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C'est la communauté nationale tout entière qui doit réfléchir à son avenir et à sa solidarité. La solidarité aujourd'hui, elle passe par une réduction de la dépense publique. Pourquoi ? Parce que pour payer les 5 millions d'emplois publics, le gouvernement français va sur les marchés internationaux et il achète de la dette à 5 ans, à 10 ans pour payer des dépenses qui sont des dépenses d'une année. C'est pour ça que j'ai dit que la France était en faillite. Ce n'est pas un mot que je regrette ou que je retire. Il y a un premier sujet, c'est qu'il y a 5 millions d'emplois publics en France, 57% de toute la richesse nationale est consacrée à la dépense publique et on a 2200 milliards de dettes. Quand j'ai été élu député il y a quelques années, c'est vrai, la dette française était 17% de toute la richesse nationale, aujourd'hui c'est 100%. Donc c'est intenable. Donc je vous le dis, quels que soient les gouvernements, quelles que soient les majorités, il va y avoir une heure de vérité. Et cette heure de vérité, elle peut être très brutale, c'est-à-dire qu'à la minute où... Tous ceux qui financent les dépenses de fonctionnement de la France en nous prêtant de l'argent, puisqu'une partie des salaires des fonctionnaires est financée par des emprunts sur 5 ans, sur 10 ans. Le jour où ces gens qui nous prêtent de l'argent se rendront compte qu'on est dans une situation de quasi-faillite, ce que j'ai déjà dit, ils vont cesser de nous le prêter et ça va être une catastrophe. Le rôle d'un chef d'État, c'est d'essayer de tracer une voie qui soit de long terme et qui soit efficace. Et quand vous parlez de désocialiser le pays, vous reconnaîtrez avec moi qu'il s'agit de passer de 57% de dépenses publiques par rapport au PIB à 49,5%. Donc on est encore dans des choses assez socialisées, pour dire les choses simplement. Mais pourquoi je propose ça ? C'est parce que pendant trois ans, j'ai fait le Tour de France dans tous les sens. je n'ai rencontré que des gens qui m'ont dit qu'on en a par-dessus la tête de la bureaucratie, des taxes, des impôts, des règlements. Et les gens qui m'ont dit ça, ce ne sont pas des chefs d'entreprise. C'est des agriculteurs, c'est des médecins, c'est des chefs d'établissement scolaire, c'est même parfois des hommes et des femmes qui s'occupent d'insertion d'handicapés, qui m'ont dit mais ce poids de l'administration, ce poids des normes, ce poids des règlements, ce système bureaucratique qui a perdu le sens au fond de l'intérêt général et les objectifs pour lesquels il a été créé, il faut le réduire.
préfère un État fort, avec des agents moins nombreux, plus motivés, mieux rémunérés, qu'un État suradministré, croulant sous les déficits. Nous avons près de 6 millions d'agents publics. C'est plus que l'Allemagne qui compte beaucoup plus d'habitants que nous. Réduire notre nombre d'agents publics de 8% sur un quinquennat pour réduire nos déficits, c'est raisonnable, c'est du bon sens. Je vois les gens débattre à l'infini de ce chiffre et je suis surpris. Mon but, ce n'est pas de réduire les postes pour le plaisir. Mon but, c'est de rendre efficaces nos structures publiques, souvent vieillies, empilées les unes sur les autres. Oui, je suis l'ennemi de la bureaucratie, pas l'ennemi des fonctionnaires.
première chose que je dis c'est qu'il faut repasser à 39 heures. Pourquoi ? Parce que ça représente l'équivalent de 500 000 emplois. Donc on a fait, en passant à 35 heures, on a en gros créé l'équivalent de 500 000 emplois, alors qu'on n'avait pas les moyens de se les payer. La deuxième raison pour laquelle je veux que les fonctionnaires repassent à 39 heures, c'est que ça deviendra la référence pour les négociations dans le secteur privé. Mes concurrents à la primaire n'osent pas aller jusque-là. Du coup, la négociation dans les entreprises qu'ils proposent n'aboutira pas, parce que la référence restera la référence du temps de travail des fonctionnaires, qui souvent, d'ailleurs, inférieurent. à 35 heures souvent inférieur à 35 heures la dernière chose c'est que les fonctionnaires aujourd'hui n'ont aucune perspective de carrière aucune perspective d'augmentation de salaire ce qui est ingérable donc moi je propose qu'on leur donne des perspectives de carrière mais pour ça il faut accepter de travailler un peu plus Simplement, si nous ne voulons pas demain nous trouver dans la même situation que la gauche aujourd'hui, il faut rompre avec cette habitude qui consiste à promettre des sornettes, à expliquer qu'avec un coup de baguette magique on va régler tous les problèmes, qu'il n'y a pas besoin d 'efforts, qu'on peut garder les 35 heures, qu'on peut rester à la retraite à 62 ans alors que dans tous les autres pays européens on est à 65 ans. Il faut un vrai programme de vérité et il faut un choc. Je voudrais vous faire remarquer que ce choc a eu lieu dans tous les autres pays européens. La Grande-Bretagne a eu Mme Thatcher. Les Allemands ont eu M. Schröder. M. Schröder, très discuté en Allemagne aujourd'hui pour ses liens avec Vladimir Poutine. Oui, mais c'est autre chose.
Ce qui
compte dans la vie d'un homme politique, c'est ce qu'il a fait. Et ce qu'a fait M. Schröder, c'est de sauver l'économie allemande. Les Espagnols ont eu ni Thatcher ni Schröder, mais ils ont eu la crise financière qui fait que l'Europe les a obligés à faire des changements qui aujourd'hui leur redonnent un regain de croissance. Le seul pays qui depuis 30 ans n'a connu aucun choc, aucune rupture, c'est le nôtre. Ce que je constate, c'est que les pays qui ont fait ça... sont au plein emploi aujourd'hui. L'Allemagne 3,9%, nous 10% de chômage. Et donc moi, j'ai un seul objectif, c'est le plein emploi. Et pour atteindre ce plein emploi, il faut prendre ces mesures-là. Et s'il y a pendant 18 mois un effet récessif qui d'ailleurs est faible dans l'étude qui est montrée, franchement ça n'a aucune importance si ça débouche sur l'amélioration de la situation. Tous les autres projets, on le voit dans cette étude, débouchent en réalité sur le maintien. d'un niveau de chômage élevé et donc grosso modo sur une politique au fil de l'eau qui va mal se finir parce qu'il y a au-dessus de nous l'épée de Damoclès de la dette dont personne ne parle dans cette campagne. Cette épée de Damoclès va finir par nous tomber dessus et à ce moment-là, ça va être violent.
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