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J'aurais voulu, j'ai pas pu. Bien sûr, mais c'est jamais de sa faute, Emmanuel Macron. Déjà, il n'a pas présenté une réforme des retraites. Je crois qu'il en a présenté cinq depuis 2017. Il a varié au gré du vent, au gré des circonstances, de ses mensonges répétés, de « je ne toucherai pas ». Moi, j'étais à trois. — Non, mais entre le candidat, le président, le président candidat, il a beaucoup varié. Mais il a réussi à mettre les Français dans la rue en passant en force. Il n'a pas écouté les Français. Il n'a pas voulu notamment organiser un référendum sur cette réforme des retraites qui aurait pu peut-être lui permettre de passer cette crise par le haut, en tout cas en demandant aux Français. Aussi un regret, c'est qu'en 10 ans, il n'a jamais posé la question aux Français par référendum. Il l'a dit plusieurs fois qu'il allait les consulter. Jamais il ne l'a fait. Donc aujourd'hui, effectivement, à l'heure du bilan, à l'heure du crépuscule du macronisme... On peut avoir beaucoup de regrets. Il n'y a pas que celui-là, malheureusement. Je pense qu'on a une galerie, une batterie d'échecs, de renoncements, de reniements et surtout d'incompétences. Ce sont les choix d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous y
avez... Je vais vous inclure tous les trois. Est-ce que vous n'y avez pas collectivement participé ? Je vous donne un exemple. Vous êtes nombreux depuis quelques semaines en plateau à venir nous expliquer que le modèle sur le carburant, c'est l'Espagne. qu'ils ont réduit les taxes, etc., comme vous le réclamez au Rassemblement national. Très bien. Quand on regarde le modèle espagnol, par exemple sur les retraites, sur la sécurité sociale, etc., c'est un modèle qui est beaucoup moins avantageux que le nôtre. La retraite en Espagne est beaucoup plus tardive que chez nous. Est-ce que précisément, parce qu'on n'a pas fait ses efforts sur la retraite, on se retrouve aujourd'hui, Raquel Garrido, coincée sur le carburant ?
je suis très fière d'avoir été à l'unisson des citoyens de mon pays contre la réforme borne des retraites. 80% des Français étaient contre cette réforme-là, qui n'aurait même pas dû entrer dans l'hémicycle. Normalement, dans un pays démocratique, quand il y a un pouvoir qui a un minimum d'éthique démocratique, quand quelque chose est consensuel, à ce point, gouvernement ne vient pas s'y opposer. Qu'est-ce qu'aurait fait Mitterrand avec la peine de mort ? Vous dites que les Français étaient pour la peine de mort. C'est votre thèse. Non, ce n'est pas ma thèse, c'est celle de Mitterrand. François Mitterrand en 1981 a aboli la peine de mort. La majorité des Français étaient contre. Ce n'est pas vrai, ce n'est pas avéré. Est-ce que vous avez vu dans la rue des mobilisations pour la peine de mort comme il y a eu des mobilisations contre la réforme banque ? à l'Assemblée nationale une majorité contre l'abolition de la peine de mort. Non, ça a été voté à l'Assemblée nationale. 388 voix, je dis de mémoire. Alors qu'à l'Assemblée nationale pour la retraite... On était majoritaires et 10 minutes avant le vote, parce que nous étions majoritaires, souvenez-vous, même à droite, la mobilisation des syndicats avait quand même réussi à convaincre les députés de droite, rappelez-vous Aurélien Pradié et d'autres. Et 10 minutes avant le vote, parce que la constitution de la 5ème République octroie des pouvoirs ahurissants à l'exécutif, ils ont décidé qu'on ne voterait pas parce qu'il y aurait 49-3. Donc voilà, après il se plaint, il se plaint qu'il n'a pas pu... Non, vous avez le choix de faire une
censure, vous l'avez faite.
À ce moment-là, on n'a pas réussi à changer le gouvernement à ce moment-là. Mais par contre, lui, il est encore là. 4 ans plus tard, il est encore là. Alors que tout ce qu
'il a
fait, on n'en voulait pas.
