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Bonjour, aujourd'hui nous recevons Sylvain Carrière. Bonjour. Soyez le bienvenu. Merci beaucoup. Alors nous vous recevons dans le cadre des Entretiens de la Glorieuse que nous publions tous les mardis depuis 10 ans. Voilà, vous êtes député LFI, vous êtes élu sur la circo, partagé 7, Montpellier, Frontignan, Ballaruc, Pignan. Pas 7, c'est la limite de Ballaruc. Pas la limite de Montpellier. Juvenia, Grabel, Selle-Neuve, Hôpitaux, Faculté. Voilà, vous êtes... Alors, la semaine dernière, nous avons publié un article en disant que vous étiez le député éroleté qui a le plus d'activités. C'est vrai, j'ai vu ça. J'ai vu votre article. Avec les meilleures notes, donc 46% de participation au vote, 92 amendements déposés, classé 33e sur 576. 'est ça, tout à fait.
Vous bossez quoi, vous bossez. Il faut, moi, c'était justement mon engagement de campagne, c'était de dire, c'est vrai que c'est un double mandat, il faut être à l'Assemblée nationale, et on le voit avec les chiffres que vous venez d'évoquer, mais il faut être aussi en circonscription. Et j'avais accordé beaucoup d'importance en 2022, lors de la première campagne, en disant, il faut que je sois en circonscription à la rencontre des habitantes et des habitants des villages que vous venez de citer. Et donc, effectivement, c'est ce que je m'attache à faire beaucoup. La semaine, une grosse présence à l'Assemblée, et en fin de semaine, et le week-end, une grosse présence en circonscription pour rencontrer l'ensemble des habitants. bien, donc avant de passer aux
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questions, monsieur le député, la une de la glorieuse, donc le sujet principal, plan climat, comment la com' nous enfume sur la désimpérabilisation des sols, la végétalisation des places, l'air que l'on respire et la bétonisation. Un sujet.
Un vrai sujet, en plus avec l'été caniculaire qu'on vient de passer, un vrai sujet, d'autant plus inquiétant encore aujourd'hui, comme je le disais, après l'été qu'on vient de passer, mais surtout la veille d'avoir les tenants et les aboutissants du prochain budget prévu par le gouvernement, on voit que l'urgence est grande. et que malheureusement les moyens financiers ne sont pas à la hauteur des enjeux. Et donc on nous prévoit un été le plus clément des prochaines années à venir. Donc il y a urgence à s'adapter et que justement les moyens ne sont pas à la hauteur des attentes et de l'urgence climatique. Deuxième sujet
qui vous concerne, Sylvain Carrière a-t-il voulu gâcher la fête d'Elisabeth Badinter ?
non, alors là vous parlez de l'inauguration qui a eu lieu la semaine dernière à Cournon-Terraille du lycée. Gâcher la fête, pas du tout, mais effectivement je me suis exprimé publiquement puisque c'est un projet que j'ai suivi, puisqu'il concerne de nombreuses villes du territoire et de la circonscription. Donc mon équipe est allée plusieurs fois suivre l'évolution des travaux. Avant l'été, il y a eu une rencontre qui a été faite avec les élus organisés par la région. pour faire le bilan de fin de travaux. Ok, je n'ai pas été convié, donc déjà j'avais alerté en disant comment ça se fait que je ne reçois plus les invitations. Et puis jeudi dernier a eu lieu l'inauguration. de ce lycée qui a eu lieu après la rentrée et inauguration à laquelle je n'ai toujours pas été invité mais pire que ça parce que mon cas en soi est pas très grave parce que d'ailleurs même sans être invité j'aurais pu m'y rendre mais c'est surtout une inauguration qui a été faite sans la population et c'est vraiment l'alerte que j'ai que j'ai donné c'est de dire comment on peut faire une inauguration de lycée qui est quand même l'avenir de notre de notre territoire sans la population et moi ce que ce que je dis c'est que Oui, le lycée, c'est la région et c'est la région qui a organisé les invitations. Mais moi, si j'avais été maire de Cournon-Terral au moment de cette inauguration, il n'y aurait pas eu d'inauguration sans y convier l'ensemble de la population.
