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Les gouvernements ont franchi la ligne bleu marine, on va dire, pas la ligne rouge, la ligne bleu marine. Ça fait un moment qu'on est sur des politiques quand même avec des relanques xénophobes, racistes, anti-immigrés. Et donc là, ben oui, il y a un geste assez clair. Mais c'est l'ambiance. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? C'est l'ambiance. S'en prendre à des étrangers et grappiller comme ça, c'est ça. Mais c'est parce que c'est un contexte, c'est pas que ça. On le voit d'ailleurs aussi au niveau de la répression. Il y avait une grosse manif aujourd'hui contre les violences policières et contre les lois qui sont de plus en plus répressives et qui s'en prennent notamment aux jeunesses dans ces quartiers-là, dans les quartiers. Donc on voit bien la logique politique, et pas qu'en France, c'est un peu malheureusement l'ambiance, la victoire de l'extrême droite en Allemagne, les Trump, les Poutines, le génocide en Israël, tous ces pouvoirs d'extrême droite aujourd'hui. Et donc, non, mais en plus le macronisme est quand même à une proximité idéologique avec les idées réactionnaires et les idées d'extrême droite. Donc voilà, donc ça c'est une ambiance. Sur la dette vite fait, sur la dette en fait c'est un... Ce n'est pas des petits gens qui se démerdent comme ils peuvent et tout ça. C'est un choix politique. C'est un choix politique de permettre à ce que les banques s'enrichissent. Et nous, ce qu'on défend, mais on n'est pas les seuls. Il y a des collectifs, il y a le comité d'annulation de la dette et tout ça. En fait, il faut annuler la dette. Les banques se sont assez enrichies là-dessus. Et encore une fois, à partir du moment où la dette, elle sert à des reculs sociaux, à justifier des reculs sociaux. Vous êtes sur la ligne de Jean-Luc Mélenchon. Oui, et puis même plus loin que les camarades de l'AFI sur la remise en cause du capitalisme dans le sens qu'il faut socialiser.
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Les
banques jouent un rôle de pillage dans l'économie, d'enrichissement personnel, c'est tout l'égoïsme de ce système économique. Donc c'est pour ça qu'il y aurait besoin de discuter, et ça c'est pas du complotisme, de discuter d'une
socialisation de l'économie.
En permanence, vous savez, l'État français ne peut pas payer ses fonctionnaires s'il ne va pas sur les marchés pour réemprunter. On annule le marché, puis
on voit si ça veut fonctionner.
L'économie peut-être pas fonctionner
sans... Arrêtez.
Faire un maratoire sur la dette, il y en a qui ont essayé comme l'Argentine. A l'époque, ils ont eu des problèmes. Est-ce qu'on peut...
Je suis désolé, je veux bien qu'on annule la dette, pas la dette, on annule les fonctionnaires. Non, je ne veux pas annuler les fonctionnaires, vous avez raison. Au contraire, je veux qu'on les remercie pour le travail qu'il faut. C'est vous qui êtes en train de supprimer les postes de fonctionnaires. Non, parce que justement, on est en train de faire en sorte de parler d'un modèle qui permet de garder... Non, ce n'est pas du culot, monsieur. C'est vous qui supprimez des postes de fonctionnaires tous les ans ? Allez, je laisse parler.
C'est vous qui supprimez, qui menais des attaques, qui démentaient les services publics, le système hospitalier, l'éducation nationale. Et vous êtes en train de dire que c'est nous qui serions contre les fonctionnaires. Donc là, c'est un peu un abus de... Il
n'y a pas eu de baisse d'effectifs ? Ben oui.
