur des territoires ruraux. Il n'est pas déconnecté. Il est au contraire, je crois. aussi du fait de son histoire personnelle, peut-être plus à l'écoute que tout autre de ses préoccupations-là. Et moi, je suis admiratif de sa sincérité, je suis admiratif de son engagement, je suis admiratif de son écoute. Et puis, vous voyez, on a un certain nombre autour de lui à venir avec ce que nous sommes, avec notre ancrage local, avec cette France des sous-préfectures, avec cette France des petites villes, avec cette France des campagnes, des territoires ruraux. Merci Boris Vallaud.