Donc vous parlez d'une inauguration à huis clos et vous avez une remarque sur le choix d'Elisabeth Batenter comme personnalité
mais écoutez, c'est un projet, le lycée qui est dans les tuyaux depuis 2018. Donc il y a eu deux équipes municipales avant celle actuelle qui ont travaillé sur ce projet. Et donc là, c'est la finalité. Et effectivement, on ne peut que être... satisfait et honoré d'avoir ce lycée sur la commune. Ce qui est dommageable, c'est qu'il soit fait sans y convier l'ensemble de la population qui, justement, est très fière d'avoir ce lycée sur la commune. Et d'ailleurs, ça se retrouve dans les témoignages que je reçois depuis jeudi dernier, depuis ma prise de parole publique. J'ai de nombreux élus de la circonscription. voire même au-delà, et de nombreux habitants qui encore ce matin dans la rue m'arrêtent, ils me disent que c'est honteux que la population ne soit pas conviée et que le député de la circonscription ne soit pas convié à une inauguration d'un lycée qui concerne l'ensemble des habitants du territoire.
En plus, il y a une petite polémique autour des photos. Je rappelle que vous êtes habitant de Côte-Mont-Seq. Côte-Mont-Terral. Voilà, les photos à la une du quotidien ne font pas état d'un grand pluralisme. Oui,
écoutez, après ça c'est le choix de rédaction, comme je dis, ou d'invitations, ou derrière de publications qui ont pu être faites. Mais vous savez... La
mère du village a été... mais pas sur la photo. Oui, mais vous savez
ça, je pense que la population, au-delà de qui c'est qui est sur la photo, qui sait comment c'est fait, la population est loin de tout ça. Ah, mais c'est ça le pluralisme, quand même. Oui, mais bien sûr. Mais par contre, ce qui était important pour faire vivre justement la démocratie et faire un rendez-vous populaire et festif, comme ça aurait dû être le cas, c'est d'inviter l'ensemble de la population. Et aujourd'hui, je le disais, moi, en tant qu'élu de la République, député de la circonscription, en plus habitant sur la commune, ne pas avoir été conviés, la population ne pas avoir été conviée, et d'ailleurs on a même des associations de parents d'élèves qui ont fait des communiqués en disant même nous, on n'a pas été conviés à cette inauguration. Donc voilà, c'est un petit peu tout ça, mais je pense que toutes celles et ceux qui ont orchestré tout ça ne sortent pas grandir, comme je le disais, que ce soit au niveau des élus ou de la population, d'avoir oublié... Toutes ces personnes ne les grandit vraiment pas et ça n'empêchera pas que ça reste une fierté pour l'ensemble du territoire d'avoir un lycée sur la commune. Qu
'est-ce que cela révèle cette inauguration à huis clos
je ne sais pas ce que ça révèle. En tout cas, on sent quand même à court montéral sur la commune que depuis les élections municipales, la situation est très tendue, que ce soit au niveau de l'opposition avec la majorité, que ce soit au niveau de la presse, puisque je sais qu'il y a eu un muselage aussi de la presse locale sur la commune, que ce soit à mon encontre, puisque par deux fois, par courrier, Déjà quelques jours après l'élection, j'ai envoyé un courrier de félicitations républicaines à la maire en lui demandant un rendez-vous pour parler des sujets de la commune. Je n'ai jamais eu de suite. J'ai refait un courrier un peu plus tard au sujet de la Halle des Sports, puisque une des premières mesures prises par l'équipe municipale en place, ça a été de suspendre le projet de la Halle des Sports, qui allait d'ailleurs... dans le même sens et dans un ensemble avec ce projet de lycée. J'ai de nouveau demandé un rendez-vous auquel je n'ai pas eu suite. J'ai fait la demande deux fois et je n'ai jamais réussi à obtenir un rendez-vous de travail de dossier sur le fond avec l'équipe en place de la mairie de Courmont
-Terrable. Il semblerait que c'est une question de budget, que la Halle des Sports est déplacée, mais pas annulée.
Écoutez, pour le moment, en tout cas, alors moi on m'a dit que... Par réponse au courrier que je viens d'évoquer, que j'ai fait le 14 avril, donc très rapidement après l'élection municipale, on m'a dit qu'effectivement ça allait être décalé. Mais aujourd'hui, personne ne sait, en tout cas, quand je dis personne, c'est la population, ne sait pas quand est-ce ce projet va enfin sortir de terre, comment il va sortir de terre. Est-ce que c'est le projet initial ? Est-ce que c'est un projet revu à la baisse et au rabais qui va être fait ? Et ça, la population a besoin de le savoir. Les associations locales ont besoin de le savoir parce qu'aujourd'hui... On le sait, on était la semaine dernière et la semaine avant au foire des associations, et de partout le constat est le même, il manque de créneaux et de salles pour les associations sportives, culturelles et autres. Donc il y a urgence vraiment d'avoir cette halte des sports, et la population a besoin. de se projeter et de savoir quand et comment va être faite cette salle d'espoir. Est
-ce que vous avez obtenu du ministère une rallonge de subvention pour permettre à la municipalité de boucler le budget de l'espoir ?
