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L'idée
de l'annulation de la dette, Olivier. Oui, alors
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chez Jean-Luc Mélenchon, c'est attention, c'est uniquement la partie qui est détenue par la Banque Sociale. Il y a 18% détenu par la BCE. Mais alors si on annule toute la dette, vous avez un petit problème, c'est que, ok, très bien, on peut le faire. Mais il y a déjà un gros problème dans la société. Le problème le lendemain, c'est qu'il va falloir retendre la CBI au marché financier parce qu'en permanence, vous savez, l'État français ne peut pas payer ses fonctionnaires s'il ne va pas sur les marchés pour réemprunter. On annule le marché. On annule
le marché, puis on voit si ça peut fonctionner sans marché. On annule
les fonctionnaires, qu'est-ce qu'on fait ? L'économie peut-être pas fonctionner sans... Faire un maratoire sur la dette, il y en a qui ont essayé comme l'Argentine. A l'époque, ils ont eu des problèmes. Est-ce qu'on peut ?
Je suis désolée, je veux bien qu'on annule la dette, pas la dette, on annule les fonctionnaires. Non, je ne veux pas annuler les fonctionnaires, vous avez raison. Au contraire, je veux qu'on les remercie pour le travail qu'il faut. C'est vous qui est en train de supprimer les postes aux fonctionnaires ? Non, parce que justement, on est en train de faire en sorte de parler d'un modèle qui permet de garder... Non, ce n'est pas du culot, monsieur. C'est vous qui supprimez... des postes de fonctionnaires tous les ans. Allez, je vous laisse parler.
C'est vous qui supprimez, qui menait des attaques, qui démentait les services publics, le système hospitalier, l'éducation nationale. Et vous êtes en train de dire que c'est nous qui serions contre les fonctionnaires. Donc là, c'est un peu un abus de... Il
n'y a
pas eu
de baisse d'effectifs ?
Oui, il n'y a pas de démantèlement des services publics. C'est bien un plateau télé parce qu'il y a un déni. Le déni, c'est à la mode. On fait un déni, il n'y a pas de génocide en Israël, en Palestine. Et puis là, il n'y a pas de pauvreté qui s'augmente, puisqu'en fait les riches sont vraiment bien taxées et qu'il y a la redistribution des richesses comme il faudrait. Et puis le déni aussi, c'est finalement, il n'y a pas de problème dans la société. Par contre, le problème, ce serait si jamais on osait s'en prendre au capitalisme. Là, oui, ça créerait des problèmes. Là, il y a vraiment un déni de la réalité. Vous ne vous rendez peut-être pas compte qu'il y a plus de 10 millions de pauvres en France. qui vivent sous le seuil de pauvreté, vous vous rendez peut-être pas compte qu'il y a un cynisme de l'ultra-racia. Ça, vous ne le voyez pas. Vous êtes dans vos fauteuils, dans vos bureau, et puis vous ne voyez rien. Et là, vous discutez entre vous. Tout est bien, finalement. Et celui qui n'est pas bien, c'est le gauchiste. C'est un débat, c'est un débat. Et le gauchisme, ça devient du complotisme. C'est rigolo, quand même. C'est un débat. Ça devient du sketch, en fait. Et je voulais donner la
parole à Priscate. Mais oui. Alors, je vais essayer de finir une phrase entièrement, monsieur Poutou, si vous voulez bien. Parlons justement des travailleurs, des travailleurs précaires et qui font beaucoup pour notre pays, notamment pour les personnes âgées, dans les maisons seniors, etc.
Le
17 octobre, il y a des appels de gilets jaunes. Est-ce que
vous espérez le retour des gilets jaunes ? Oui, on aimerait
bien que ça pète vraiment et que ça repète à nouveau. Et on aimerait bien, effectivement, qu'à la fois un mouvement des gilets jaunes, mais plus fort, on va dire, un mouvement des gilets jaunes, fois 10, et que la colère, elle explose. Parce que là, il y a le gros déni, encore une fois. Ça veut dire quoi que ça pète ? Il n'y a pas de misère, il n'y a pas d'égalité. Parce qu'il y a trop d'inégalités, il y a trop de cynisme. Et c'est ça qui va permettre que
ça aille mieux ?
