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Bonjour, bienvenue dans Dimanche en politique, un invité exceptionnel aujourd'hui puisque nous recevons Christian Estrosi. Bonjour. Bonjour. Christian Estrosi, merci d'avoir accepté notre invitation. Ancien maire de Nice, président délégué de la région Sud et vice-président du parti Horizon d'Edouard Philippe. Depuis le mois de mars, depuis votre défaite, vous vous êtes exprimé dans la presse écrite, un peu en télé, notamment lors du 14 juillet, mais jamais dans un format long. Nous sommes ensemble pendant 30 minutes. Merci donc de nous avoir choisis. On va revenir d'abord sur le mois de mars. Au soir de votre défaite, je me souviens que vous aviez dit « je ne suis plus un homme politique ce soir ». Est-ce que c'est toujours le cas ? Apparemment non, puisque vous êtes ici.
Je ne suis plus un homme politique au sens politicien du terme. Je m'intéresse à la vie politique. J'ai des convictions qui sont restées les mêmes depuis toujours. Gaulliste social, pour les libertés d'entreprise, pour l'autorité de l'État, pour les valeurs républicaines. Mais je n'ai pas l'intention, en tout cas, d'être engagé de nouveau dans la vie politique très directement, ni de faire campagne au-delà de l'accompagnement que j'apporte à Édouard Philippe dans sa campagne. Et je rentre dans un temps nouveau de ma vie. On va peut-être en discuter. On va
parler un petit peu de vous avant de passer à votre bilan. Comment on passe de tout à rien ? Il y a quand même 18 années de mandat, 3 mandats, et puis d'un coup tout s'arrête. Déjà, est-ce que c'est un choc psychologique
ce n'est pas un choc psychologique. Vous savez, il faut toujours se dire, quand on connaît une épreuve comme celle-là, parce que c'est une épreuve malgré tout, une déception, mais il faut toujours la comparer avec des choses tellement plus graves. Moi, je pense toujours à celui qui a perdu un être cher. Dans l'attentat du 14 juillet, un papa, une maman, un enfant, est-ce que j'ai le droit de me plaindre d'avoir perdu une élection ? Ce n'est pas une attitude très noble de la part d'un homme politique qui est censé gérer les souffrances, les épreuves, et puis à un moment, c'est un accident de parcours, il a perdu, et on se dit qu'il faut mieux en... en tirer une leçon de vie quelque part, pour s'ouvrir à d'autres opportunités, relever d'autres défis. Je vais vous dire, j'ai plutôt tiré du bonheur à ce moment-là. de mesurer à quel point j'avais eu la chance d'avoir des gens qui me fassent confiance dans la vie, confiance pour me confier des responsabilités ministérielles, confiance dans ma carrière sportive pour me permettre d'être un de ceux qui, dans les championnats du monde de bonne époque, puissent remporter des titres et surtout remercier les Niçois qui, pendant 18 ans, ça n'est pas rien, m'ont renouvelé systématiquement leur confiance pour me faire l'honneur. d'être leur
maire. Quand on s'était vu entre les deux tours, on s'est vu pour des entretiens séparés entre les deux tours. On avait vu vous, Éric Ciotti et Juliette Chanel. C'était à Nice. Je me souviens très bien, comme si j'y étais, vous nous aviez dit, au premier tour, en fait, les gens sont allés au ski, ils n'ont pas mesuré l'importance de l'élection, et puis ils vont venir dimanche, et puis ça va bien se passer. Est-ce que c'était un artifice de communication ce jour-là, ou est-ce que vous étiez dans le déni un petit peu quand même
n'imaginais pas un seul instant, je vais vous le dire, qu'il y ait une telle complicité entre la gauche et l'extrême droite. Alors que j'avais vécu des campagnes républicaines dans un sens ou dans l'autre, je ne l'imaginais pas.
Elle n'avait pas arrêté de le dire, Juliette Chanel, qu'elle se maintiendrait. Oui, mais vous dites toujours ça dans un premier
tour. Maintenant, tout le monde sait que ça faisait des mois, des mois et des mois qu'ils discutaient entre eux, qu'ils étaient d'accord entre eux. Mais tout ça n'a pas d'importance. C'est fini, je suis sorti de là. On ne va pas refaire la campagne électorale. Vous m'avez invité pour qu'on parle de mes 18 ans. Donc je ne vais pas reparler du mois de mars. Le mois de mars, c'est rien à côté des 18 ans. C'est intéressant
de savoir combien vous l'avez vécu. Je
suis monté dans un rêve de toujours, à 6000 mètres, au sommet de l'Afrique, au Kilimanjaro, où j'ai fait mon vide grenier. Et tout ça est passé derrière moi. Je me suis toujours, dans ma vie, comporté comme quelqu'un qui préférait regarder devant et jamais derrière. Alors vous confirmez juste quand même que vous ne l'aviez pas trop
vu venir, cet échec.