Écoutez, j'aimerais pouvoir faire la demande, mais pour ça, comme je le disais, j'ai fait quatre demandes de rendez-vous. à Mme la maire et j'attends toujours un créneau de rendez-vous. Mais elle n'est pas à l'écoute. Écoutez, il faudra lui poser la question. Moi, j'ai fait deux demandes écrites et deux demandes orales, deux rendez-vous pour parler des dossiers de la commune, dont celui de la Halle des Sports, puisque c'était spécifique, mais plus largement de tous les dossiers de la ville, puisque moi, je travaille depuis que je suis élu en 2022, je travaille avec tous les élus du territoire dans le sens de l'intérêt général. Je ne regarde pas leur étiquette, mais je regarde vraiment quel est l'intérêt général d'ailleurs quand il a fallu... appuyé la municipalité de Pignan pour la caserne de gendarmerie. Ça a été fait. Quand il a fallu, dans d'autres communes, sur des projets complètement divers, mais calés dans le sens de l'intérêt général, j'ai toujours été là. Donc là, comme je l'ai fait depuis les élections municipales. Donc j'espère que ce rendez-vous, si Mme la maire de Corontérol, quelqu'un de son équipe, j'en doute pas, nous écoutera, j'espère que je pourrai avoir ce rendez-vous dans les prochains jours pour parler de sujets concrets. Parce que la politique, c'est ça, on peut blablater longtemps. On peut faire des posts sur les réseaux sociaux, mais tout ça ou pas d'ailleurs la population. Mais moi, je ne veux pas en arriver là. Ce que je veux faire, c'est de la politique concrète pour changer le quotidien des habitantes et des habitants du territoire.
Alors, quel bilan tirez-vous des municipales après la défaite de trois de vos soutiens ? Mirval, Grabel et Cournon-Terral ?
alors trois soutiens, c'est vrai. Après, je pense qu'il n'y a aucun lien entre les uns et les autres. C'est vraiment des scénarios complètement différents. Alors après, quoi vous dire, quel bilan ? On ne peut pas tirer un enseignement général de ces trois élections, voire plus largement. Mais là encore, en tout cas, par exemple, si on le voit sur Gravel, il y avait vraiment cette volonté qui ressortait dans la population. Parce que moi, je me suis beaucoup... impliqué notamment entre les deux tours. Je suis allé faire des porte-à-porte tous les soirs, donc j'ai ressenti un petit peu et discuté avec nombre d'habitants. Il y avait cette volonté de changement et de dire, oui, même René Revoile, on le connaît bien, on le connaît depuis longtemps. On salue d'ailleurs ce qui a été fait parce que souvent, on a tendance là un petit peu à tout balayer. enfin Grabelle en 2008 et Grabelle en 2026, ce n'est pas du tout la même commune. Il y a eu des évolutions et d'ailleurs j'ai remis le titre honorifique de maire honoraire de Grabelle à René-Revol samedi, que j'ai demandé à madame la préfète de l'Hérault et j'ai salué justement cette transformation de la ville, que ce soit au niveau de l'emploi, avec le déploiement du territoire zéro chômeur, que ce soit au niveau du social, que ce soit au niveau de l'écologie, avec la mise en place de l'atlas de la biodiversité communale. avec la rénovation, puisque vous en parlez tout à l'heure, la rénovation des écoles aussi, thermique, des cours et tout ça. Donc beaucoup de choses ont été faites quand on voit le déploiement et le développement du quartier de Lavalcia. Tout ça, en tout cas, montre qu'il y a eu des réalisations qui ont été faites, de très belles réalisations et de très bonnes réalisations et qu'on ne peut pas aujourd'hui les oublier, malgré qu'effectivement, il y a eu une aspiration. à un changement. Et puis, de toute façon, j'ai envie de dire le jeu des élections, même si je n'aime pas ça parce que la politique ne doit pas être un jeu, mais de toute façon, c'est le jeu de la démocratie. Si une majorité de la population dans ces trois villages et dans d'autres ont voulu du changement... Ils avaient un bulletin de vote pour le faire. Et d'ailleurs, nous, c'est ce qu'on appelle toujours à faire. C'est que le changement doit passer par les urnes. Et ça a été fait dans ces communes-là. Après, c'est le jeu de la démocratie, encore une fois. Et puis, le bilan sera fait. Et encore une fois, il est fait déjà. Parce qu'on ne peut pas dire, bon, maintenant, c'est fait. On verra dans 6 ans ou on verra dans 7 ans. Non, on voit déjà dans les communes des... des solutions ou en tout cas des décisions qui ont été prises. Et moi, je dis attention, on ne peut pas faire comme s'il n'y avait pas eu les années avant en politique. De toute façon, quand on est élu, on est élu avec un héritage politique de nos prédécesseurs. Et ça, toutes ces communes doivent faire avec. Est