Oui, il n'y a pas de démantèlement des services publics. C'est bien un plateau télé parce qu'il y a un déni. Le déni, c'est à la mode. On fait un déni, il n'y a pas de génocide en Israël, en Palestine. Et puis là, il n'y a pas de pauvreté qui s'augmente puisqu'en fait les riches sont vraiment bien taxées et qu'il y a la redistribution des richesses comme il faudrait. Et puis le déni aussi, c'est finalement, il n'y a pas de problème dans la société. Par contre, le problème, ce serait si jamais on osait s'en prendre au capitalisme. Là, oui, ça créerait des problèmes. Là, il y a vraiment un déni de la réalité. Vous ne vous rendez peut-être pas compte qu'il y a plus de 10 millions de pauvres en France. qui vivent sous le seuil de pauvreté, vous vous rendez peut-être pas compte qu'il y a un cynisme de l'ultra-aricien. Ça, vous le voyez pas. Vous êtes dans vos fauteuils, dans vos bureaux,
et puis vous voyez rien. Et là, on discute entre vous. Et puis tout
est bien, finalement. Et ce qui est pas bien, c'est le gauchiste. C'est un débat, c'est un débat. Et le gauchisme, ça devient du complotisme. C'est gringolo, quand même. C'est un débat. Ça devient du sketch, en fait. Et je voulais donner la
parole à Priscate. Je voulais qu'on écoute Louis Alliot, un peu plus tôt aujourd'hui, qui lui propose de baisser les taxes. sur le carburant. Vous serez peut-être d'accord avec lui, Philippe Poutou ? On l'écoute.
Il y a peu de chance. Donc évidemment qu'il faut baisser la TVA sur tous les produits de l'énergie, l'électricité, le fuel, le gaz et évidemment le carburant. Qu'est-ce
que vous proposez-vous, Philippe Poutou, face à cette explosion des prix des carburants ?
Sur la question de la TVA, en fait, on fait partie de ceux qui pensent que la TVA, c'est un impôt injuste et qu'il faut le supprimer. Alors globalement. Donc on pense qu'il faut par contre réorienter la fiscalité. Carrément le supprimer, on ne le baisse pas, on le supprime. C'est la question de la TVA qui est l'impôt le plus injuste, puisqu'en fait, c'est les pauvres qui le payent plus que les riches, encore une fois. Et on pense qu'il faut une fiscalité qui s'en... prendre très clairement et beaucoup plus clairement aux fortunes, que ce soit des fortunes professionnelles, des fortunes privées. Donc ça, c'est une chose. Après, c'est la question aussi du budget, parce qu'on en discute toujours comme ça, c'est assez fabuleux, mais même dans les collectivités, encore une fois, c'est qu'en fait, le budget, ça devient juste une histoire de technique, de chiffres, une histoire uniquement financière. En réalité, le budget, c'est des choix politiques. Alors plutôt que de commencer la discussion en disant, regardez, on a un déficit, on a une dette, on devrait commencer la discussion en disant, voilà, c'est quoi les besoins sociaux qu'il faut... Il faudrait satisfaire. Et voir combien ça nous coûterait. Exemple, puisqu'on parlait des services publics qui n'étaient pas démantelés, les services incendies, les pompiers, on a bien vu qu'il y avait largement assez de pompiers. Il y a urgence à trouver
un budget, Philippe. Non, non, mais je finis.
Le truc, c'est qu'en fait, on a bien vu quand même que les gouvernements, et notamment les derniers, avaient bien contribué à démanteler les services incendies. Manque de pompiers, manque de canadaires. Et du coup, alors qu'on sait très bien qu'on va vers des crises climatiques et des incendies de plus en plus importants. Donc là, il y a quand même... quelque part, une sorte d'irresponsabilité du gouvernement qui veut nous faire croire que finalement, il répond comme il faudrait répondre. Donc en fait, la question du budget, c'est bien celle-là. C'est quoi les besoins ? Faisons l'état des lieux des services publics. On a bien vu que dans les hôpitaux, ça n'allait pas du tout. On a bien vu que dans l'éducation nationale, ça n'allait pas du tout. À la fois du manque de personnel, du manque de moyens. Et donc du coup, ce sont à la fois les malades et puis les enfants ou les jeunes qui sont en difficulté. Donc c'est ça. Et d'ailleurs, il y a une journée d'action bientôt, je crois que c'est le 29, où on voit comment les services publics vont se remobiliser, en tout cas tenter de se remobiliser pour contester justement toutes les attaques qui sont faites contre les services publics. Donc le budget devrait servir à ça. On a besoin de quoi ? On a besoin d'embaucher, on a besoin d'augmenter les salaires, on a besoin de développer, de construire des hôpitaux. Vous irez manifester, vous, Philippe Poutou, le 29 septembre, le 17 octobre aussi ? Le
17 octobre, il y a des appels de gilets jaunes. Est-ce que vous espérez le retour des gilets jaunes ? On aimerait
bien que ça pète vraiment et que ça repète à nouveau. Et on aimerait bien, effectivement, qu'à la fois un mouvement des gilets jaunes, mais plus fort, on va dire, un mouvement des gilets jaunes fois 10, et que la colère, elle explose. Parce que là, il y a le gros déni, encore une fois. Ça veut dire quoi que ça pète ? Il n'y a pas de misère, il n'y a pas d'égalité. Parce qu'il y a trop d'inégalités, il y a trop de cynisme. Et c'est ça qui va permettre que
ça aille mieux ?
