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19h10 sur France Info Canal 16, bienvenue à vous si vous nous rejoignez. C'est l'heure de votre nouveau rendez-vous, le duel politique de porte-parole ce soir face à face dans cette campagne présidentielle. Jadza, bonsoir. Porte-parole de Gabriel Attal et Yohann Gillet, bonsoir. Directeur adjoint de la campagne de Marine Le Pen et député du Rassemblement National. Un chiffre pour commencer ce premier duel, 2,17 euros. C'est le prix du litre de sans plomb aujourd'hui. moyenne en France et son plus haut niveau de l'année. Michel-Edouard Leclerc, on l'entendra, dit qu'il faut se préparer même à aller beaucoup plus haut. Question pour vous, messieurs, ce soir, l'État est-il impuissant pour contenir la hausse des prix à la pompe
est-ce que l'État est impuissant ? Déjà, il faut expliquer d'où vient cette augmentation. En réalité, c'est la conséquence de la situation internationale que vit le monde depuis que le président américain a décidé d'attaquer l'Iran et notamment de bloquer les Trois Dormous. Donc, en réalité, nous sommes les victimes collatérales d'une décision qui ne dépend pas de nous et qui même dépend d'une puissance autre. Les États-Unis. Ceux qui nous regardent ont
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bien compris, je crois.
Mais c'est important d'expliquer pourquoi, parce que les solutions doivent aussi, en réalité, nous permettre de retrouver notre souveraineté et notre indépendance énergétique. Donc il y a deux sujets. Pour nous, il y a l'urgence, c'est-à-dire comment on fait pour répondre aux besoins des gens qui utilisent leur voiture, pas pour le luxe, mais pour aller amener leurs enfants à l'école ou pour aller travailler. C'est une nécessité, la voiture. Et ensuite, il y a, à long terme, comment on sort de cette dépendance. Donc nous, sur le caractère urgent, il va y avoir un débat budgétaire dans le cadre du projet de loi de finances, de même que nous l'avions dit déjà. au mois de mai dernier, nous nous sommes pour aider de manière ciblée celles et ceux de nos concitoyens qui en ont le plus besoin, des aides. Les chèques,
les aides, les guichets ciblés, 100 euros à peu près. Pour les gros rouleurs, vous estimez que c'est la solution adaptée ?
C'est la solution à court terme pour aider. Nous, on avait proposé avec Gabriel Attal de revaloriser l'indemnité kilométrique de façon à ce que les gens qui roulent plus soient plus aidés. Ensuite, le gouvernement présente sa copie dans le cadre des textes budgétaires. Nous, nous sommes pour continuer à aider celles et ceux qui en ont le plus besoin dans l'urgence. Et ensuite, il y a la partie long terme, mais on pourra peut-être en parler dans un instant. Sortir de la dépendance
aux fossiles, on en parlera si on a un peu de temps. Mais là, tout de suite, maintenant... C'est vrai que quand on est gros rouleur, ce n'est pas la même chose que quand on a un gros pouvoir d'achat et qu'on prend de temps en temps la voiture. Il faut cibler les aides, dit Sébastien Lecornu. Il a raison.
Non, je ne le crois pas. Alors déjà, il faut rappeler que près de la moitié du prix à la pompe, ce sont des taxes. Ça, c'est important de le rappeler. Alors effectivement, la fluctuation du prix à la pompe est du fait notamment de la situation internationale et ça personne. On ne peut dire l'inverse. En revanche, il faut rappeler que les taxes jouent pour beaucoup dans le prix du carburant, et que c'est important. Et nous, nous proposons une mesure de baisser la TVA pour l'ensemble des énergies, d'ailleurs, pas que le carburant, de 20 à 5,5, ce qui permet de faire des économies concrètes pour les Français. Vous l'avez chiffré
en manque à gagner pour l'État,
de 20 à 5,5 ? Oui, mais c'est un effort de plusieurs milliards d'euros, mais comme la mesure d'ailleurs de chèque précis. Tout dépend à quel moment vous vous mettez en application et tout dépend à quel moment, d'ailleurs, le coût du carburant est-ce qu'il est à la pompe. En réalité, monsieur le député, ça coûte entre 15 et 20 milliards d'euros à l'État chaque année. Non, ce n'est pas 15 milliards d'euros, mais effectivement, c'est un montant important, c'est un effort qu'il faut assumer. Mais la politique du chèque coûte énormément cher également. Je tiens à rappeler quand même que la politique du chèque qui a été mise en place, c'est derrière. mois et ces dernières années n'a pas été suffisante et d'ailleurs les français le disent pourquoi elle n'a pas été suffisante parce que les critères pour pouvoir bénéficier du chèque carburant mettait de côté notamment ceux qui ne roulent pas assez au sens en tout cas des critères qui avaient été définis par le gouvernement ne concerne pas non plus les professionnels et je pense notamment aux taxis aux ambulanciers privés qui n'avaient pas pu bénéficier de cette aide pour le carburant. Et la réalité, c'est que les professions qui roulent beaucoup sont elles aussi concernées évidemment par des difficultés. On peut également penser par exemple au chauffeur routier.
