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Andrea Cotarac, sans refaire toute la polémique, vous êtes sûr que cet homme, c'est un cas isolé dans votre parti
'abord, ses propos sont inacceptables. Elles sont d'autant plus inacceptables que ces propos ont une teneur raciste, qui est un délit. Et elles sont d'autant plus intolérables qu'ils portaient l'uniforme de la police municipale. Maintenant, effectivement, Louis Alliot a raison. Ces gens-là n'ont rien à faire chez nous. Et d'ailleurs, si je puis me permettre, cet homme-là n'avait peut-être rien à faire dans la police municipale de Carcassonne avant qu'on prenne la mairie. Parce que les faits que vous présentez ici se sont déroulés avant. que le Rassemblement National prenne la mairie. C'était sous les ordres d'un maire centriste. L'enquête interne qui a été prononcée s'est faite sur la mairie centriste avant que le RN et sa réintégration... Pardon, je termine parce que je suis là aussi pour débunker les polémiques. Sa réintégration dans la police municipale a été également prononcée après l'enquête avant que le Rassemblement National ne prenne cette mairie. Ça, c'est pour la mairie de Carcassonne. Pour ce qui concerne le RN... On a 150 000 adhérents. Dès lors qu'on a été informé de ces propos, nous avons évidemment exclu cette personne.
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Jordan Bardella avait dit la même chose aux dernières élections législatives, quand la presse avait épinglé des candidats pour des propos antisémites, homophobes, racistes. Ça fait quand même beaucoup de brebis galeuses. Vous êtes sûr qu'il n'y a pas un troupeau ?
Excusez-moi, on a 150 000 adhérents.
Vous
ne savez pas l'avis, l'œuvre, les propos des uns ou des autres. Dès lors que vous en êtes informés, comme c'est le cas ici en l'espèce, alors on exclut. Mais pardon, aujourd'hui, le parquet… Mais vous excluez
uniquement quand la presse révèle… Mais quand nous
en sommes informés par la presse, mais bien sûr…
Mais quel boulot ? 150
000 adhérents ? Vous allez aller chez eux pour voir. Pardon, aujourd'hui, madame, le parquet a ouvert une enquête pour négligence contre la mairie de Paris. dans le cadre du périscolaire et de pédophilie dans le périscolaire à Paris. Est-ce que je vais dire que l'EPS est le parti de la pédophilie ? Certainement pas. Vous avez un sénateur du Bloc Central qui est accusé et a été condamné en première instance pour avoir tenté de violer sa collègue en la droguant. Est-ce que je dis que le Bloc Central est un parti de violeurs ? Certainement pas. Vous avez le vice-président du Modem. Monsieur Robert, comment il s'appelait ? Robert Rochefort, vice-président du Modem, lui, il avait été interpellé, dénudé, en train de faire de l'exhibition dans un castorama. Est-ce qu'ils étaient au courant ? Certainement pas, lorsque les partis sont informés des faits. délictuel des uns ou des autres, eh bien, ils prennent leurs décisions. Nous, ces décisions, on les prend et on les exclue.