Ah ben nous, on pense que oui. Manifester
est un droit, pas de souci. Mais quand on vous dit, vous appelez, vous Vous vous rendez compte dans quelle situation nous sommes déjà dans notre pays ? pousser au précipice parce que... Ça fait 10 ans
que vous êtes au gouvernement, que vous avez aggravé la situation. Justement,
il y a eu une élection, il y a fait 40 minutes, 50 minutes qu'on est ensemble en plateau. La seule proposition que vous avez faite en 40 minutes, c'est... Annuler la dette. Non, annuler la dette.
Et nous, on est pour des explosions sociales. Mais pardon, il y a eu une élection
présidentielle dans quelques mois. La
République, elle est née d'une révolution. Vous êtes tous, ah super, on est issu de la révolution française. Mais nous, on pense qu'il faut une autre révolution, effectivement. Et pas seulement une révolution dans les urnes. Nous, on pense que la population doit se révolter. On pense qu'à partir du moment où elle se fait enlever le pouvoir de décider, à partir du moment où elle subit tous les contre-coups d'une crise du monde capitaliste, parce que c'est là où vous êtes responsable de rien en fait, où gérer un système capitaliste, c'est de pire en pire, mais ils ne sont pas responsables. Vous soutenez
bien Jean-Luc Mélenchon ? Pour la campagne, on soutient, on pense qu'il faut voter Mélenchon. Mais donc, voter Mélenchon à la présidentielle, est-ce que la révolution, entre guillemets, reprend les termes, ça ne passe pas par là ? Nous, on pense
clairement que le changement ne suffira pas. Nous, on pense qu'il faut tout faire pour empêcher une victoire de l'extrême droite. Ce qui est quand même probable aujourd'hui, malheureusement, c'est un véritable danger d'après nous, grâce aussi au macronisme. Donc nous, on pense qu'il faut barrer la route au Front National. Donc oui, effectivement, le mieux placé, c'est Mélenchon. Mais pas que le mieux placé, c'est aussi parce qu'il y a un programme de rupture antilibérale. Donc ça, on soutient et on pense que c'est hyper important pour se protéger. C'est un traite ambulant pour Marine Le Pen. Mais nous, bien sûr. Après ça, est-ce que ça pète
? Non, mais vous vous rendez compte ? Je finis juste et je finis. Et ça ne suffit pas à la victoire électorale. Nous, on pense qu'effectivement, il faudra qu'il
y ait un renouveau du mouvement social, qu'il y ait une réorganisation, qu'il y ait une restructuration. Et au niveau des luttes syndicales, associatives, on pense effectivement que la population doit reprendre la rue. Vous dites, c'est un boulevard,
ce genre de
discours pour vous est
un boulevard à Marine Le Pen. Mais ce genre de discours, M. Poutou qui le dit lui-même, qui est un allié pour la prochaine présidentielle de M. Mélenchon, c'est un slogan. sur pattes pour Marine Le Pen. Appeler à ce que ça fait 50 minutes de débat depuis tout à l'heure. Alors, on est d'accord ou pas avec M. Carillon, mais en tout cas, on propose des choses. Et je dis simplement, M. Poutou, depuis tout à l'heure, la seule chose qu'il a proposée, c'est la dette, finalement, ça ne sert à rien, c'est une chimère. Et la deuxième proposition, c'est quoi ? Appeler à ce que ça pète. Il n'appelle pas à manifester, il n'appelle pas à revendiquer des droits. Mais bien sûr que ça me fait peur, M. Poutou. Parce qu'en fait, dans ce débat aujourd'hui, on doit avoir, c'est de proposer des choses, pas appeler à ce que ça pète, parce que là, je peux vous le dire, vous dites qu'on va être Marine Le Pen, mais Marine Le Pen, elle vous regarde en mangeant du pop-corn, elle se dit qu'ils continuent, qu'ils appellent à soulever la rue, et ça fait plus de voix pour moi. Moi, je le dis assez simplement, aujourd'hui, il y a une responsabilité extrêmement forte, que vous soyez avec Jean-Luc Mélenchon, très bien, mais du reste de la gauche, du reste de la gauche, à se défaire enfin, une fois pour toutes, avec ces idées-là, c'est pas possible. Guilhem
Carayon
Moi, je pense effectivement qu'on est dans une situation qui est... très insurrectionnel. Le climat social, il est brûlant. Et évidemment, je ne souhaite pas que ça pète. Vous êtes content ? Le RN, vous êtes content ? Attendez qu'ils finissent. Ils ne sont pas pour la révolte des peuples. Mais la colère sociale, évidemment qu'on la voit. Les Gilets jaunes, ils étaient sur les ronds-points en 2018 quand le litre de carburant était à 1,47. Mais encore une fois, il y a une élection
en avril.