Notamment la TVA, l'Italie, l'Allemagne, même si c'était temporaire. Avec des
résultats concrets. La première ministre italienne a abandonné cette mesure. On va y venir. Mais
vous, demain, au pouvoir ? Vous ramenez à 5,5 dans l'état actuel des finances ?
Oui, tout à fait parce que... Donc
10 à 15 milliards, vous les trouvez ? Non, mais
environ 10 milliards. Mais c'est énorme, parler du milliard des agriculteurs. Madame, c'est énorme, il faut rappeler que les Français n'arrivent pas à boucler les fins de mois. Et encore une fois, ce n'est pas énorme si en face nous faisons les économies nécessaires. Et nous, ce que nous proposons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, c'est des économies concrètes sur le budget de l'État. Et nous aurons l'occasion d'ailleurs de présenter notre trajectoire budgétaire dans les prochaines semaines. Nous allons présenter 125 milliards d'euros d'économies sur le train de vie de l'État. C'est un choix politique. On le partage ou on ne le partage pas. Mais nous, nous estimons qu'il faut redresser les finances publiques. Et pour redresser les finances publiques, il faut que l'État puisse se serrer la ceinture, puisse en finir avec certaines dépenses. On peut parler de l'immigration, on en viendra bientôt. Et on peut y parler également du millefeuille administratif. Et ça a permis de
contenir pour les gros rouleurs, les porte-monnaie des Français. Donc ça a marché, l'Italie, l'Allemagne, la TVA, la BCE.
Mme Mélanie avait essayé de baisser les taxes, elle en est revenue, parce qu'en réalité, premièrement, ça ne fonctionnait pas, donc beaucoup d'un point commun, là aussi pareil, sur l'immigration, on avait dit on arrête, finalement ça ne fonctionne pas. La réalité de cette mesure, on peut discuter de tout, c'est que baisser la TVA sur ces énergies-là de 20 à 5,5, ce n'est pas ciblé, vous n'avez pas la certitude que les prix baissent ensuite, et donc d'une certaine manière, ça coûte aussi extrêmement cher, et je suis ravi d'entendre peut-être que M. Bardalet, Mme Le Pen auraient réussi à se mettre d'accord sur quelque chose, puisqu'on voit que ces dernières semaines, il y a beaucoup de désaccords entre eux, et on aura l'occasion de... Ne vous inquiétez pas, ne vous inquiétez pas, nous sommes sur la même
longueur d'onde.