-ce que vous êtes inquiet pour la probable législative qui s'annonce au lendemain de la présidentielle
du tout. Moi, je ne suis pas inquiet. Je fais de la politique pour changer la vie des gens, comme je le disais. Que ce soit mon mandat, il n'y a pas d'inquiétude pour ça. Et dans tous les cas, moi, je suis plus inquiet pour comment... On fait pour vraiment répondre aux attentes de la population. Quand vous voyez depuis quelques jours que dans l'éducation on se mobilise, que les pêcheurs se mobilisent, qu'énormément dans les hôpitaux il y a une mobilisation, ainsi de suite, on sent vraiment cette gronde qui monte dans le pays et donc la politique doit justement répondre. à cette urgence, mais répondre concrètement à ces attentes de l'ensemble de la population. Alors après, il y aura peut-être des élections législatives qui vont arriver. Alors on nous dit après la présidentielle, mais ça peut d'ailleurs arriver peut-être que demain, il y aura des élections législatives, s'il y a des solutions. Peut-être que ça sera un peu plus tard. Vous savez, moi, de toute façon, j'étais militant avant 2022, avant d'être élu. Depuis que je suis élu, d'ailleurs, il y a des élus dans ma circonscription qui... Ils me l'ont reproché directement ou indirectement, ils disaient « Ah oui, mais t'es élu, mais t'es trop militant ». J'étais militant avant, je suis militant aujourd'hui en étant élu et je serai toujours militant demain. Rien ne changera par rapport à ça. Moi, ce que je veux, c'est de défendre la vision que je semble la meilleure pour l'intérêt général. Alors après, il y a des élections, oui, effectivement, et chacune et chacun devra prendre ses responsabilités et voter en fonction de ce qui lui semble bon pour l'intérêt général.
Hier, vous étiez à l'Assemblée nationale.
Oui. Qu'est-ce qui se dit
?
Quelles sont les rumeurs C'était les journées parlementaires comme on a chaque année, rien de plus, rien de moins. C'est de savoir comment on se prépare dans cette rentrée politique. Alors le fait nouveau, c'est que normalement on a toujours ces journées parlementaires à la mi-septembre et qui s'enchaînent par une séance de session extraordinaire et que cette année, le gouvernement a décidé qu'il n'y aurait pas de session extraordinaire et que la session à l'Assemblée nationale commencera le 1er octobre. Alors nous, on a été stupéfaits et choqués par cette décision puisque aujourd'hui, par rapport à toutes les urgences... que je viens d'évoquer mais par rapport à l'été caniculaire qu'on vient de passer avec des moyens pour les sdys notamment qui sont plus que nécessaire et urgent le gouvernement prend le temps et dit bon ben on verra le 1er octobre en attendant circuler et rien à voir c'est quand même un fait nouveau que les députés et que l'assemblée ne siège pas au mois de septembre ce n'est pas normal Et normalement, il y a toujours une session extraordinaire qui aurait permis justement de redonner des moyens et de répondre à cette colère légitime de millions de Françaises et de Français. Alors depuis mars, on vous
sent un peu plus dans la polémique, davantage radicalisé. Est-ce qu'il y a eu un changement depuis les municipales
Aucun changement, aucune radicalité ou autre, comme je l'ai dit, moi j'étais militant depuis 2012 d'ailleurs, puisque ça a été dit de nombreuses fois, et donc plus de 10 ans après, mais plus de 15 ans même après, puisque le temps passe, je continue toujours avec cette même vision de faire de la politique. en tant que militant et aujourd'hui en tant qu'élu, pour changer le quotidien des Françaises et des Français, pas pour faire de la politique politicienne qui n'intéresse personne à part les plateaux télé, mais sinon ça intéresse vraiment personne, mais faire de la politique pour
répondre. Ça intéresse la
télé, ça intéresse
les
réseaux sociaux, ça
intéresse
un peu les gens.