Rachel Fleur-Pardo, qu'est-ce que vous répondez à ça ? Finalement, ce que dit le Rassemblement national, c'est que tous les partis sont confrontés à des brebis galeuses et que c'est très difficile de faire, entre guillemets, le ménage. En fait, ce qu'on
nous dit, c'est surtout que le Rassemblement national a changé, que le Rassemblement national n'a plus rien à voir avec le Front national, que le racisme n'est plus... dans ses rangs ni dans ses idées. Et hier, on découvre ces images d'un homme qui est membre du Rassemblement national, qui est membre du service d'ordre du Rassemblement national et qui tient des propos racistes, sexistes, homophobes, absolument décomplexés. Alors moi, je me demande et je pense qu'on peut tous se poser la question. Qu'est-ce que se disent les membres du Rassemblement national, loin des caméras ? Qu'est-ce que vous vous dites entre vous ? On peut se poser la question parce que vous nous dites, c'est le hasard. Mais au bout d'un moment, ça commence à faire beaucoup de hasards. Vous voyez, aux dernières municipales, apparemment, il y en a eu plus de 100 de cas qui ont dû être écartés. Et au bout d'un moment, quand il y a trop de hasards, ça devient une habitude. Et en fait, on s'étonne. Mais pourquoi autant et pourquoi chez vous ? La réalité, c'est que l'histoire du Rassemblement National et même avant du Front National est ponctuée de dérives racistes, qu'elle est ponctuée de membres, de dirigeants qui, à un moment, ont tenu des propos racistes de façon décomplexée. Certains ont même été... poursuivis et condamnés pour cela. Alors, je n'en reviens pas qu'on ait le sentiment encore aujourd'hui de découvrir la Lune. C'est un parti qui a en son sein des personnes qui tiennent ces propos-là parce qu'il alimente ces propos-là, il alimente ces thèses racistes. La dédiabilisation, c'est du vernis. Non, mais est-ce que vous avez du mal ? Vous avez passé un reportage de madame Aurel Berger qui se
fait le débat du grand remplacement dans le programme d'Éric Zemmour. Attendez pour l'instant, on s'intéresse au rassemblement. On s'intéresse, on s'intéresse, on s'intéresse, excusez-moi, s'il vous plaît,
permettez-moi de vous... interrompre, on s'intéresse au rassemblement national. Moi je m'intéresse à
l'ensemble de la classe politique.
Oui mais là je vous êtes interrogé sur le rassemblement national et la question qui est soulevée c'est ce que vous avez réellement rompu avec votre histoire. Ecoutez Madame, franchement,
parlez à un petit fils de résistant. Moi, j'ai une femme en face de moi qui m'accuse de racisme. Non, on ne vous accuse pas vous, on parle du Rassemblement National. Attendez, stop à la fin. Je vais vous parler à une petite fille déportée. Je tiens juste à le dire. Donc on va redescendre d'un ton. Je viens d'expliquer que les actes de viol, de pédophilie, de racisme, encore ce matin, Mme Orberger qui veut... remettre sur la table la théorie du grand remplacement d'Éric Zemmour, concerne tous les partis. Alors je comprends qu'on est effectivement à 38% dans les sondages. Je comprends que votre campagne ne décolle pas. Je comprends qu'on est la cible de tout le monde. D'accord. Maintenant, on ne peut pas... Maintenant, mais parce que les polémiques, madame, et je pense que vous êtes suffisamment expérimentée pour le savoir, les polémiques qui s'enchaînent maintenant. Vous dites que
Midi Libre a sorti cette information.
Je dis quelque chose si vous me laissez terminer ma phrase. Allez-y, parce que j'essaie de comprendre. Je vais vous faire comprendre si on ne m'interrompt pas à chaque phrase. Je vous dis simplement que la multiplication des attaques, de l'agressivité, des insultes... à notre rencontre, participe effectivement au sondage et au fait que nous sommes favoris dans les sondages. Maintenant, moi, je suis là en tant que porte-parole pour débunker chaque polémique. Celle-ci est la suivante. Un policier a des propos inacceptables, qui sont un délit intolérable, qui ont été perpétrés avant que le Rassemblement national prenne les rênes de cette mairie. Ma question est la suivante. Votre partenaire centriste, maire de Carcassonne. à qui on a pris la mairie, qui était le responsable hiérarchique de ce policier au moment des faits. Il était 10 vers droite. Il n'était pas, alors
d'abord ce maire que je ne connais pas, qui n'est pas membre du parti politique, mais il n'est pas membre du parti politique connaissance, il a diligenté quoi ? Il a diligenté une inspection, le monsieur n'a plus été à son service, et puis vous déplacez le sujet. Je veux dire, la réalité, c'est que les dérives racistes dans le Rassemblement National, elles s'enchaînent. Il y en a eu combien en dernière législative ? Il y en a eu combien aujourd'hui ? C'est Aurore Berger. Il y en a eu combien en 2024 de propos qui ont fait que... Je ne sais pas combien. C'est-à-dire ? Allez-y. Je vous en prie. Lesquelles ? C
'est-à-dire ? Allez-y.