Nous, avec Gabriel Attal, on a proposé de jouer sur la taxe kilométrique justement pour que celles et ceux qui roulent le plus puissent le plus être aidés. C'est pas une usine à gaz, on
sait calibrer... En réalité, vous avez échappé que nous,
nous ne sommes pas au gouvernement, nous participons, mais ce n'est pas nous qui avons la main. Le gouvernement va proposer un texte, on verra dans le cadre de l'examen budgétaire. Par contre, je veux dire un petit mot du long terme, parce qu'en réalité, nous nous disons, évidemment, il faut qu'on aide celles et ceux qui en ont le plus besoin, mais comment on fait pour être indépendant et ne pas dépendre des variations, des choix des dirigeants étrangers ? Nous payons aujourd'hui le choix de M. Trump. Et donc, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut qu'on continue à investir dans le nucléaire et dans ce qu'on appelle le mix énergétique, c'est-à-dire le renouveau. et le nucléaire. La différence entre nous et le Rassemblement national et la France insoumise... Je finis juste ma phrase s'il vous plaît. Nous ce que nous disons c'est que le Rassemblement national nous dit nous on n'aime pas les énergies renouvelables et la France insoumise dit on ne veut pas du nucléaire. En réalité, Mme Le Pen, M. Bardella... Et M. Mélenchon nous placent en situation de dépendance vis-à-vis de la peste du gaz russe et du choléra du pétrole américain. Donc en réalité, nous nous assumons un choix qui est de dire on a le nucléaire, c'est la filière la plus décarbonée, nous avons l'électricité la plus décarbonée d'Europe. On continue à investir là-dedans, mais on ne se place pas comme vous le faites en situation de dépendance. Si vous
gouvernez demain, vous arrêtez le gaz russe ?
Non mais attendez. Il ne faut pas raconter tout et n'importe quoi. Vous défendez les énergies renouvelables ? Vous racontez n'importe quoi. Nous nous sommes opposés évidemment aux énergies intermittentes et non pas aux énergies renouvelables, contrairement à ce que vous dites. Ensuite, laissez-moi finir, vous dites que vous voulez faire en sorte que le nucléaire retrouve sa splendeur en France. C'est ce que nous disons depuis toujours. Et d'ailleurs, vous, vous avez en revanche fermé Fessenheim. Quand je dis vous, ce sont les macronistes. Il faut quand même le rappeler. Nous sommes les seuls à défendre. Je suis seul à défendre le nucléaire depuis de nombreuses années. La vérité, c
'est que... Laissez-moi parler. Il
faut quand même que j'arrive à en placer une. Parce que le
porte
-parole de Gabriel Attal semble quand même oublier le passé. Il semble oublier que M. Attal... a été aux responsabilités, et était encore aux responsabilités encore aujourd'hui. Et vous oubliez le bilan qui est le vôtre. Alors si vous partagez aujourd'hui notre point de vue sur le nucléaire, tant mieux, j'ai envie de dire tant mieux, il faut que la classe politique se mobilise pour sauver le nucléaire français, et nous le disons, c'est une énergie qui est peu chère, et qui permet... C'est sur les renouvelables que vous n'êtes pas d'accord, vous ne voulez pas
des énergies renouvelables, mais en réalité, si vous dites qu'on ne veut pas du renouvelable, forcément le différentiel aujourd'hui... Vous allez le prendre soit chez les Russes, soit chez les Américains. Vous savez bien que nos prochains réactions nucléaires sont
fonctionnelles dans les prochaines
années. Ou est-ce que vous prenez le différentiel en attendant ? Visiblement, vous
ne comprenez pas la différence entre les intermittentes et le renouvelable, ce qui n'est pas du tout la même chose. Ensuite, il y a une mesure importante quand on parle d'électricité. Et là, peut-être que vous allez pouvoir apporter une réponse claire. Voulez-vous oui ou non ? Vous, en bon macroniste, sortir du système européen de fixation du prix de l'électricité. Voilà un sujet intéressant. Parce qu'aujourd'hui, la réalité, c'est que les Français ne payent pas le juste prix en termes d'électricité. Je rappelle que ce sont les Français qui ont payé les constructions des centrales nucléaires, mais qu'aujourd'hui, nous facturons aux Français un prix bien supérieur au nom d'une soi-disant solidarité
européenne. Le système européen, il ne vous a pas échappé, on a adhéré, c'est des traités, ça nous... Tous, contrairement au Rassemblement national, et on va venir, je pense, sur l'immigration, nous, nous ne sommes pas pour un Brexit caché, nous ne sommes pas pour remettre en question nos engagements, nous sommes pour dire que l'Europe, nous y sommes attachés, elle est sans doute imparfaite, et il faut sans doute travailler, et la question de l'énergie est un enjeu évidemment majeur. Nous, nous n'avons pas l'Europe ponteuse, et précisément, nous disons que face à la Chine, et face aux Etats-Unis, notre salut viendra de l'Europe. Nous ne pourrons pas être indépendants sans l'Europe. Donc sur le prix de l'électricité, on discute avec les Européens, mais sur le fond, vous êtes
d'accord, il faudrait qu'on puisse payer notre électricité au marché. Le marché français est un sujet,
mais nous faisons partie d'un marché français. Mais Gabriel Attal refuse de revenir sur ce système
de fixation européen. Avant de parler de ce qui se passe
à Siouta, parce que c'est le deuxième thème de votre face-à-face, un mot sur le gaz russe. Puisque ça y est, c'est fini. Plus aucun pays en Europe, dès 27, même pas l'Allemagne, n'achète à Vladimir Poutine son gaz. Marine Le Pen à l'Elysée, elle continuera.