'est vrai parce que j'ai sans doute commis un péché où je n'ai pas mesuré à quel point. Au fond, les choses ont évolué très vite, surtout dans la période post-Covid. Ce que je n'avais pas vécu lors de mes premiers mandats, j'avais dit lorsque j'ai quitté mon dernier ministère, c'était celui de l'industrie. Je veux sortir de la politique politicienne et me consacrer à ma ville. Cette ville qui m'a vu naître, cette ville où j'aime à la fois la ville, ses couleurs, ses reliefs, ses saisons, et les hommes, les femmes, les enfants qui la font. Tout me donnait le sentiment qu'une élection municipale, jusque-là, c'était autre chose qu'une élection nationale, où la politique politicienne prenait le pas à un moment sur les réalisations quotidiennes. Tout le monde se plaît à dire, incroyable la transformation de cette ville, l'attractivité de cette ville. Je vous promets qu'on y revient. Et on voit qu'au fond, c'est prononcé autrement sur ce qu'on attendait d'un maire. pour poursuivre ou pas le parcours qui avait été le sien.
Juste une parenthèse, Christian Estrosi, vous deviez sortir un livre. D'ailleurs, il devait s'appeler Maire. Est-ce que le projet est toujours en cours ? Est-ce que ce livre, il va sortir ?
Non, il ne sortira pas, puisque je ne suis plus maire. Non, mais un autre, avec un autre titre. Mais j'écris tous les jours, je suis dans ce temps... où ça fait beaucoup de bien, vous savez, de consacrer une heure de temps à écrire ici et là. Ça vous ouvre l'esprit, ça vous amène à la réflexion. Je n'ai pas d'esprit de revanche, je n'ai pas d'amertume. C'est un livre je tire des leçons de vie, où je parle... de ce que j'ai pu apprendre des autres, d'anecdotes exceptionnelles que j'ai pu vivre dans mes parcours en Outre-mer, dans des moments de rencontres privilégiées avec un chef d'État, avec Jacques Chirac, avec le président chinois lorsqu'il est venu à Nice, et bien d'autres anecdotes encore qui font sourire pour certaines, qui peuvent faire pleurer pour d'autres. et qui sont des leçons de vie. attendra la sortie, prochainement. Et comme ça, ça vous donnera l'occasion de me revoir, non pas en tant qu'homme politique, mais en tant qu'écrivain. Le
bilan, Christian Estrosi. Vous avez donc été maire de Nice pendant 18 ans. Ça fait trois mandats. Quand on fait trois mandats, effectivement, on a un bilan. Alors, vous venez de dire, en gros, si j'ai bien compris, que ce que vous n'avez pas mesuré, c'était l'importance de la politique nationale dans l'élection municipale, des accords, selon vous, entre Éric Ciotti et Juliette Chanel. Question, est-ce que vous n'avez pas perdu aussi à cause de votre bilan
bilan n'est que ce pour quoi j'avais été élu en 2020, puisqu'il a respecté strictement les engagements que j'ai pris devant les Niçois et les Niçois, et que j'ai remplis à près de 90%. Pourquoi ai-je fait 60% sur ce projet que j'ai réalisé ? Ma seule explication, et vous voulez revenir là-dessus, c'est bien dommage. Mais sincèrement, lorsque je vois les milliers de gens qui étaient à l'ouverture du tunnel de sortie de la voie Matisse pour sa livraison, ouvrage commencé par Jean Melsin il y a 52 ans, vous vous dites, vous avez réalisé là quelque chose qui était très attendu pour gagner 20 à 25 minutes tous les jours pour sortir de Nice. Lorsque vous avez 5000 personnes à la livraison de la tranche 2 de... de la coulée verte qui sont là enthousiastes et qui, dans les semaines qui suivent, viennent par milliers, tous les week-ends, tous les mercredis, avec les enfants pour jouer. Vous vous dites, c'est en train de produire le même effet que la coulée verte numéro un. Lorsque vous livrez l'hôpital Pasteur après 18 ans de chantier pour les dernières étapes qui étaient ceux de la cardiologie, de la pneumologie ou du grand caisson hyperbar, vous vous dites que vous avez apporté... à la ville, des conditions sanitaires pour la protéger, qui, quelque part, doivent marquer les choses. Je n'ai pas l'impression que ce soit un bilan. Et surtout quand vous la laissez, je termine juste là-dessus, excusez-moi, ça peut paraître long, mais avec 6,9% de taux de chômage, c'est-à-dire... qu'une ville qui a longtemps été au-dessus de la moyenne nationale et qui est en dessous de la moyenne nationale, qui a connu de la croissance, qui a connu un surplus de population de 25 000, qui est passé de 23 000 étudiants lorsque j'ai été élu à 51 000, avec de grandes écoles qui se sont ouvertes à Nice, je me dis quelque part... Justement, Christian Espozy, après