rendu justice aux victimes de la Shoah, c'était l'un d'autres candidats, Joseph Martin, Ludivine Daoudi qui affichait avec une casquette avec une croix gammée. En 2024, vous savez qu'elle n'est pas membre du
Rassemblement National. Vous le savez. Vous
savez que le terme brebis galeuse ne vient pas de moi, il vient de Jordan Bardella. Je tiens juste à le dire. Ce n'est pas mon terme. Vous pouvez dire des erreurs, mais je vais vous répondre point par
point. Attendez une seconde, parce qu'on va essayer de rendre les choses un peu plus audibles. Tous les exemples qui ont été cités, Jordan Bardella les a reconnus pendant la campagne des législatives. Il a reconnu, effectivement, et ses candidats ont été pour la plupart désinvestis. Mais la question qui se pose derrière, c'est est-ce qu'il y a une forme de naïveté du Rassemblement national -à-vis de ces candidats-là, de ces adhérents, ou est-ce qu'il y a une forme de cynisme de se dire... Pas vu, pas pris.
Excusez-moi, mais on délire. Nous sommes le premier parti de France. Il y a 150 000 adhérents. 150 000 adhérents. On ne peut pas savoir ce que les gens font derrière la porte de leur maison, les propos qu'ils tiennent ou les actes éventuellement délictuels qu'ils tiennent, quel que soit d'ailleurs le parti. Maintenant, dès qu'on est porté à connaissance de ce type de fait, notre réaction est immédiate. Exclusion. C'est simple. Les propos sont intolérables. Ils ne participent pas à la défense de nos valeurs. Il n'y a pas dans notre programme de tels propos ou de telles idées telles qu'exposées ici. Il n'y en a pas. Et donc, à partir du moment où vous exprimez de tels propos, vous êtes exclus du Rassemblement national. Et Louis Alliot a raison. Ceux qui pensent qu'en pensant ça, vous êtes les bienvenus au Rassemblement national, je suis très clair, c'est non. C'est non. Maintenant, je pose la question suivante, et c'est pour ça que j'ai donné des exemples les plus extraordinaires de personnages dans les autres partis qui ont tenu des propos, qui ont eu des actes exhibitionnistes, qui ont tenté de droguer ou de violer, puisque c'était le cas de M. Joël Guerriot, sénateur du Bloc Central, leurs collègues. Il a fait appel, certes, mais il a été condamné en première instance pour ça. Est-ce que j'accuse le parti macroniste, Horizon, le Modem, d'être des partis qui ont naïvement laissé prospérer ? des exhibitionnistes au sein de leur parti. Pardon, stop maintenant. On parle d'idées, on parle d'idées, d'arguments, mais certainement pas en dessous de la ceinture. Est-ce qu'on est
moins regardant avec
les
autres partis qu'avec le Rassemblement National ? La
réalité, c'est quoi ? C'est une question de nombre, c'est une question de répétition. En fait, là, on nous dit, monsieur, vous nous dites que c'est un cas isolé, comme Louis Alliot qui disait c'est un cas isolé. Mais la preuve en est, ce n'est pas un cas isolé, à tel point que Jordan Bardella l'a lui-même reconnu, quand il a dit qu'il était contraint d'exclure des... C'est lui qui a choisi cette expression des brebis galeuses de son rang. Sur combien de personnes, madame ? C'est juste le nombre. Quand c'est des dizaines, les cas que vous nous citez sont en effet des cas isolés qui sont regrettables. Mais je peux vous en donner d'autres
de cas, madame, chez vous.
Là, ce que je vous dis, c'est qu'il y a une question de nombre. Il y a une question d'histoire du Rassemblement National avec de nombreux de ses membres et de ses dirigeants qui ont été condamnés pour incitation à la haine. 42 fondateurs de la résistance, madame, le Front National. Voilà, c'est la réalité de l'histoire du Rassemblement National. Et en fait, ce n'est pas un hasard si c'est dans son rang qu'on trouve ça. Donc
je donne des exemples concrets. J'ai en face du flou et des accusations. Certes, maintenant, est-ce qu'on peut parler de débat et d'idées à un moment donné ? Parce qu'il y a des exemples dans le bloc central de délinquants, de pédophiles, de voleurs, de gens qui... Moi, j'aurais condamné même M. Macron à la haute trahison lorsqu'il vend les turbines d'Alstom, un secteur stratégique aux Américains. J'aurais condamné M. Édouard Philippe d'avoir fermé la centrale nucléaire de Fessenheim. On peut parler de politique. Maintenant, si vous voulez faire du café du commerce, faisons-le.