Vous ne répondez pas à la question que je posais, c'est est-ce qu'on n'aurait pas eu plus de marge, si précisément ? Mais on
a eu ce débat, Maxime, ce débat, les Français l'ont eu en long et en large, déjà en 2022, déjà en 2023. Les Espagnols cotisent moins longtemps que nous. Ils ont moins de droits que nous au bout de course. Et on veut quoi ? On veut être comme les Espagnols, de ce point de vue-là ? Pourquoi est-ce qu'on n'est pas fiers, nous ? Enfin, je veux dire, pourquoi est-ce que les élites françaises ne sont pas, à l'unisson du peuple français, fiers d'avoir conçu ce système magnifique où ce sont les actifs. qui permettent aux enfants et aux vieux de ne pas travailler.
– Système magnifique, mais Pierre-Jouvet, Pierre-Jouvet, Pierre-Jouvet. – Mais l'alternative, c'est quoi ? – Il n'y aura plus personne pour
payer votre retrait. – Ce n'est pas vrai, il y aura toujours des travailleurs, toujours de l'activité, il y aura toujours des actifs. – Avec une part de salaire qui s'envole dans les retraites, toujours plus rétifs. – Mais par contre, ce qu'il y aura, c'est qu'il y aura, et ça me semble tellement récessif, des gens qui continuent d'expliquer que ce n'est pas aux actifs de supporter tout ça. Alors c'est qui ? C'est les vieux, c'est les enfants ? – Non mais pas sur moi. – Un tiers
de salaire. – Non mais pardon, pardon. Reprenons les choses puisqu'on parle des retraites. Déjà, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, on avait eu un débat avec Yves Tréhard sur le sujet. Il n'y a pas qu'une vision en fait. Il n'y a pas juste de dire c'est les retraites pour sauver les finances. On a un président de la République qui ce soir vient exprimer ses regrets. Il était temps, mais c'est d'ailleurs trop tard puisqu'au moment où il va partir, ses regrets, c'est plus que des regrets qu'il devrait exprimer, ce sont des excuses. Parce que le Mozart de la finance qui a cramé la caisse du pays. qui nous a mis dans la situation financière dans laquelle nous sommes, celui qui vient aujourd'hui encore donner des leçons, qui a provoqué mille milliards de dettes supplémentaires dans notre pays, pardon, ce n'est pas les quelques réformes qu'il aurait voulu passer, qu'il ne peut pas passer, qui sont responsables de cette situation. Ce sont les choix politiques et financiers qu'il a faits avec ses gouvernements successifs. Ces choix-là, il les a faits, il les a financés. Quand on décide de faire les cadeaux qui ont été faits, Les cadeaux fiscaux qui ont été faits ces dix dernières années, qui ont grevé le budget de la nation, qui font qu'aujourd'hui, les Français qui vont à la pompe, tous les Français qui vont à la pompe, sont asphyxiés parce qu'il n'y a plus un centime dans les caisses de l'État, par les choix financiers qui ont été faits par Emmanuel Macron et ses gouvernements, qui viennent encore prétendre donner des leçons sur les gestions financières et dire comment on devrait gérer ce pays, mais franchement, qu'ils se cachent. Quand on met la situation financière du pays dans le niveau dans lequel il est aujourd'hui, et qu'on a des Français qui sont asphyxiés par le prix de l'essence, demain par le prix du gaz, après-demain par les prix de l'inflation alimentaire,
et qu'on viendrait dire
que le seul sujet, pardon Yves Tréhard, ce serait que les Français qui sont déjà en train de galérer, qui n'arrivent plus à boucler leur mois, devraient travailler plus longtemps dans leur vie, et bien ça n'a pas le seul sujet. J'en mets d'autres dans ma manche si vous voulez. Je l'ai
dit Pierre Jouvet. Si on vous écoute et si on regarde vos demandes et les demandes que vous avez faites l'année dernière à l'occasion de la discussion du budget, tout comme celle de Mme Garrido, tout comme d'ailleurs celle du Rassemblement national, c'est quand même toujours plus d'impôts, c'est énormément d'impôts, 34 milliards pour ce qui vous concerne, et des milliards et des milliards de prélèvements obligatoires et d'impôts. – Certes, il faudrait des économies. – Vous reconnaissez qu'on a proposé 100 milliards d