l'élection... J'ai pas péché avec mon bilan. Après l'élection, on a souvent reçu vos proches, on a reçu Philippe Pradal, on a reçu Anthony Boris, ils ont tous dit... bon, ils vous l'ont sûrement dit, qu'il fallait faire une autocritique. On a l'impression, quand vous reparlez de la coulée verte, quand vous reparlez du tunnel, de la voie Matisse, quand vous reparlez de ce que vous avez fait, de votre bilan, donc, et d'accord pour le faire, pour en reparler, on a l'impression qu'à aucun moment vous vous dites peut-être que dans ce bilan il y a eu des erreurs. C'est ça que je ne comprends pas.
Non, je n'ai pas le sentiment qu'il y ait eu des erreurs, parce que vous savez, ce bilan... Mais c'est peut-être
le sentiment des Niçois.
Mais je le respecte si c'est le sentiment des Niçois. Mais en même temps, personnellement, je n'ai pas le sentiment d'avoir commis d'erreur. Vous savez, pour moi, l'erreur serait été que dans 20 ans, dans 20 ans, parce qu'on est dans le temps de l'immédiateté aujourd'hui. On dise, parce que nous sommes rentrés dans cette période où le réchauffement climatique, on sort de 70 jours de canicule, les gens voient bien et on n'est pas à l'abri pendant cet automne d'avoir... comme on a eu dans l'Adurance il y a quelques jours, comme l'Himalaya l'a vécu et comme d'autres en Europe le subissent, des intempéries extrêmement ravageurs. Moi, je ne voudrais pas que dans 20 ans, je ne voulais surtout pas que dans 20 ans on dise, mais quel était ce crétin de mer qui était là il y a 20 ans, qui n'a pas fait ce qu'il fallait quand il fallait le faire. Alors peut-être que ça ne peut pas être compris que je fasse une grande station de traitement des eaux usées. qui protège pendant le siècle à venir les niçoises et les niçois d'avoir de l'eau potable au robinet, là où je ne suis pas sûr qu'à l'ouest et à l'est, sur le littoral méditerranéen, tout le monde ait cette chance. Peut-être que l'on produise des énergies renouvelables avec la géothermie dans la vallée du Var, avec l'unité de valorisation des énergies produites par la station de traitement des déchets à 5-6 centimes le kilowattheure, là où sur le marché l'état 28 ou 34 centimes le kilowattheure. Les Niçois ne l'ont pas. Je crois surtout qu'il n'y a pas eu de débat. Je crois qu'il y a eu de l'anti-jeu, qu'il n'y a pas eu d'arbitre et qu'à aucun moment, on est rentré dans le fond de ça parce que j'avais des adversaires qui ne voulaient surtout pas qu'on en parle. Alors
justement, vous allez voir, on va reparler un peu de votre bilan aussi de façon indirecte. Dans le bilan que vous avez laissé, il y a deux choses qui ont disparu. Il y en a une qui peut paraître un peu plus anecdotique, c'est l'Airon Man. Et puis il y en a une qui est importante, c'est les jeux. Je voudrais qu'on prenne deux exemples, les jeux. Le pôle de glace, donc, il ne sera pas à Nice, comme vous le souhaitiez. On voit des images de Renaud Muselier, là, qui passait le drapeau au jeu de Cortina Dompezzo. Le pôle de glace, il ne sera pas à Nice, mais il sera à Lyon. Il y a eu plusieurs choses, mais surtout un gros désaccord avec l'équipe qui vous a suivi sur l'utilisation du stade de l'Alliance Riviera. Vous disiez que ce n'était pas très grave, finalement, pour le jeu de Nice d'aller jouer ailleurs. Peut-être n'avez-vous pas compris que c'était... C'était ce que pensait la majorité des Niçois. Ça les embêtait finalement de perdre leur stade de foot et qu'ils préféraient garder leur stade de foot plutôt que d'avoir des Jeux.