Ah ben nous, on pense que oui. Manifester
est un droit, pas de souci. Mais quand vous appelez, vous appelez pas à manifester, Vous vous rendez compte dans quelle situation nous sommes déjà dans notre pays ? Et là, vous voulez nous pousser au précipice ? Ça fait 10 ans
que vous êtes au gouvernement, que vous avez aggravé la situation. Justement,
il y a eu une élection. Il y a fait 40 minutes, 50 minutes qu'on est ensemble en plateau. La seule proposition que vous avez faite en 40 minutes, c'est... Annuler la dette.
Et nous, on est pour des explosions sociales. Mais pardon, il y a eu une élection présidentielle dans quelques mois. La République, elle est née d'une révolution. Vous êtes tous... Ah super, on est issu de la révolution française. Mais nous, on pense qu'il faut une autre révolution. effectivement, et pas seulement une révolution dans les urnes. Nous, on pense que la population doit se révolter. On pense qu'à partir du moment où elle se fait enlever le pouvoir de décider, à partir du moment où elle subit tous les contre-coups d'une crise du monde capitaliste, parce que c'est là où vous êtes responsable de rien, en fait. Vous gérez un système capitaliste, c'est de pire en pire. Vous soutenez bien Jean-Luc Mélenchon. Pour
la campagne, on soutient, on pense qu'il faut voter Mélenchon. Mais donc, voter Mélenchon à la présidentielle, est-ce que la révolution, entre guillemets, ça ne passe pas par là ? Nous, on pense
clairement que le changement, il ne suffira pas. On pense qu'il faut tout faire pour empêcher une victoire de l'extrême droite, qui est quand même probable aujourd'hui. Malheureusement, c'est un véritable danger d'après nous, grâce aussi au macronisme. Donc nous, on pense qu'il faut barrer la route au Front National. Donc oui, effectivement, le mieux placé, c'est Mélenchon. Mais pas que le mieux placé, c'est aussi parce qu'il y a un programme de rupture antilibérale. Donc ça, on soutient et on pense que c'est hyper important pour se protéger. C'est un trait turbulent pour Marine Le Pen. Mais nous, bien sûr. Est-ce que ça pète
? Et vous vous rendez compte qu'on le dit assez souvent. Et ça ne suffit pas à la victoire électorale. Nous, on pense qu'effectivement, il faudra qu'il
y ait un renouveau du mouvement social, qu'il y ait une réorganisation, qu'il y ait une restructuration. Et au niveau des luttes syndicales, associatives, on pense effectivement que la population doit rentrer dans la rue. Vous dites que c'est un boulevard, ce genre
de discours pour vous. Mais ce genre de discours, M. Poutou qui le dit lui-même, qui est un allié pour la prochaine présidentielle de M. Mélenchon, c'est un slogan. sur pattes pour Marine Le Pen. Appeler à ce que ça fait 50 minutes de débat depuis tout à l'heure. Alors, on est d'accord ou pas avec M. Carayon, mais en tout cas, on propose des choses. Et je dis simplement, M. Poutou, depuis tout à l'heure, la seule chose qu'il a proposée, c'est la dette, finalement, ça ne sert à rien, c'est une chimère. Et la deuxième proposition, c'est quoi ? Appeler à ce que ça pète. Il n'appelle pas à manifester, il n'appelle pas à revendiquer des droits. Mais bien sûr que ça me fait peur, M. Poutou. Parce qu'en fait, dans ce débat aujourd'hui, on doit avoir, c'est de proposer des choses, pas appeler à ce que ça pète, parce que là, je peux vous le dire, vous dites qu'on va être Marine Le Pen, mais Marine Le Pen, elle vous regarde en mangeant du pop-corn, elle se dit, mais qu'il continue, qu'il continue, qu'ils appellent à soulever la rue, et ça fait plus de voix pour moi. Moi, je le dis assez simplement, aujourd'hui, il y a une responsabilité extrêmement forte, que vous soyez avec Jean-Luc Mélenchon, très bien, mais du reste de la gauche, du reste de la gauche, à se défaire enfin, une fois pour toutes, avec ces idées-là, c'est pas possible. Guillaume Carayon.