Les gens
regardent la télé et les
réseaux sociaux.
Oui, mais c'est pas comme ça qu'on répond aux urgences du moment, justement. Et si on ne fait que commenter toute la journée, comme le font certains, à être plus sur les plateaux télé qu'à l'Assemblée nationale notamment, à la fin, on est à la situation qu'on est aujourd'hui, avec des colères qui grondent de partout. Moi, je fais de la politique pour répondre concrètement aux attentes des habitants et des habitants de la circonscription, voire de là, puisque c'est un petit peu ce mandat qui est un petit peu fou, c'est qu'on est élu dans une circonscription, mais on est élu de la nation, et donc on doit répondre vraiment à toutes ces
urgences. Parce que quand on parle de radicalisation sur votre circonscription ce matin, il y a le blocage de la raffinerie. Oui,
exactement. Vous êtes au courant ? Je suis au courant. Je les suis en venant justement à votre interview. Et d'ailleurs, juste après cette interview, j'enchaîne les rendez-vous malheureusement, mais je vais rentrer en contact avec eux. Et nous, c'est de dire que de toute façon, toutes ces colères... sont légitimes, elles sont soutenues et justement on apporte des solutions concrètes pour répondre à ces urgences-là. Sur le carburant quand on voit les profiteurs de la situation, les profiteurs de guerre qui s'en mettent plein les poches et quand je dis profiteurs c'est la raffinerie en règle générale qui a fait x4 sur ses marges entre le début de l'été et aujourd'hui, cette situation ne peut plus durer. Et là, effectivement, à Frontiniens, ce qui se passe, et d'ailleurs j'ai un soutien très clair pour l'ensemble des pêcheurs et de la profession avec qui j'échange régulièrement, c'est de dire que cette situation ne peut plus durer et il y a urgence d'agir. Et c'est pour ça que le gouvernement aurait dû convoquer une session extraordinaire, comme on l'a demandé avec mon groupe de la France Insoumise, mais a priori, ils ont autre chose à faire, mais dans tous les cas, ils ne répondent pas aux attentes des Françaises et des Français, et donc la colère continue de monter.
-ce que vous avez compris les attaques contre la cérémonie d'honoraria de René Revol ?
Écoutez, j'ai vu passer des choses sur les réseaux sociaux, je pense, comme tout le monde. Et comme je le disais, non, je ne le comprends pas. Dans le sens où un honorariat, déjà financièrement, et c'est ce que j'ai dit à ma prise de parole, et j'en profite là pour le redire, ne vous inquiétez pas, il ne va pas recevoir d'argent public pour ce titre honorariat. Il n'y a eu aucune dépense d'argent public. ni dans la cérémonie, ni après la cérémonie par rapport à cet honorariat. Mais par contre, c'est un honorariat qui vient là illustrer les 18 années d'engagement de René Revol à la tête de Gravel et de la transformation. Après, on est d'accord ou pas d'accord ? Avec ses actions, ça c'est encore une fois, c'est la démocratie. Mais il est allé aux élections en 2008, en 2014 et en 2020 avec un projet pour Gravel qui a eu chaque fois qui est arrivé en tête. Et donc il a mis en place ça. Alors 'est pour ça qu'il a eu ce titre de maire honoraire. Mais vous savez, la cérémonie s'est très bien passée. Il y avait énormément de monde. Et d'ailleurs, les gens venaient me remercier d'avoir fait cette demande. Et venaient surtout, puisque c'était là le plus important, remercier René de son engagement. 18 ans parce que c'est ça qui était relevé là et vous savez 18 ans d'engagement c'est la transformation de la commune oui mais c'est surtout l'écoute des habitants 24 heures sur 24 c'est le jour sur 7 parce qu'on dit souvent le maire est à portée de baffes mais c'est exactement ça c'est que Les habitantes et les habitants, et à juste titre, vont voir leur élu de proximité qui est le maire pour leur signaler tous les sujets qui leur semblent bons. Donc c'est beaucoup d'heures au téléphone, c'est beaucoup d'heures en mairie, c'est beaucoup d'heures sur le terrain. Et donc forcément, c'est un sacré engagement, surtout quand ça dure sur la longueur comme là, pendant 18 ans.