Allez-y. Je voudrais juste rajouter que ce n'est pas un hasard, si c'est dans les rangs du Rassemblement National qu'on retrouve ces personnalités qui tiennent ces propos-là. Parce que c'est un parti qui permet à cette parole de se prononcer, de se décliner d'une façon décomplexée. Ils sont exclus une fois qu'on les entend, une fois que les caméras les montrent. Mais vous voulez qu'on les exclue comment, madame ? Vous êtes avocate, excusez-moi. Qu'est-ce que vous dites derrière les portes ? Qu'est-ce que vous dites dans les portes fermées, quand les portes sont fermées ? Qu'est-ce que vous dites à huis clos, loin des caméras ? Franchement, moi je me le demande. Mais rassurez-vous, madame, on va vous inviter, vous allez écouter, il n'y a aucun problème. Quand vous éprimez,
voilà ce qui ressort. Il y a quelque chose d'extraordinaire. J'ai face à moi une avocate, qui est aussi professeure à Sciences Po, donc quelqu'un qui, intellectuement, connaît la procédure, si vous n'avez pas les faits qui sont portés à connaissance. Si vous n'avez pas un délit qui est constitué tel que c'est, vous ne pouvez pas exclure. J'ai quelqu'un aujourd'hui
qui fait de l'inquisition. Attendez, j'ai quelqu
'un face à moi de la Macronie, ça témoigne quand même d'une idéologie très dure en pensant qu'ils sont maîtres de la vérité, qui nous explique par l'inquisition qu'on aurait dû exclure en amont d'éventuels faits qui sont avérés. Ça dénote une réalité de votre
parti, de vos idées, et de ceux qui sont encore dans vos rangs. Voilà ce que ça montre. Ça montre le vrai vous-même. avancez si
vous le voulez bien parce que justement j'aimerais qu'on parle de Gabriel Attal avec ses propos d'Elisabeth Borne dans le Figaro. On ne parle pas d'Aurore Berger. On parlera d'Aurore Berger tout à l'heure. à l'heure, soyez patient. Elisabeth Borne dans le Figaro qui a dit qu'il n'y a pas de candidat du centre. Gabriel Attal s'éloigne nettement des valeurs et de la vision du centre. Est-ce qu'il y a un glissement de votre candidat vers la droite ? Je
ne crois pas. Je crois que Gabriel Attal, en tout cas aujourd'hui, essaye de rassembler très largement les Français. Il essaye de s'adresser à eux en adressant toutes les préoccupations qui sont les leurs. Il essaye aussi d'aller chercher toutes les bonnes solutions pour les Français, qu'elles soient dites par certains de droite ou dites par certains de gauche. Et l'objectif, c'est d'avoir le rassemblement. le plus large possible. Et ce que dit aussi Elisabeth Borne dans son texte, c'est qu'il faut un rassemblement très large pour empêcher un second tour mortifère entre la France insoumise et le Rassemblement national. Donc aujourd'hui, qu'est-ce que fait Gabriel Attal ? Qu'est-ce qu'il fait ? D'ailleurs, on en parle beaucoup. Il est sur le terrain, il est dans des cafés, il est même dans des bistrots et il fait campagne. Il va au contact des Français pour les entendre. pour leur parler et pour faire campagne.
Il évoque quand même une modification constitutionnelle pour instaurer des quotas limitatifs de migrants. Il lève un tabou, il fait sauter une digue.