Non, non, mais le sujet... Et ça sera très bien. Mais on est dans le même pays, mais vous vous rendez compte, il est en train de me dire, là,
ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera
la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous pètera la gueule, ça vous
pètera la gueule, ça vous pètera
la gueule, ça vous
La violence, c'est intéressant la discussion. Là, on veut bien discuter de la violence. C'est vous qui l'a provoqué ? Oui, la société est ultra violente. La violence, quand on voit le nombre de morts tués par la police, par exemple, c'est une forme de violence. On peut en discuter aussi. Les gens qui meurent de maladies professionnelles, les décès au travail, tout ça. La violence, elle est là, de toute façon. La violence, elle est aussi... Vous, vous menacez encore plus par-dessus ? En Israël, on voit la violence en massacrant tout un peuple. La violence, elle est dans le système. Non, non, mais c'est pas du mélange, ça. C'est juste pour... pour montrer qu'on est dans une société qui, de fait, est violente. Alors nous, ce qu'on essaie de dire, c'est comment une population qui subit, à la fois par des conditions de plus en plus dures, de misère et tout ça, comment on se défend ? À partir du moment où un gouvernement, par exemple, ne veut rien entendre. On l'avait l'exemple. Et donc vous menacez ? Non, avec l'exemple des retraites. L'exemple des retraites, c'est un exemple d'un gouvernement qui dit « Nous, on veut faire ça », quelle que soit la réponse à la population. Donc c'est pour ça que nous, on pense qu'effectivement, il faut que la population, c'est pas juste une histoire de violence, il faut que la population redescende dans la rue, s'organise, se fasse entendre. C'est pas du tout ce que vous avez dit. de rapport de force et nous on pense que c'est ça oui il faut que ça pète socialement il faut qu'on reprenne la rue et qu'on se défende et qu'on s'auto-organise c'est ça aussi et nous à partir du moment il y a la même politique qui est menée depuis des années et que ça ne fonctionne pas pourquoi on ne dit pas finalement ces politiques là sont nulles et ne fonctionnent pas il n'y a jamais de bilan en fait on s'enfonce vous parlez de la dette vous parlez du déficit enfin tout le monde que ce soit les gouvernements en place ou les soutiens au gouvernement ou les anciens gouvernements et on ne remet jamais en cause les choix politiques ont été fixés donc en fait il n'y a jamais Là, on est en train de la remettre
en cause, là, justement.
Non, rien qui est remis en cause, c'est toujours pareil. Là, on joue sur des détails, des chiffres. On nous bourre le mou avec le même discours depuis très longtemps. C'est ce que je suis en train de dire. Alors, on nous parle de la dette. Alors, d'où vient la dette ? Qui profite de la dette ? À quoi ça sert la dette ? D'abord, la dette, ça a toujours été dans le système économique. Ça a toujours permis, justement, de détourner de l'argent public et d'enrichir toujours les mêmes et d'appouvrir toujours les mêmes. La dette, c'est une fonction dans l'économie. Ce n'est pas un accident, la dette. Ça fait partie des choses normales de la vie économique. Et c'est vraiment un outil de détournement des richesses. Donc après, le problème, c'est comment on remet en cause ce discours-là ? Parce qu'en fait, la dette ou le déficit, ça sert... à chaque fois, à s'attaquer aux populations. Pardon, il faut rien faire, il faut laisser la tête filée, je comprends pas. On est tous d'accord, c'est le discours à la con qu'on attend, c'est-à-dire en fait voilà, on entend toujours ça, il n'y a pas le choix. Mais c'est faux, c'est des mensonges, il y a évidemment des choix. Et le choix aujourd'hui, quand on discute d'un budget, un budget normalement, c'est la question de comment on répartit les richesses de la société. Ils sont où les besoins sociaux et c'est où qu'on peut prendre l'argent ? le monde sait très bien que l'argent, il est quelque part. Dans la poche des ultra-riches, un minima. On le voit bien, même une richesse indécente. Une richesse qui donne du pouvoir à des gens et du surpouvoir qui leur permet d'accumuler encore plus de richesses. Donc la solution pour vous, c'est les riches. Et cette richesse-là, comme par hasard, ça se traduit par un appauvrissement de l'autre côté. Et ça, on continue. On continue avec des tas d'arguments. Alors il y en a qui disent oui, il faut du courage, machin, que dalle. C'est toujours les mêmes politiques et c'est toujours la même volonté, finalement, de défendre l'ordre tel qu'il est aujourd'hui. C'est-à-dire de faire en sorte que les riches... soit encore plus riches. Et là, on a un gouvernement hyper zélé qui défend les riches. Les riches ne sont pas suffisamment taxés. Les entreprises ne sont pas suffisamment taxées.