Mais évidemment, il n'est pas question d'aller aider la Russie d'une quelconque façon. Et aujourd'hui d'ailleurs, la France a fait en sorte de ne plus se fournir en Russie. Et tant mieux. Le problème en revanche, c'est qu'indirectement, en achetant les énergies ailleurs, nous avons aussi quand même, la France, enrichi la Russie indirectement, puisque nous nous fournissons auprès de pays qui eux-mêmes se fournissent en Russie. Ça c'est une réalité. La seule façon dont vous êtes en Russie, c'est en coupant le robinet à l'Ukraine,
comme l'a dit M. Alliot, il y a quelques jours. et en réalité en soumettant la France à la Russie. C'est M. Alou qui l'a dit. C'est pas un débat sur les questions internationales. Non, mais c'est important parce qu'en réalité, le Rassemblement national est encore un allié, un soutien de la Russie. Allez, je reprends la main. Je voudrais vous
faire réagir, messieurs, à présent à ces images. On va les voir ensemble. Voilà ce qui se passe actuellement tous les jours dans l'enclave espagnole de Ceuta, à la frontière du Maroc. Des habitants excédés qui manifestent contre la présence des migrants après la crise de fin juillet. Le Maroc est mis en cause, mais aussi la politique de Pedro. On va les écouter, ces Espagnols.
On ne peut plus sortir de la maison, aller au travail. Je ne peux pas me frayer un passage. Les bus ne viennent plus. On n'a plus un moment de calme. Je n'arrive pas à dormir. Les voisins sont réveillés par les hurlements des migrants.
Nous ne devons jamais perdre notre humanité, mais nous nous sommes retrouvés envahis. C'est quelque chose qui nous dépasse. On se dit que nous avons des enfants, des personnes âgées. Que va-t-il advenir de nous?
personne n'est responsable de sa géographie, il se trouve qu'il y a une enclave espagnole frontalière du Maroc. Ce qui se passe à Ceuta, c'est le problème des Européens ou c'est le problème de l'Espagne ?
C'est évidemment le problème des Européens qui subissent une submersion migratoire. Mais là aussi, le représentant de Gabriel Attal dira que ce n'est pas la responsabilité de Gabriel Attal. C'est donc à l'horreur de régler le problème ?
Louis Aliot dit que c'est à l'Espagne de régler la situation. Mais
la politique... Ah, des accords de plus entre deux dirigeants du RN, ça alors ? Ça faisait longtemps. Mais arrêtez. La politique migratoire doit être du fait, évidemment, et de la seule compétence. des nations, ça c'est important. En revanche, il peut y avoir évidemment une coopération européenne pour pouvoir mettre en place une protection aux frontières et c'est nécessaire évidemment que l'Union européenne agisse pour une fois dans le bon sens et vienne en soutien aux nations qui en auraient besoin. Je rappelle que nous avons... Notamment une agence européenne de la migration.
La plupart des milliers ont été renvoyés jusqu'à eux, avec leur consentement, sous la supervision de l'Espagne. Ceux qui veulent rester, il y a des problèmes humanitaires. Qu'est-ce qu'on fait là tout de suite ?