Ce
que fait
Gabriel Attal sur l'immigration, c'est dire que la difficulté, c'est qu'on n'arrive pas suffisamment à contrôler l'immigration. Et en réalité, ce qu'il dit, c'est qu'on a mal pensé le sujet, qu'on n'a pas assez pensé l'immigration par le travail. Or, le travail répond à deux choses. Elle répond à une première chose, c'est aux besoins de l'économie. On a besoin parfois de travailleurs immigrés. Et les secteurs pourront dire, secteur par secteur, quels sont les besoins. Et aussi, on a besoin du travail pour s'intégrer dans la société française. Aujourd'hui, on accueille trop et pas assez bien. Et ce que propose Gabriel Attal, c'est d'accueillir... moins et mieux.
Mais il n'empêche qu'il parle de quotas. Généralement, c'est une proposition qui vient de la droite. Est-ce que vous avez l'impression, Andrea Cotara, qu'il chasse sur vos terres, qu'il fait des appels du pied aux électeurs du Rassemblement national ?
Franchement, les débats entre Mme Borne et M. Attal ne m'intéressent pas. C'est les débats du confetti du Bloc central. Les propos que je viens d'entendre sont une idée dont on peut débattre. Les quotas, on accueille trop, on accueille mal, mais ça fait dix ans qu'ils sont au pouvoir. Elisabeth Borne et M. Attal viennent tous les deux du PS. Tous les deux sont allés vers la Macronie, et tous les deux ont été Premier ministre.
Ma question était plus de savoir, est-ce que vous avez l'impression que vos idées sont en train d'infuser
Mais en fait, moi j'avais discuté avec des professeurs, par exemple, qui m'ont dit, mais le rassemblement ancien, on ne voulait pas en entendre, ils parlaient un petit peu comme Madame, et finalement ils ont dit, la réalité... nous rattrape. C'est-à-dire qu'ils ont de la violence à l'école, ils ont du communautarisme, ils ont un traitement qui n'est pas adapté puisque les professeurs français sont moins bien payés que dans le reste de l'Union européenne. Ils n'ont pas les moyens pédagogiques d'enseigner à nos enfants et donc la réalité les rattrape. Ce que je sais en tout cas entre Gabriel Attam et Madame Borne, c'est que leur résultat était calamiteux pour les deux. Puisque en matière de pauvreté, il y avait 9 millions de pauvres sous Mme Borne. Attal en a rajouté 600 000. Il y avait 55 000 défaillances d'entreprise sous Mme Borne par an. Attal en a rajouté 10 000. Concernant le déficit et la dette, il y avait 111% du PIB sous Mme Borne. Il y a eu 114 sur M. Attal. Moi, j'ai une réponse à leur dire du balai.
Juste, vous parliez tout à l'heure de l'opération 1000 bistrots de Gabriel Attal, qui a fait polémique, puisqu'il a essayé d'essuyer plusieurs critiques, parce qu'il a invité les Français, bière à la main, on le voit sur ces images, à venir débattre avec lui dans des bistrots. Il y a l'association Addiction France qui a réagi en disant que la promotion de la consommation d'alcool sur les réseaux sociaux par une personne publique est interdite. Et je les cite, la publication de M. Attal tombe sous le coup de la loi, et 20 M. Attal aurait pu faire. cette communication sans un verre d'alcool. C'est un faux pas ?
ne crois pas que Gabriel Attal fasse la promotion de l'alcoolisme ou de l'alcool à travers cette publication. Gabriel Attal, il annonce juste qu'il va y avoir 1000 bistrots organisés pour rencontrer des Français, pour aller au contact des citoyens et pour faire campagne. Je crois que c'est heureux. Quand on fait campagne, il faut aller partout où sont les Français. Les Français, ils sont sur des marchés, ils sont dans des cafés et ils sont dans des bistrots. Et nous allons aller à leur rencontre.
Pour le coup, vous voyez, je donne les bons points et les mauvais points. Je pense que cette accusation contre M. Attal est pour le coup un peu disproportionnée. Oui, l'alcool est mauvais pour la santé, notamment en quantité. Moi, ce qui m'inquiéterait si j'étais à leur place, c'est qu'il n'y a personne. dans leur réunion publique. Ah
non, ne vous trompez-vous. Je vous rassure, il y a du monde. Et au contraire, on continue, on en fera mille. Et c'est comme ça qu'on va faire campagne et qu'on va gagner.