Écoutez, si vous attendiez de moi d'avoir une vision à court terme, je ne pense pas comme vous du tout. Je pense qu'on sortait des Jeux de Milan. Les Jeux de Milan, ça a été plus d'un milliard d'euros de retombées économiques. Ça a été des milliers d'emplois. Ça a été des images dans le monde entier. C'est un label olympique qui restera pour l'avenir et la vie entière de l'avenir des Milanais. Et que dans mon bilan, de mes 18 ans, il n'y a qu'en 2024, j'ai gagné comme à Milan. Pour la ville de Nice, le pôle glace qui représente 60% de la billetterie des Jeux Olympiques, avec à la clé des équipements qui allaient rester au Niçois. Qu'est-ce que c'est avoir cinq matchs de foot qui se jouent ? à 500 mètres dans le stade de rugby. 5 ou
plus ?
Mais non, je vous assure que non. On verra tout de suite. On n'aura pas perdu du temps là-dessus. Et puis ça serait 6 que ce ne serait pas grave. À 500 mètres dans le stade dont on avait lancé la procédure pour le rugby. pour le construire aux Arboras, pour 15 000 places, où les supporters de l'OGC Nice que j'avais rencontrés m'avaient dit, ça risquerait de tellement nous plaire, puisque la plupart des matchs de l'OGC Nice, sauf quand ce sont les grandes équipes qui se rencontrent, se font entre 12 et 15 000. Et il m'avait dit, peut-être que ça pourrait trop nous plaire et qu'on voudra rester là-bas. En échange, avoir, alors que vous avez une patinoire obsolète à Nice, qu'il va bien falloir que la municipalité à un moment... refasse ou en construise une autre et qui va lui coûter une fortune. On avait pour 23 millions d'euros une patinoire olympique qui coûtait 80 millions d'euros. On avait 400 millions d'euros de chantier payé par le Cojo et la Solideo. pendant les quatre ans qui viennent, pour remplir les bons de commande de nos entreprises, dont on voit aujourd'hui qu'ils ont du mal à les remplir, avec toute la sous-traitance de notre région, qui n'attendait que ça. Et un milliard d'euros de retombées économiques pour nourrir l'hôtellerie, la restauration, le commerce, et laisser à jamais les anneaux olympiques sur la ville de Nice. Je ne pense pas que ce soit cinq matchs de foot en 2030. Qui traumatisait vraiment les gens.
Christian Estrosi, l'Ironman, ça peut paraître anecdotique, mais il n'aura plus lieu à Nice. La nouvelle municipalité le présente comme une question de budget. La question là aussi, est-ce qu'il vaut mieux avoir l'Ironman avec des finances peut-être en péril, ou pas d'Ironman et une taxe foncière en baisse ? Alors ça repose le problème des finances de la ville, on ne va pas le refaire ici parce qu'on l'a fait 50 fois le débat. Vous aviez réclamé un audit des finances de la ville, où ça en est
'est M. Ciotti qui a dit au mois de juin dernier « Je lance un audit de la ville de Nice et je le rendrai public au mois de juillet ». Il ne l'a pas rendu public. Je lui demande solennellement de rendre public cet audit dans son intégralité, qu'il ne se soit pas tronqué avec un extrait d'une page ou d'une autre page. Dans son intégralité. Il le doit au Niçois. Il est payé par les contribuables niçois. Il doit le rendre. Qu'est-ce que vous attendez de cet
audit ? Comment ? Qu'est-ce que vous attendez de cette audite ?
La réalité de ce que nous savons du compte administratif 2026, du 25 voté en 2026, de l'Institut Montaigne, de Klopfer, il ne peut pas dire... autrement que la note de 17 sur 20 que nous avions, de nos 7 ans de capacité de remboursement de la dette, c'est-à-dire très peu par rapport au plafond de 12 ans, des 80 millions d'euros d'épargne brute que nous avons dégagé, c'est-à-dire ceux qui donnent confiance dans les banques pour que vous investissiez chaque année, et nous avons encore augmenté notre capacité d'investissement à 110 millions d'euros sur l'année 2026. On ne va pas refaire tout ce débat. Simplement, ça m'étonnerait. qu'on y voit des choses très différentes. Simplement, je veux dire une chose, le raisonnement qui consiste à dire, pour faire des économies, je ne paye pas l'Ironman, je ne paye pas l'arrivée du Tour de France, je ne paye pas tel ou tel événement culturel, sportif, économique, vous savez ce que ça produit ? Ça produit que vous perdez des emplois. Ça produit que vous ne remplissez plus votre hôtellerie. Ça produit que vous ne remplissez pas vos restaurants. Ça produit que vous ne nourrissez plus le commerce local. Ça produit que vous perdez des emplois. Et vous rentrez dans un cercle où le rôle d'une collectivité, ce n'est pas de faire des économies dans un petit cochon. Le rôle d'une collectivité, c'est de soutenir ses concitoyens. Vous avez l'impression qu
'aujourd'hui... Oui, mais il y a une règle d'or. Non, mais est-ce que vous avez l'impression que la politique d'Eric Chiotty aujourd'hui, c'est de faire des économies dans un petit cochon ?