'économies. – Oui, mais je ne sais pas où sont vos milliards d'économies, vos 100 milliards. – Vous êtes quelqu'un de rigoureux. – Je suis très rigoureux. – Vous savez très bien quels sont les domaines où nous souhaitons faire des économies. Train de vie de l'État, contribution au budget de l'Union européenne, l'immigration de boucher sociale, la faute sociale. Les agences inutiles, on arrive largement à 125 milliards. Ça, je doute,
mais je voudrais bien qu'on fasse la démonstration. Sauf que ça ne s'est pas matérialisé l'année dernière. Mais pour ce qui est du Parti Socialiste, pas du tout. Alors, c'est tout le contraire. Là, vous proposez, vous n'avez pas proposé d'économie. Vous, c'est à chaque fois, c'est par l'impôt. Non, non, on a proposé des économies. 200 milliards de
niches fiscales sur les entreprises, par exemple. Ah ben voilà,
et puis vous mettez l'économie à plat. Non, parce que c'est pas avec les niches fiscales. Ah bon ? Mais l'économie
est à plat. Je ne sais pas si ça vous a échappé.
L'économie est à plat grâce à monsieur Macron. Oui, à cause de votre politique. Non, non, c'est pas nous qui sommes au pouvoir. Mais pardon, mais on ne dirige pas le pays depuis 10 ans. C'est-à-dire qu'en fait la réalité c'est que, moi je veux bien, on a un niveau de croissance qui est annoncé par le ministère de l'économie et des finances qui tous les trois mois est revu à la baisse parce que non seulement l'effet attendu de la politique menée qui devait être un effet de ruissellement ne produit aucun effet, dégrade la croissance, ne crée pas d'emploi, désindustrialise ce pays et on viendrait nous dire que c'est par les choix. que nous proposons, qu'on aurait dégradé la situation. Mais ce n'est pas le cas. La réalité, c'est que des économies, nous en avons proposé. Nous en avons proposé sur le nettoyage d'un certain nombre de niches fiscales, 200 milliards d'euros d'économies. Nous en avons proposé quand nous disons la taxe Zuckman qui doit être mise en place, ça fait des milliards d'euros. C'est pas une économie, ça. C'est une économie fiscale. C'est un coup
de bambou, la taxe Zuckman.
La taxe Zuckman, ce n'est pas un coup de bambou. Le coup de bambou, c'est les Français qui le prennent. Moi, ce qui m'intéresse, vous savez, Yves Tréhard. Ce n'est pas de faire plaisir aux 500 Français les plus riches qui sont et qui se partagent les places dans le classement de challenge tous les ans. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de donner de l'argent aux Français qui, partout dans notre pays, sont associés. Et je vais vous donner une dernière économie. Ce que vous ne comprenez pas, c'est que
les Français ne veulent pas qu'on leur donne de l'argent. — Ils veulent le gagner. — Bien sûr. Mais pour leur donner de l'argent et pour le gagner,
il faut augmenter les salaires. Et pour augmenter les salaires... — Il faut de la croissance. — Non, non. Mais justement. Mais pardon, mais la croissance, ils l'ont tuée. Mais la croissance, ils l'ont tuée. — Si vous voulez produire, il
faut moins d'impôts. —
Non, c'est pas vrai. C'est pas vrai qu'on est obligé
d'avoir moins d'impôts pour produire de la croissance. — Alors attendez. Sur les retraites, vous dites non. J'ai une autre hypothèse pour essayer d'aller faire des économies. Le nombre de fonctionnaires. On entend cette musique qui est en train de monter chez Edouard Philippe, on va le voir avec Lisa, chez Edouard Philippe, chez Gabriel Attal et chez d'autres. On verra si c'est le cas aussi chez vous, au Rassemblement National. Petite musique, Lisa, où pour faire les économies, il faudrait supprimer un certain nombre de postes de fonctionnaires.