Les entreprises et
les riches ne sont pas suffisamment taxées. Mais ce n'est pas juste la question de la taxe. Après, c'est la question du pouvoir aussi. Nous, on ne parle pas juste de taxes, on parle aussi de
comment on peut
socialiser, comment on peut exproprier et comment on peut enlever les moyens de nuire aux ultra-riches et aux riches à la classe des possédants. Donc ça, c'est une remise en vie. question du système économique. Et ça, c'est des choses qu'on pourrait débattre. C'est présenté comme utopique, mais on pourrait en discuter plutôt que de faire semblant d'arranger les choses. Justement, on va débattre et on
va donner une micro. Non, mais moi j'entends ces deux modèles de société, c'est presque deux philosophies et deux visions séparées. Et loin de moi de faire de la morale. On est dans un des pays les plus taxés au monde, où nos entreprises sont extrêmement taxées. Alors j'entends que vous les... En finir d'ailleurs avec le capitalisme, donc j'ai envie de vous dire, dès que vous en finissez avec le capitalisme, vous êtes content, il n'y a plus d'entreprise à taxer, il n'y a plus de richesse à créer, ni à redistribuer. Donc j'ai envie de vous dire, après se discute de comment on fait pour vivre. Ça c'est une ignorance économique assez fabuleuse. C'est pas une ignorance, c'est juste une question que vous voulez qu'on débattre, vous écoutez, et je pense qu'on peut débattre en s'écoutant, en se respectant, sans ironiser. Et ensuite, un deuxième sujet, c'est que vous parlez de continuer à taxer. Mais depuis 2024, c'est ce qui s'est passé. 2024, avec l'arrivée après la dissolution, l'arrivée de différents gouvernements, il y a eu des taxes exceptionnelles qui ont été mises en place, des surtaxes qui ont été mises en place sur les hauts revenus, mais aussi sur les entreprises. Ces taxes exceptionnelles ont été reconduites l'année dernière et a priori, elles vont être reconduites cette année. Et vous voyez qu'on parle encore de comment on va réduire la dette. Donc ce n'est finalement pas une solution. Et c'est ça que je veux vous entendre. Le débat budgétaire va arriver bientôt. On peut s'envoyer des anathèmes, ce n'est pas mon objet. Moi, je veux plutôt qu'on se dise, alors, qu'est-ce que vous voulez proposer dans le cadre de subbudget ? Quel amendement ? Quelle solution ? Quelle disposition ? C'est ça qui est important, là. On rentre dans le débat budgétaire dans trois semaines. Philippe Poutou, qu'est-ce que vous proposez alors ? La
preuve
que ça c'est pipo, ce qu'on vient d'entendre. Parce que si c'était vrai que les richesses ou les entreprises étaient les plus taxées, comment on explique alors que les fortunes augmentent, que les profits augmentent dans des manières, ce sont des records. Donc en fait il y a bien quelque part une entourloupe. À partir du moment où les richesses s'accumulent et les profits s'accumulent et les distributions de dividendes, que ce soit le CAC 40 ou ailleurs, s'accumulent. C'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Il y a quelque chose qui n'est pas fait en réalité. Donc nous, ce qu'on discute, effectivement, c'est une philosophie différente ou même c'est des perspectives politiques différentes. Quand nous, on discute d'enlever les moyens de nuire aux capitalistes ou à la bourgeoisie, c'est évident qu'on est sur une autre discussion. Je vous promets que je donne le micro derrière, Guillaume Carayon. Le problème, c'est la question du pouvoir. Parce que là, on a un gouvernement de riches et d'ultra-riches. En fait, en règle générale, le monde politique, c'est des milieux sociaux plutôt favorisés. Et donc, il n'y a pas de surprise à ce que les politiques qui soient menées, ce soient des politiques au service de ces gens-là, au service des gens les plus riches. La question quand même de
la justice. C