Bon, restez avec nous. Vous vouliez parler d'Aurore Berger, c'est ce qu'on va faire à l'instant, parce qu'on va accueillir Louis Augry de la cellule Vrai ou Faux de France Info, qui vérifie chaque jour les paroles des hommes et des femmes politiques. Bonsoir Louis. Et on revient effectivement sur cette déclaration qu'il y a à Cameroun. susciter beaucoup de réactions de la ministre chargée de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre la discrimination, Aurore Berger. C'était hier, elle était interrogée sur la théorie du grand remplacement.
théorie du grand remplacement, c'est raciste ou non
Moi, je pense que c'est un débat politique. Est-ce que c'est raciste ou non
?
Non, je ne pense pas que ce soit une théorie. C'est une théorie que je combats. Je la considère fausse factuellement. Je la considère comme même mensongère.
La théorie du grand remplacement par raciste, selon Aurore Berger, qui était sur notre plateau ce matin et qui a précisé ses propos.
-ce que quelqu'un, demain, sur votre antenne, a le droit de défendre cette idée-là ? Je crois que ça fait partie du combat politique. Je crois que ça fait partie de la liberté d'expression. Et donc, je crois que le ranger sur le caractère raciste voudrait dire qu'on n'a pas le droit d'en débattre. Moi, je préfère combattre.
Aurore Berger maintient que la théorie du grand remplacement n'est pas raciste.
Alors, vrai ou faux ? On a vérifié, on commence à la connaître un petit peu cette théorie du grand remplacement, donc va rappeler un petit peu ce qu'il y a derrière, son origine. Si on résume rapidement, le grand remplacement, c'est l'idée qu'il y aurait actuellement un processus de substitution, de remplacement d'une population blanche, française ou européenne. de souches par une autre population qui viendrait principalement d'Afrique subsaharienne ou du Maghreb. Avec cette théorie, il faut le préciser, il y a quand même à l'origine cette idée que ce sont des élites en poste qui seraient en train de manigancer et d'opérer pour qu'il y ait en place cette substitution. Et c'est pour ça qu'on dit souvent qu'il y a un caractère... complotistes là-dedans. Derrière cette théorie, il y a surtout un homme. Cet homme, c'est Renaud Camus, une figure des milieux identitaires, qui a écrit un livre en 2011 qui s'appelle Le Grand Remplacement, où il développe très en longueur ce qu'il dit, lui, observer de manière empirique depuis des années, c'est-à-dire le remplacement d'une population par une autre. Alors on précisera que Renaud Camus, il a été condamné, condamné deux fois pour provocation à la haine et pour provocation à la haine raciale. Alors d'un point de vue démographique, purement démographique, parler de remplacement, ça n'a pas trop de sens. C'est vrai, il y a plus d'immigrés en France que dans les années 60. C'est une réalité. Mais parler de remplacement, c'est tout simplement considérer que les descendants d'immigrés ne deviennent jamais vraiment français et qu'ils sont en train de remplacer les Français de souche. Et ça, c'est là que la théorie peut être... considéré comme raciste.
Et donc qui a repris cette théorie ensuite
Alors en France, il y a plusieurs personnalités politiques. Il y en a surtout un qui l'a beaucoup repris, c'est Éric Zemmour.
avez pris votre place au cœur du combat contre le grand remplacement de notre peuple. Nous avons deux grands sujets. Le grand remplacement. Et le grand remplacement. Ça veut dire grand remplacement.
le grand remplacement selon Éric Zemmour, ça a été repris aussi par Mario Maréchal jusqu'à Valérie Pécresse en 2022 qui l'a cité lors d'un meeting avant de prendre ses distances avec cette expression. La théorie, elle a surtout voyagé. Aux États-Unis, elle a été reprise massivement par les suprémacistes blancs. On voit ce slogan apparaître régulièrement dans des manifestations d'extrême droite.
Et d'ailleurs à l'étranger, des gens ont même tué au nom de cette théorie.
