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Moi qui suis l'ennemi public numéro un de Mme Le Pen, je vous ai dit que le barrage ça ne marchait pas. Une élection présidentielle c'est un projet. Si c'est pour dire on fait une coalition pour empêcher les autres, jamais de la vie. Si par contre il y a un projet fort de rassemblement, et là les Français disent tiens, des politiques qui cherchent encore à améliorer notre vie. Là, c'est une histoire totalement différente.
L'objectif, ce n'est pas aujourd'hui de reconstituer la gauche, même si je souhaite qu'elle se reconstitue, ce n'est pas la reconstitution de l'UMP. Aujourd'hui, ce qui compte, c'est qu'on crée les conditions du rassemblement au plus grand nombre possible de Français.
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Notre pays est déjà terriblement fracturé. Ce n'est pas la peine de chercher à faire autre chose que du rassemblement. Ce n'est pas une question d'état-major politique. Moi, je suis quelqu'un qui veut se présenter comme un indépendant, comme quelqu'un de libre. Sauf que le moment aujourd'hui n'est pas venu. Avant l'heure, ce n'est pas l'heure. Et c'est certainement plutôt en fin d'année ou en tout début d'année qu'on y verra vraiment très clair. Aujourd'hui, on parle de quoi ? 20 candidats, 30, 40 candidats. Il ne faut pas avoir la mémoire courte. À chaque élection présidentielle, on parle d'une tonne de candidats. Et à la fin, il y en a beaucoup moins. Moi, je ne me pose pas comme un recours. Je n
'ai pas déclaré ma candidature. Ce qui compte aujourd'hui, ce n'est pas qu'il y ait un candidat de plus. C'est qu'il y ait une solution qui n'existe pas. Une révolution qui n'existe pas, elle peut passer à un moment donné par l'émergence d'un candidat de rassemblement. Et le candidat de rassemblement, il ne peut pas être dans le calcul, il ne peut pas être dans les arrières-pensées, il doit être dans une vision suffisamment élevée de la France et de son avenir pour créer les conditions d'une large agrégation de Français susceptibles de recréer les conditions de la confiance et d'éliminer le risque de victoire du Rassemblement national.