'est la question de la lutte des classes. qu'on peut aussi discuter, de ne pas faire semblant, de ne pas faire comme si on avait tous le même intérêt. On n'a pas tous le même intérêt, on n'a pas tous les mêmes perspectives. Attendez, je suis désolée, quand
je vous entends, c'est trop facile de dire ça. Moi, je veux bien entendre le truc des ultra-riches, c'est toujours une classe, etc. Pardon, je ne me permets pas. Oui, mais j'entends. Mais ne généralisez pas ça, parce qu'en plus, ça ne permet pas d'avoir un vrai débat sur une crise qu'on est en train de vivre et sur des solutions qu'on doit apporter ensemble. Et vous êtes un responsable politique. Moi, je le dis assez simplement. Je ne viens pas du monde politique, je suis une fille d'ouvrier qui a été intrapée. jusqu'à ce qu'il puisse plus travailler parce qu'il a eu un cancer. Et tout au long de sa vie, il était d'ailleurs à la CGT, tout au long de sa vie, il ne m'a pas expliqué comment on ferait pour que le voisin d'à côté n'ait plus d'argent ou en ait moins, mais comment moi je fais sur la base de mon effort et de mon travail pour... pouvoir être indépendante personnellement. Et c'est ça l'enjeu que nous devons avoir aujourd'hui. Le travailleur, lui, ce qu'il veut, ce n'est pas regarder son petit copain et se dire avec grande jalousie comment il va faire pour lui piquer les poches. C'est plutôt comment lui, il s'élève et comment ensuite, avec sa élévation, il peut transmettre à son tour. Olivier Babaud, on sent effectivement cette
question des autres. Philippe Poutou là-dessus. Ça, c'est une autre grande mesure, ce n'est pas
du complotisme. Mais ça fait un moment que Macron et ses gouvernements ont franchi la ligne bleu marine, on va dire, pas la ligne rouge, la ligne bleu marine. Ça fait un moment qu'on est sur des politiques avec des relances xénophobes, racistes, anti-immigrés. Et donc là, il y a un geste assez clair. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? C'est l'ambiance. S'en prendre à des étrangers et grappiller comme ça, c'est ça. Mais c'est parce que c'est un contexte, c'est pas que ça. On le voit d'ailleurs aussi au niveau de la répression. Il y avait une grosse manif aujourd'hui contre les violences policières et contre les lois qui sont de plus en plus répressives et qui s'en prennent notamment aux jeunesses dans ces quartiers-là, dans les quartiers. populaire. Donc on voit bien la logique politique, et pas qu'en France, c'est un peu malheureusement l'ambiance, la victoire de l'extrême droite en Allemagne, les Trump, les Poutines, le génocide en Israël, tous ces pouvoirs d'extrême droite aujourd'hui. Et donc, non, mais en plus le macronisme est quand même à une proximité idéologique avec les idées réactionnaires et les idées d'extrême droite. Donc voilà, donc ça c'est une ambiance. Sur la dette vite fait, sur la dette en fait, c'est un... La dette c'est un... Ce n'est pas des petits gens qui se démerdent comme ils peuvent et tout ça. C'est un choix politique. C'est un choix politique de
permettre à ce que
les banques s'enrichissent. Et nous, ce qu'on défend, mais on n'est pas les seuls. Il y a des collectifs, il y a le comité d'annulation de la dette et tout ça. En fait, il faut annuler la dette. Les banques se sont assez enrichies là-dessus. Et encore une fois, à partir du moment où la dette, elle sert à des reculs sociaux, à justifier des reculs sociaux. Vous êtes sur la ligne de Jean-Luc Mélenchon. Oui, et puis même plus loin que les camarades de la FI sur la remise en cause du capitalisme dans le sens qu'il faut socialiser. Sauf que la BCE vous répond, tout ça c'est dangereux, c'est
illégal. Les banques
jouent un rôle de pillage dans l'économie, d'enrichissement personnel, c'est tout l'égoïsme de ce système économique. Donc c'est pour ça qu'il y aurait besoin de discuter, et ça c'est pas du complotisme, de discuter d'une socialisation.