Alors il y a Jean-Pierre Mour qui vous a reçu aussi à Cournonsec, 12 ans après son départ de la mairie. Oui,
effectivement.
Est-ce qu'on peut dire que le temps n'est pas le meilleur élément de consensus
Écoutez, oui, effectivement, quelques jours avant, alors ce n'était pas volontaire puisque moi j'ai reçu l'invitation par le maire de Cournonsec et donc du coup de M. Mour pour venir à cette remise d'honorariat fait par l'actuelle municipalité de Cournonsec à laquelle j'ai répondu. très positivement et à laquelle je me suis rendu, parce que là aussi, c'est de dire, bon ben voilà, il y a eu, on parlait même, on faisait le compte du nombre de mandats de Jean-Pierre Aumour, justement, à la transformation de la commune et plus largement de la métropole, mais c'est là aussi une remise pour saluer cet engagement, sans parler du fond, après, est-ce qu'on est d'accord, pas d'accord avec le changement, comment il a été fait, de la façon que ça a été fait, ainsi de suite, mais c'est saluer. un engagement d'hommes ou de femmes politiques à servir l'intérêt général et à être à l'écoute des habitantes et des habitants au quotidien 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
-ce que les habitants de la métropole de Montpellier vous interpellent sur d'autres sujets ?
moi je suis très régulièrement interrogé sur les mobilités. En plus, c'est un sujet que je travaille beaucoup depuis 2022. Mais si je travaille beaucoup sur les mobilités, c'est parce que dans la campagne de 2022, on me parlait souvent des mobilités sur l'ouest de Montpellier, puisque ma circo est à l'ouest de la métropole de Montpellier. D'ailleurs, l'ancien maire William Ars parlait du Far West de la métropole, il parlait de l'ouest de la métropole, en se disant, oui, effectivement. Le problème qu'on a, c'est qu'aujourd'hui, au niveau des mobilités, sur l'ouest montpellierien, il y a vraiment une carence en mobilité et un gros retard sur la mobilité. D'ailleurs, aujourd'hui, on peut se poser la question entre la priorité de mettre le tram qui va jusqu'à l'aéroport, quand on sait tout ce qui impacte nos déplacements en avion, ou est-ce que l'ouest de la métropole de Montpellier n'était pas plus urgent. Nous, par exemple, c'est de répondre aux besoins. de l'ensemble de la population. Et on dit vraiment, voilà, il faut sur l'ouest de la métropole. Moi, vous savez, le lundi matin, j'ai arrêté de venir à Montpellier, par exemple, faire des rendez-vous, puisque je passais plus de temps dans les embouteillages pour venir faire le rendez-vous que le temps que je restais au rendez-vous. Donc les mobilités sont au vrai sujet. Et puis là, dernièrement, c'est la taxe française. Le
rapprochement avec le pays de l'or, cette semaine. C'est encore un coup pour l'Ouest Montpellierin Comme
je le disais, malheureusement, je crains que de nouveau de se rapprocher. À la base, le projet, c'était le tram à la mer. Là, maintenant, c'est vers la mer, mais c'est surtout vers l'aéroport. Donc, effectivement, on peut se poser ces questions, mais surtout se poser des questions. Est-ce que ça ne va pas être fait au détriment de l'Ouest Montpellier? J'espère que non. Et j'échangerai avec les élus en charge de la métropole sur toutes ces questions-là. Mais effectivement, il y a une urgence à répondre aux enjeux de mobilité sur l'Ouest de la métropole.
Vous parliez de la taxe foncière. C'est un des sujets qu'on aime bien. Est-ce que les Montpellierains vous en parlent?