Mais comment ne pas respecter cette règle d'or ? Il y a un grand président américain qui l'a décliné comme moi, c'est Ronald Reagan, d'accord, qui consiste à dire si on n'investit pas... pour avoir des retombées économiques et soutenir l'activité et l'emploi, ça veut dire que la production chute, ça veut dire que le commerce chute, ça veut dire que l'activité économique chute, et ça veut dire qu'en retour, vous rentrez dans un cercle où forcément la collectivité ou l'État... à moins de recettes, puisque comme il y a moins de recettes dans l'activité de l'entreprise, il y a moins de recettes fiscales pour la collectivité. Et petit à petit, c'est la pente vertigineuse. De toute façon,
on verra. Les mois qui viennent vont nous donner la réponse. Christian Estrosi, je vous donne un repère. Il nous reste 7 minutes, ça passe vite. Les affaires. Alors, pourquoi je vous en parle ? On n'a
pas fini sur le bilan.
Ça fait partie du bilan. Il y a 13 procédures qui vous visent de près ou de loin. Alors, on va être extrêmement rigoureux. Vous êtes visé personnellement dans 7. Il n'y a aucune mise en examen. Vous êtes juste témoin à insister dans l'affaire de la sécurisation de la promenade. Le soir de l'attentat, il y a eu une garde à vue sans poursuite. C'était l'Eurovision Junior et le Nice Climate Summit. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que vous parlez de votre bilan. Mais tout ça, ça fait partie de votre bilan. Ça fait partie des 18 ans dont on a parlé tout à l'heure. Tous les maires... de toutes les communes de France ne sont pas citées dans sept affaires. Sept, le chiffre.
Alors, dans ces affaires, comme vous dites, vous avez à la fois celles qui sont diligentées par mon successeur et celles à visage masqué qui sont des lanceurs d'alerte anonymes. Oui, c'est des articles
40, c'est-à-dire ce sont des signalements au procureur de la République.
Lanceurs d'alerte anonymes, c'est-à-dire ce qu'il y a de plus lâche. Ne pas être à visage découvert. Moi, vous savez, je suis à visage découvert. Tous
ne sont pas anonymes. Il y en a certains qui ont été faits par Jean-Christophe Picard. Tous ne sont pas anonymes. Oui, mais beaucoup le sont.
Et puis, ceux qui ne le sont pas, vous savez, aujourd'hui, un article 40, c'est quoi ? Je signale. Et c'est normal, le parquet ouvre une enquête préliminaire pour voir ce qu'il y a de vrai ou de faux. On voit des images de Lou Festin-Lissart,
c'est la dernière affaire dont on a parlé, qui était en 2025. Allez-y, allez-y. Je vous parle de ça parce que ça fait partie du bilan aussi. Ça fait peut-être partie aussi de l'autocritique que vous n'avez pas faite. C'est ça qu'on veut dire.
Mais on se demande pourquoi il y a six affaires qui sont ouvertes dans les six mois qui précèdent une campagne électorale. Elles sont diligentées par qui ? Elles sont instrumentalisées par qui ? On instrumentalise la justice qui ne se laissera pas instrumentaliser d'ailleurs. Pourquoi et comment ? Des méthodes que je n'ai jamais utilisées. Mais par contre, j'ai souvent lu ou écouté vos comptes rendus ou lu la presse locale sur les fichiers de mon successeur. handicapés, religions, ceci, cela, avec des enquêtes préliminaires d'ouvertes. J'ai lu des places de parking devant sa permanence utilisées, peut-être, puisque c'est aussi une enquête préliminaire, je ne sais comment, des doubles emplois entre conseil départemental et assistant parlementaire avec enquête préliminaire, utilisation de ceci ou cela, et ça... Pardon, moi je ne l'ai jamais utilisé, jamais instrumentalisé. Donc lorsque je vois ce cumul de députés, de la question d'un parti politique, du conseil départemental, de la mairie maintenant, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Pour moi, au fond, essayer de... de jeter tout ça et cette opprobre à la figure, c'est un peu un hommage du vice à la vertu.
