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Je suis ministre délégué auprès du ministre de l 'Europe et des Affaires étrangères et c 'est à ce titre que je m 'exprime.
Ce n
'est
pas simplement une indélicatesse, c 'est inadmissible ce que vous venez de faire.
À l 'Assemblée nationale, le choix du ministre du Commerce extérieur pour répondre à une question sur l 'esclavage a fait bondir les élus ultramarins. Ce mercredi 1er avril, lors de la séance des questions au gouvernement, le député de Guadeloupe Max Mathiazin a adressé une question au Premier ministre concernant l 'abstention de la France lors du vote aux Nations Unies d 'une résolution reconnaissant l 'esclavage et la traite transatlantique comme le plus grave crime contre l 'humanité.
L 'abstention de la France est une faute politique, une faute contre l 'histoire. Une faute contre la mémoire. La France a raté l 'occasion majeure de rappeler devant le monde entier l 'infamie de ses crimes et de faire la face à sa propre histoire. Dans le contexte actuel qui attise les violences et le racisme, comment la France en sentait -elle réparer la mémoire ? Avec les femmes et les hommes qui portent en eux les souffrances de leurs ancêtres arrachés à leur terre d 'Afrique, déportés dans les colonies françaises et mis en esclavage.
Même si la question était bien adressée à Sébastien Lecornu, l 'usage veut que le Premier ministre ne réponde qu 'aux questions posées par les présidents de groupe, charge au ministre de répondre aux autres députés. Dans ce cas précis, le ministre des Affaires étrangères Jean -Noël Barraud aurait normalement donc répondu aux députés. Sauf qu 'il est actuellement en visite officielle au Japon avec le président Emmanuel Macron. Et le choix de son remplaçant a provoqué la colère des élus ultramarins.
La parole est à présent à monsieur Nicolas Faurissier, ministre en charge du commerce extérieur.
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Monsieur le député, je suis ici aussi pour représenter le ministre Jean -Noël Barraud qui ne peut être présent. Je veux vous dire que j 'entends bien votre question, que je partage sur le principe comme l 'ensemble du gouvernement. Si je peux terminer, comme l 'ensemble du gouvernement, les références historiques à la tragédie que représente l 'esclavage, je veux vous dire, monsieur le député, au nom du gouvernement, que face à cette tragédie... La France s 'est mobilisée depuis plusieurs décennies pour la mémoire de l 'esclavage, de ses victimes et de ceux qui l 'ont combattue. Il y a 25 ans, avec l 'adoption de la loi dite Taubira, tendant à la reconnaissance de la traite de l 'esclavage en tant que crime contre l 'humanité. Deuxième point, nous avons créé aussi en 2019 une fondation pour la mémoire de l 'esclavage qui travaille à faire progresser.
Je
présente le gouvernement, s 'il vous plaît.
Est
-ce que l 'on peut écouter la réponse du ministre ? qui représente l 'ensemble du gouvernement.
Je
suis
ministre délégué auprès du ministre de l 'Europe et des Affaires étrangères. Et c 'est à ce titre que je m 'exprime.
Je tiens au nom du groupe GDR à vous dire, monsieur le ministre du Commerce, que c 'est un scandale, mais je m 'adresse surtout au Premier ministre. Ce n
'est
pas simplement une indélicatesse. C 'est inadmissible ce que vous venez de faire.
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