Moi, je pense effectivement qu'on est dans une situation qui est... Très insurrectionnel. Le climat social, il est brûlant. Et évidemment, je ne souhaite pas que ça pète. Vous êtes content ? Le RN ? Non, non. Attendez qu'ils finissent. Ils ne sont pas pour la révolte des peuples. On n'est pas content. Mais la colère sociale, évidemment qu'on la voit. Les Gilets jaunes, ils étaient sur les ronds-points en 2018 quand le litre de carburant était à 1,47. Mais encore une fois, il y a une élection en avril. Non, non, mais le sujet...
Et ça sera très bien. Mais on est dans le même pays, mais vous rendez compte, il est en train de me dire, là, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous
pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, en me regardant ? Vous vous rappelez
le mouvement des retraites, où toute la population n'était pas d'accord, et vous l'avez imposé quand même. Pardon,
vous parlez à quelqu'un qui s'est fait agresser sur le terrain, parce qu'elle était juste en train de coller des images. Je
vois ça.
Oui, donc c'est pas une image, monsieur Carradine. Est-ce que c'est pas un discours
qui –
La violence, c'est intéressant la discussion. Là, on veut bien discuter de la violence. – Mais c'est vous qui l'a provoqué ? – Oui, la société est ultra violente. La violence, quand on voit le nombre de morts tués par la police, par exemple, c'est une forme de violence. On peut en discuter aussi. – Combien d'or ? – Les gens qui meurent de maladies professionnelles, les décès au travail, tout ça. La violence, elle est là de toute façon. La violence, elle est aussi… – Et donc vous, vous menacez encore plus par-dessus ? – En Israël, on voit la violence en massacrant tout un peuple. Bon, la violence, elle est dans le système. – Ça fait trois fois en fait. – Non, non, mais c'est pas du mélange. – C'est juste pour… Pour montrer qu'on est dans une société qui, de fait, est violente. Alors nous, ce qu'on essaie de dire, c'est comment une population qui subit, à la fois par des conditions de plus en plus dures, de misère et tout ça, comment on se défend ? À partir du moment où un gouvernement, par exemple, ne veut rien entendre. On l'avait l'exemple. Et donc vous menacez. Non, avec l'exemple des retraites. L'exemple des retraites, c'est un exemple d'un gouvernement qui dit « Nous, on veut faire ça », quelle que soit la réponse à la population. Donc c'est pour ça que nous, on pense qu'effectivement, il faut que la population... C'est pas juste une histoire de violence. Il faut que la population redescende dans la rue, s'organise, se fasse entendre. de rapport de force et nous on pense que c'est ça oui il faut que ça pète socialement il faut qu'on reprenne la rue et qu'on se défendre et qu'on s'auto-organise c'est ça aussi et nous on pense que c'est une perspective politique qu'on peut discuter qu'on peut mettre en avant et qu'en tout cas