Exactement. Mars 2019, le suprémaciste blanc Brenton Tarrant tue 51 personnes dans deux mots. à Christchurch en Nouvelle-Zélande après avoir écrit un manifeste qui s'appelait Le Grand Remplacement où explicitement il reprend les travaux de Camus. Lors de son procès, la justice a démontré que la tuerie avait été motivée par une idéologie raciste et xénophobe. Quelques mois plus tard, on apprend également que l'auteur de l'attentat Del Paso aux Etats-Unis, qui fait 22 morts dans un supermarché très fréquenté de la communauté hispanophone, se revendiquait lui aussi de la théorie. Et là aussi, il avait été coupable de crimes racistes. Donc, quand Aurore Berger, qui est ministre chargée des discriminations, quand même, on le rappelle, explique que cette théorie du grand remplacement... Elle n'est pas raciste. Là où on peut la rejoindre, c'est que personne n'a vraiment été condamné à proprement parler pour avoir utilisé ce terme. Mais on ne peut pas ignorer d'où elle vient, cette théorie, et surtout qui l'a utilisé derrière, notamment pour justifier des actes et des meurtres qui, là, pour le coup, sont bien racistes.
Et d'ailleurs, ça fait grincer des dents au sein du camp présidentiel. On a entendu notamment la réaction de Prisca Thévenot. Vous êtes très mal à l'aise avec les propos d'Aurore Berger. moi,
ce que je pense, c'est que cette théorie du grand remplacement, qu'est-ce qu'elle dit ? C'est ce que vous venez d'expliquer à l'instant, monsieur. En fait, c'est l'idée de créer des catégories de citoyens, des catégories de Français selon leur origine. Et donc, évidemment, c'est une théorie raciste. Et d'ailleurs, je crois même que l'une des conséquences de ces thèses, de ces discours-là, ce sont les propos que l'on voit dans la vidéo des policiers de Carcassonne qui reprennent texto. cette thèse du grand remplacement avec des propos manifestement racistes, homophobes, sexistes, qu'Aurore Berger a condamnés sans réserve.
Mais vous avez été choquée en entendant Aurore Berger ne pas dire que la théorie du grand remplacement est raciste et de dire que c'est une opinion politique, que ça se débat ?
Moi, Aura Berger, elle a tenu les propos qu'elle a tenus. Elle s'en est expliquée aujourd'hui en Conseil des ministres. Elle a été extrêmement claire. Elle a été extrêmement claire d'ailleurs dès ses premières interviews. Qu'est-ce qu'elle a dit ? Elle a dit qu'elle combattrait sans relâche cette théorie, cette thèse du grand remplacement. Elle a dit que cette thèse alimentait les propos racistes.
André Akotarak
Non, je pense que tout a été dit et que vous avez des brebis galeuses, finalement, qui ne sont pas policiers municipaux, mais qui sont ministres. Pas du tout. Et que les Français auront la possibilité de les chasser en 2027. Pas du tout. Par le vote.
Absolument pas.
Vous avez pris vos distances, vous, avec cette théorie de grand remplacement
? Vous ne l'employez pas au Rassemblement Rationale ? Non, parce que ça...
Vous ne l'avez jamais utilisé, parce qu'il y a un critère, une catégorie de complotisme, qui sera organisé par des élites, etc. Il y a dans certains secteurs... Un remplacement de populations diverses et variées en fonction des immigrations diverses et variées. Il y a eu la créolisation qui avait été employée par Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella s'étaient opposées. Mais la théorie du grand remplacement, telle que définie par monsieur, jamais.
Je précise quand même que Jordan Bardella, en 2021, parle d'un changement de population rapide. C'est ce que je viens de dire. Il ne reprend pas le terme grand remplacement. Il
ne reprend pas la
théorie, ni
le terme, ni la théorie.
je précise qu'Aurel Berger a sans aucune ambiguïté exprimé sa volonté de combattre cette théorie. C'est quand même important de le dire.
Merci beaucoup à tous les deux. Merci Louis. Le vrai ou faux, c'est demain. Non, pas demain, samedi. Samedi à 13h avec Julien Pain et donc avec toutes les équipes qui travaillent dans la cellule vrai ou faux de France Info. Merci beaucoup Louis.