Il faut évidemment renvoyer les clandestins dans leur pays d'origine. C'est une évidence, c'est une nécessité, mais c'est exactement le même problème en France. Mais attendez, quand vous ne respectez pas la loi, quand vous êtes en dehors des clous et que vous ne respectez pas la loi de la République, vous êtes arrêté. C'est ce qui doit se passer évidemment avec des clandestins. Sur le sol français, c'était exactement la même chose. On ne peut plus supporter tout cela, on ne peut plus supporter cette immigration massive, on ne peut plus supporter d'avoir sur notre territoire. des gens qui se maintiennent illégalement, il faut une fermeté totale. Ce qui ne veut pas dire une inhumanité, mais il faut évidemment être ferme et il faut également entamer un bras de fer avec les pays d'origine qui pour certains sont complices. Je ne parle pas de ce cas en particulier, je parle en général. On sait très bien que certains pays encouragent leurs ressortissants. à venir en Europe. Le RN dit
clairement, au fond, ce qui se passe à Ceuta, après l'Espagne c'est la France, la frontière pourrait nous arriver. Qu'est-ce que disait Sébastien Chenu ? Vous êtes d'accord ?
Déjà les images, évidemment, elles sont dures, et évidemment il faut qu'on soit extrêmement ferme avec les personnes qui sont en situation irrégulière, et vous l'avez dit, beaucoup d'entre eux sont d'ores et déjà rentrés dans le pays d'origine, en l'occurrence le Maroc. Ensuite, c'est très bien d'être ferme sur les plateaux télé, mais en réalité, monsieur le député, votre mouvement a voté contre le pacte asile-immigration qui a été adopté. il y a quelques semaines qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu
'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu
'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est- beaucoup plus efficace. Ce texte a été adopté il y a quelques semaines. Il va entrer en vigueur. Juste pardonnez-moi, parce qu'il faut que je le dise. Savez-vous pour les gens qui nous regardent. où et avec qui était Jordan Bardella cet après-midi. Il était avec Nigel Farage, le grand apôtre du Brexit. Savez-vous ce qu'il a signé ? M. Bardella a signé un mémorandum où il s'engage au nom de la France à récupérer sur le sol français les migrants qui seraient réinterceptés dans la Manche. Donc soit M. Bardella ne comprend pas l'anglais, soit il est d'une lâcheté et d'une faiblesse incroyables puisqu'en réalité... Ils se mettent à genoux
devant... La France, avec Bardella, s'engage à les garder.
Vous avez sans doute l'image. M. Bardella a signé ce mémorandum que lui a soumis M. Farage. Et donc, en réalité, peut-être est-ce une façon de nous dire que le Rassemblement national veut encore sortir de l'Union européenne ? Moi, je le crois profondément. Et en réalité, le modèle de M. le député, de M. Bardella et de Mme Le Pen, si tant est qu'ils soient d'accord sur un sujet, en réalité, c'est de sortir de l'Union européenne quand ils nous disent qu'on veut en finir avec la... Contribution de la France à l'UE. Allez voir le Brexit. Il y a beaucoup de choses dans votre intervention. En réalité, le Brexit n'a pas tenu ses promesses. Il n'y a pas moins d'immigrants, il y en a plus. Il n'y a pas plus de travail, il y en a moins. Il n'y a pas plus de croissance, il y en a moins. C'est ça le modèle que vous proposez et assumez-le. Est-ce
qu'on
peut
avoir un débat sérieux et est-ce que l'on peut avoir des arguments sans mentir ? Premier point, vous avez parlé du fameux pacte asile-immigration. Pourquoi les députés du Rassemblement national au Parlement européen se sont opposés à ce texte ? Pour une raison simple. Ce texte prévoit que les migrants soient mis sur l'ensemble des territoires européens, sur l'ensemble des nations et soient envoyés ici et là dans l'ensemble des nations européennes avec une amende de 20 000 euros par migrant refusé. Nous ne voulons pas... Il
y a une clé de solidarité. Ce texte, il y a aussi le renforcement de Frontex dans les pays membres. Je donne juste factuellement l'essentiel. Non,
ce n'est pas factuel. Ce texte, il n'est ni noir ni blanc. La réalité, c'est que ce texte a quelques éléments qui pourraient être considérés comme positifs sur le papier. C'est joli, mais laissez-moi finir. Il y a également le fait d'éparpiller l'ensemble des migrants sur l'ensemble des territoires nationaux. Aujourd'hui, le Danemark,
avec cinq autres pays, la Grèce, l'Autriche, l'Allemagne, les Pays-Bas, annoncent... la mise en place de ce qu'on appelle un hub, un centre de retour dans un pays tiers à la personne migrante, pour prendre en charge, je mets des guillemets, externaliser la demande d'asile. D'ailleurs, tout le monde n'est pas d'accord avec ça, mais ça a été voté. Vous n'avez pas voté ça. Je m'en étonne.