Vous avez dit il y a cinq minutes que vous étiez sans rancune.
je suis sans rancune. Là, non. Mais non, je suis sans rancune. Je suis sans rancune dans le sens que je ne suis ni revanchard, dans le sens que je ne veux revenir dans les affaires publiques de la ville de Nice à aucun moment et que je suis soucieux naturellement de l'avenir de ma cité. Et j'espère qu'au fond... Même si pour moi, la pire des choses est de voir une grande ville de France dirigée par l'extrême droite et un partenaire de Marine Le Pen, ça pourra malgré tout éviter à ma ville de tomber dans un déclin économique et social. Parce que j'aime trop ma ville pour la voir tomber dans un déclin économique et social, tant et si bien que je préfère sa réussite que son échec.
Christian Estrosi, vous préférez sa réussite ? Je
préfère la réussite de ma ville à l'échec de ma ville.
Oui, d'accord. Je croyais que vous parliez d'Éric Ciotti, c'est pour ça que je n'avais pas très bien compris. Vous parliez de la ville. Et
ça voudrait dire qu'il y contribuerait.
vous voyez, il nous reste trois minutes, quand vous vous croisez, vous voyez beaucoup de Nisseaux en ce moment, dans la rue,
qu'est-ce qu'ils vous disent ? Ils me prennent dans leurs bras, ils pleurent. D'autres, très courtoisement. Non, pas tous. Mais vous savez, quand je vais à mon petit bureau de poste, place du commandant Jérôme, je vois les gens, ils sont là, ils me proposent de passer devant eux. Je leur dis non, non, vous savez, maintenant je suis un niçois parmi les niçois. Avant, quelqu'un venait chercher un recommandé pour moi. Maintenant, je viens le faire moi-même. J'étais chez mon opérateur pour ma boxe l'autre jour, avenue Jean Médecin. C'était plein. Les gens sont étonnés. Ils viennent vers moi, ont envie de prendre un selfie. Je m'appelle quelquefois monsieur le maire. Je leur dis non, non, je ne suis plus le maire. Appelez-moi Christian. Mais non, on ne pourra jamais. Bon, alors je ne vous dis pas. Vous savez, il y a le regard bienveillant de celui qui, sans doute, a voté pas pour moi, mais qui est bienveillant. Et je ne pense pas qu'il ait de la malveillance à mon égard et qu'il soit si enthousiaste que ça. Et puis il y a celui, parce qu'il y en a quand même 38%, c'est pas rien, qui est triste. me tend la main, me regarde avec émotion dans les yeux, et ça me rend heureux en même temps. Christian
Estrosi, l'avenir, il nous reste très peu de temps. Je rappelle, parce que je l'ai dit au début, que vous continuez à assiéger à la région, vous êtes président délégué de la région. L'avenir local, est-ce que vous pourriez vous représenter à des élections ? Très vite, les législatives en 2027 par exemple ? Absolument pas. Donc ça c'est non. L'avenir national, est-ce que vous allez participer à la campagne d'Edouard Philippe ? Je vous l'ai dit, je conseillerai
et j'accompagnerai Edouard Philippe parce que c'est celui, je pense, qui est le mieux placé pour rassembler la droite gaulliste. le centre pour éviter que nous n'ayons ou l'extrême droite de Le Pen ou l'extrême gauche de Mélenchon qui ne l'emportent.
Vous me répondez très vite parce que c'est fini. Est-ce qu'aujourd'hui, là, aujourd'hui, six mois après, vous êtes mieux dans votre peau que ce que vous étiez avant, plus détendu
Je suis heureux, heureux d'avoir plus de temps à partager avec ma famille, avoir le temps de faire faire ses devoirs à Bianca et heureux de me tourner aussi dans ma méditation vers de très très beaux projets que vous aurez l'occasion. de découvrir petit à petit.
Et vous reviendrez pour en parler. Merci beaucoup, en tout cas, de nous avoir choisis pour cette première grande rentrée politique en télé, en tout cas. Et dimanche prochain, vous trouverez Nathalie Layani pour une émission consacrée au festival de Moinsartou. Très bel après-midi. À la semaine prochaine.
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