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Monsieur le ministre, c'est un véritable honneur de succéder dans cet hémicycle à monsieur Christophe Barthès, élu maire de Carcassonne, pour défendre nos compatriotes qui voient le prix des carburants atteindre des niveaux absolument insupportables derrière cette réalité. Il ne s'agit pas seulement de chiffres, mais de vies concrètes, celles de travailleurs qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture chaque jour, de familles contraintes de réduire leurs dépenses ou d'annuler leurs vacances, mais aussi d'entreprises, de salariés, d'agriculteurs fragilisés par l'explosion des coûts de transport. Dans les territoires ruraux, comme dans l'Aude, la situation est encore plus critique. La voiture est une nécessité. On ne choisit pas de rouler, on y est contraint. Chaque hausse du prix à la pompe est une sanction directe pour le pouvoir d'achat. Pourtant, face à cette urgence, votre gouvernement se contente de mesures ponctuelles, temporaires et très insuffisantes. Vous refusez de vous attaquer à la racine du problème. c'est-à-dire une fiscalité confiscatoire et une absence totale de vision pour protéger durablement le pouvoir d'achat des Français. Avec le groupe Rassemblement national, nous le disons clairement, il est possible d'agir en baissant la TVA de 20% à 5,5% sur les carburants, ce qui représenterait un manque à gagner de 15 milliards d'euros, soit 1% de la dépense publique. qui pourrait être largement compensée par de nombreuses économies, notamment sur le train de vie de l'Etat, la contribution à l'Union européenne et bien sûr l'immigration. Nous pouvons mettre fin à cette spirale qui pénalise les plus modestes et abandonne les territoires ruraux.
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Merci, monsieur le député. La parole est à monsieur Roland Lescure, ministre de l'Economie et des Finances.
Merci, madame la présidente. Mesdames, messieurs les députés, monsieur le député Edouard Jordan, bienvenue à l'Assemblée nationale. Je note qu'au Rassemblement national, les députés passent, mais les bonnes habitudes ne se perdent pas. Elles se poursuivent. misérabilisme, exagération, contre-vérité et solution totalement inopérante. La crise énergétique, elle est une réalité pour nombre de nos concitoyens. Mais baisser la TVA, vous l'avez dit, ça coûte une fortune et ça ne répond que très impartialement au problème puisque vous aidez avec ce type de mesures des gens qui n'en ont aucun besoin et vous ne concentrez insuffisamment vos aides sur ceux qui sont en première ligne. Vous savez que le monsieur Jacobelli, qui fait des gestes à la limite de la décence dans un parlement, vous savez qu'aujourd'hui, les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs routiers que nous aidons régulièrement, ils ne payent pas la plupart des impôts que vous mentionnez. Vous baissez la TVA, vous ne les aidez pas. En revanche, un certain nombre, j'ai compris que vous étiez maintenant le copain des patrons, un certain nombre de cadres dirigeants qui aujourd'hui ne nous demandent rien parce qu'ils n'ont pas d'enjeu de pouvoir d'achat, vous allez les aider. Je passe sur le fait qu'évidemment, la baisse de la TVA, vous le savez, ça suscite des pertes en ligne qui font que quand ça baisse, un certain nombre de marges augmentent et quand ça remonte, les marges augmentent également. C'est une mesure inopérante. Vous venez d'arriver, travaillez et essayez de nourrir votre groupe d'idées un peu meilleures, peut-être un peu différenciantes et qui auront de l'efficacité.