la politique migratoire est du fait exclusif des nations. Et nous contestons à l'Union européenne le droit de gérer la compétence migratoire de chaque pays. Voilà pourquoi nous nous opposons évidemment à ce sujet. Donc Schengen n'existe pas ? La libre circulation des biens et des personnes n'existe pas ? Nous estimons que les nations et les peuples...
Ça c'est intéressant de répondre. Non mais ça c'est dans votre utopie. Mais la réalité c'est que dans le monde de 2026, vous savez très bien que nous avons une frontière extérieure, que nous avons créé grâce à la présidence française de l'UE une agence extérieure. Pardon, c'est bien de vivre dans l'utopie. mais vivez dans la réalité. Si
je pouvais finir, parce que vous m'avez interpellé sur tout un tas de sujets et vous ne me laissez jamais terminer une phrase. interrogé sur ce pacte asine-immigration. Je vous ai répondu, ce texte est nocif pour la France, donc nous nous y sommes opposés. Vous dites également que nous serions pour la suppression de l'entièreté du budget de la France à l'Union Européenne. Vous le savez, c'est faux. Nous voulons simplement baisser la contribution parce que nous estimons que les Français ne payent pas le juste prix. Aujourd'hui, la France est le seul pays, laissez-moi finir, à avoir une telle contribution, une telle contribution nette. Et d'ailleurs, nous sommes le seul pays en Europe à ne pas négocier à la... baisse cette contribution. Voilà la réalité. La Macronie peut raconter autant de mensonges qu'elle le souhaite. La vérité, les Français la connaissent, savent pertinemment que le Rassemblement national veut en finir avec cette immigration totalement anarchique que nous subissons. La réalité, c'est que les Français veulent concrètement en finir avec cette immigration et que le candidat que vous représentez... est responsable pour partie de la situation. Vous avez déjà interpellé sur,
justement, je vais vous montrer les images, sur le pacte asile-immigration voté au Parlement de Bruxelles et par la Commission. On va regarder ces images de signatures de mémorandum parce que c'est vrai qu'on se pose la question de savoir quelle est la nature de ce document signé par le président de votre parti, le RN, Jordan Bardella, à ses côtés, le président de Reform UK, le chef de file du parti nationaliste britannique, Nigel Farage. D'abord, c'est purement formel ce document, puisqu'ils ne sont pas aux affaires, on est bien d'accord. À quoi s'engagent-ils, même s'ils ne sont pas au pouvoir ?
Je précise que Nigel Farage et le Rassemblement national ne partagent pas des idées communes sur de nombreux points et que nous sommes en désaccord sur de nombreux points. Mais sur la politique migratoire, nous avons effectivement des points sur lesquels nous sommes d'accord. Nigel Farage tient à protéger les frontières de son pays comme nous tenons à protéger les frontières de la France. Donc, Jordan Bardella. est allé signer cet accord. C'est un accord qui permettra dans le futur, quand Nigel Farage sera aux responsabilités et que nous le serons, de pouvoir travailler ensemble à la protection de nos frontières. Et le but, il est de réduire drastiquement, évidemment, l'immigration dans nos pays respectifs. Donc si vous trouvez qu'être lamentable, c'est de protéger nos frontières, vous en témoignerez devant les Français, mais vous savez très bien que les Français sont très favorables à la protection des Français. Moi,
je l'ai lu ce texte. Il est question. M. Bardella a signé, vous avez vu les images. Il est question, M. Bardella s'engage à ce que, lorsqu'il sera, Dieu nous en garde, mais si jamais les Français faisaient ce choix libre, il dit que la France s'engage à récupérer sur le sol français les migrants qui seraient interceptés dans la Manche. Donc d'une certaine manière, il sous-traite le Royaume-Uni. M. Farage a sans doute gagné ce duel face à M. Bardella. Il sous-traite la question de la gestion des migrations, de la frontière extérieure de l'UE, qui est celle de la France, à la France. Et d'une certaine manière, M. Bardella accepte, il se soumet. Encore une fois,
peut-être que M. Bardella n'a pas compris ce qu'il a signé. Soit il n'a pas compris ce
qu'il a signé, soit il est dans une position incroyable de soumission à l'extrême droite britannique. Et là encore, c'est bien d'avoir des mots fermes, mais allez voir ce qu'a signé votre candidat. Il a pillé la parole
sur l
'immigration Il n'y avait pas ça dans le texte ?