Ah, les Montpellierains m'en parlent, mais au-delà des Montpellierains, c'est Couront-Montérale, encore des habitants de la métropole, bien sûr, m'en parlent. Et d'autant plus, encore ce matin, une habitante de Couront-Montérale qui me dit, bon, on me parle de la gratuité des transports, c'est bien, et d'ailleurs, pas mieux. Mais le problème, c'est que si c'est derrière l'augmentation de la taxe foncière, mais qu'en plus, je n'ai pas de transport en commun, bon, et c'est vrai que le ressenti... juste titre des fois et des fois non, mais en tout cas, le ressenti général dans la population, il est qu'on a toujours l'impression de payer plus pour avoir un service qui est de moins en moins présent. Et donc effectivement, ça crée ces confusions. Là, on ne parle pas de quelques euros ou quelques dizaines d'euros, on me parle de 300, 400, 500 euros d'augmentation sur la dernière taxe foncière. Donc c'est très significatif dans la période que nous traversons.
et Carole Delga est parfois en opposition frontale avec votre leader. Vous l'avez remarqué ?
je l'ai remarqué puisqu'on voit très bien que de nombreuses interviews ou prises de parole sont utilisées pour ça. Vous savez, encore une fois, la population n'attend pas cette guéguerre et ne comprendra pas qu'on passe du temps à se chercher des coups entre nous. Nous, on a une vision. Vous savez, il y a une échéance qui va arriver. On a un programme, on a un candidat, on a une équipe. Comme on dit, c'est carré. On avance. Et puis il y en a qui préfèrent faire des congrès, des primaires, des tentatives de rapprochement même quand ils ne s'entendent pas, comme on le voit à droite. Vous avez été invité à Bram ? Non, on n'a jamais reçu d'invitation pour Bram depuis le début, mais ça ne nous a pas empêché en 2022 et en 2024 de travailler plus ou moins ensemble et d'arriver de toute façon au-delà des désaccords qu'on peut avoir, c'est de construire quelque chose qui réponde aux attentes des habitants. d'envoyer tout ça un petit peu de côté. Vous savez, pour nous chercher des poux, on n'a pas besoin de nous alimenter tout ça. Il y en a qui sont très forts pour faire ça. Mais moi, ce que je m'attelle à faire le matin quand je me lève, jusqu'au soir, que je me couche, c'est qu'est-ce que je peux faire de concret qui répondent aux attentes des habitantes et des habitants. Après tout le reste, la politique politicienne, c'est tout ce que je n'aimais pas quand je n'étais pas élu. Ce n'est pas aujourd'hui que je vais aimer parce que je suis élu et c'est toujours ce que je n'aimerais pas demain. Moi, ce que je veux faire de ce mandat, c'est répondre vraiment à ces attentes-là, être un élu vraiment de terrain, aller à la rencontre des habitantes et des habitants pour comprendre leurs besoins, savoir comment ça fonctionne et répondre à ces urgences-là. Tout le reste, c'est du baratin et souvent, ça traduit un manque de propositions. Nous, on a des propositions concrètes. Elles sont sur la table, on ne peut pas nous le reprocher, on est d'accord, on n'est pas d'accord, c'est la démocratie et on en discute, mais on a un programme qui est très clair et qu'on peut discuter avec l'ensemble de la population.
Dernière question, le diesel entre 2,30€ et 2,50€, est-ce que vous croyez au retour des gilets jaunes
On est dans une situation qui est, comme je le disais tout à l'heure, avec des marges qui ont explosé. Le résultat, c'est que le prix a explosé, que les gens ne peuvent plus se déplacer. Et ce n'est même plus pour du loisir, alors que la question ne devrait même pas se poser. Mais c'est qu'aujourd'hui, des gens ne gagnent même pas suffisamment à la fin du mois. pour couvrir les frais qu'ils ont de déplacement au quotidien. C'est la situation des pêcheurs, c'est la situation des agriculteurs, ainsi de suite. Cette situation n'est plus tenable. Donc oui, il va se passer quelque chose. Et nous, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est que comme on était en soutien des gilets jaunes, en se disant que ce n'est pas une récupération politique, mais c'est qu'à un moment donné, on est d'accord avec votre revendication. Donc si on est d'accord avec votre revendication, eh bien bien sûr qu'on va être sur les ronds-points si ça se traduit par les ronds-points. peut-être d'autres d'autres formes d'action mais c'est cette situation n'est plus tenable il faut répondre concrètement et ça passe par un blocage des prix des prix de première nécessité nous on est pour bloquer les prix du carburant avant justement cette forte inflation donc c'est aux alentours de 1,70 euros le litre de gasoil et un blocage des marges des raffineurs et des intermédiaires parce que aujourd'hui il y en a assez des profiteurs de crise et des profiteurs de guerre et qu'il est urgent vraiment de répondre aux attentes des françaises et des français
Très bien, monsieur le député, je vous remercie d'avoir été disponible et d'être venu répondre à nos questions. Merci à vous pour l'invitation. Merci à vous.