Arrêtez
de raconter. Il n'y avait pas ça dans le texte qui était signé ? On ira
vérifier, parce que je n'ai pas lu ce texte. Sinir et
réussir à en placer une, à un moment donné, ce serait assez intelligente. C'est ce que vous faites de vivre au débat. Vous passez votre temps à couper la parole. Votre seul argument,
c'est la victimisation quand vous n'avez pas quoi répondre. Monsieur, les
Français savent pertinemment que nous sommes attachés à nos frontières et que nous voulons lutter contre l'immigration massive. Ce texte... prévoit une coopération pour protéger nos frontières respectives. De quelle nature la coopération ? Elle est de nature diverse et vous le savez. Qui s'occupe du traitement des migrants interceptés dans la Manche ? Si on peut réussir à finir une phrase, on arrivera à expliquer les choses. Je ne suis pas du tout gêné, on est tout à fait transparent. Et d'ailleurs, les Français qui nous regardent peuvent librement aller consulter ce texte en anglais ou en français, peu importe. Ce texte prévoit la protection des frontières. Ce texte prévoit à nos téléspectateurs
qui n'arriveraient pas à nous suivre parfaitement. Il n'a pas de valeur normative. C'est un accord
pour la
philosophie de la vision sur ces sujets-là. avec la Manche, entre nos deux
pays, sur la question migration. Il est de la responsabilité de la France de ne pas laisser des clandestins se rendre en Angleterre, comme il est de la responsabilité de l'Angleterre de ne pas laisser des clandestins venir sur le territoire français. C'est le sens de cet accord, c'est le respect de nos frontières, c'est la protection de nos frontières respectives. Ce que ne fait pas la France aujourd'hui, ce que ne fait pas l'Angleterre malheureusement, aujourd'hui, beaucoup de clandestins traversent la Manche, d'ailleurs avec des drames humains, puisque je le rappelle, les morts dans la Manche sont très nombreux. Du fait aussi de ce laxisme généralisé.
Emmanuel Macron s'est dit opposé à ces fameux centres de retour, avec ces pays dits tiers sûrs pour externaliser les demandeurs d'asile. Le Rwanda a été évoqué, cet accord avec le Danemark et d'autres pays. Le pays n'est pas mentionné. Gabriel Attal, lui ? Il est aussi
en désaccord avec ces fameux hubs. Pourtant,
le pacte a été voté par votre groupe. Mais parce qu'encore une
fois, il y a des choses qui sont importantes dans ce qui a été voté. Nous, nous sommes pour être intraitables avec les personnes qui sont en situation régulière, pour renforcer les retours à la frontière, pour mieux traiter. Parce qu'en fait, partager les demandes quand elles arrivent, les partager entre tous les États membres, ça veut dire les traiter plus rapidement. Et donc, pour les personnes qui se voient refuser l'asile, ça veut dire les renvoyer plus rapidement dans leur pays. Nous, nous sommes des pragmatiques, contrairement à d'autres qui sont des idéologues et qui rejettent tout en bloc.
Et européens, votre groupe est contre, mais l'ensemble des parlementaires centristes, on va les appeler comme ça, a voté pour majoritairement. Et vous, qui êtes plutôt pour, vous êtes opposé au niveau européen à l'ensemble des mesures du pacte. Ils comprennent qui pourra. Je laisse nos téléspectateurs juger de ce duel. Je vous remercie. Ce sont aux pays de
décider de leur politique migratoire et certainement pas à Ursula von der Leyen.
C'est dit. Merci à vous, Yoann Gilles et Zazab, d'être venus pour inaugurer ces duels politiques dans l'Avent 20h.