Piste très sérieusement envisagée par Edouard Philippe. Je vais vous laisser écouter le candidat.
Trouver 450 millions dans le budget de l'État, c'est possible. L'année prochaine, il y a 130 000 fonctionnaires qui partent à la retraite. 130 000. On va devoir recruter des fonctionnaires à la place de ceux qui partent. Très bien. Si on en remplace, si on en recrute 123 000 au lieu de 130 000, vous trouvez 450 millions. Donc c'est possible. Est-ce qu'on est capable de réorganiser l'État pour faire en sorte d'intégrer 7 000 recrutements en moins l'année prochaine ? La réponse est oui. —
Gabriel Attal est du même avis sur le non-remplacement de certains départs hors retraite. Et il va plus loin, puisque Gabriel Attal lui propose de supprimer 100 000 postes de fonctionnaires par des départs volontaires. — Et
la Cour des comptes dit... La
Cour des comptes propose de faire 20 milliards d'euros d'économie en 3 ans, en s'attaquant au dossier fonctionnaire, en réduisant le nombre de fonctionnaires, vous le voyez, et en limitant les augmentations de salaire. Pour faire simple, la Cour des comptes veut allonger le temps nécessaire à un fonctionnaire pour monter en grade, changer d'échelon, ce qui va retarder ces augmentations de salaire automatique. La masse salariale, regardez, est passée de 272 milliards d'euros en 2012 à 362,1 milliards en 2024, donc c'est 90 milliards de plus. Pour faire ce calcul, la Cour des comptes prend en compte justement des promotions et l'ancienneté. C'est le problème qui est pointé du doigt par les syndicats qui appellent à manifester mardi prochain. Parce que même si certains fonctionnaires ont vu leur salaire augmenter grâce à leur ancienneté ou à des promotions, leur salaire de base a beaucoup moins augmenté que les prix, que l'inflation. Et parce que ça va bloquer précisément certains fonctionnaires dans l'avancement de leur carrière.
Julien Audoul, est-ce que vous, au pouvoir, vous supprimez un certain nombre de postes de fonctionnaires ? Alors
excusez-moi, mais moi je trouve ça... délirant et même indécent de cibler telle ou telle catégorie. On a bien compris que les retraités allaient être victimes du dernier budget d'Emmanuel Macron. Là, ce sont les fonctionnaires. Toujours trouver un bouc émissaire. Pour se dédouaner de sa propre responsabilité, des errements de l'État, des gouvernements, des gaspillages paramineux... Attendez, Julien Doul, vous venez d'expliquer sur
ce plateau, et vous l'avez fait à plusieurs reprises, que parmi vos pistes d'économie, il y a la suppression d'agences de l'État. Qui sont dans ces agences ? Des fonctionnaires, si vous les supprimez, des fonctionnaires disparaissent. Je vais aller au
bout. Je peux aller au bout ? Merci de donner un point. C'est bien pour les
téléspectateurs de souligner vos incohérences, c'est pas illusible. Justement pour que
les téléspectateurs comprennent bien... Ce que je veux dire, c'est que de cibler telle ou telle catégorie de manière générale, comme si les fonctionnaires étaient d'odieux privilégiés, qui coûtaient tant d'argent, qui ne remplissaient pas les fonctions nécessaires et les services indispensables... Tout ça est un mensonge. Ensuite, nous disons qu'il y a aujourd'hui dans notre pays des agences qui sont totalement inutiles. Nous avons une bureaucratisation... qui coûte un pognon de dingue, qui est obèse dans notre pays. C'est pas réagent de vous dire que les fonctionnaires bossent mal. C'est du Edouard Philippe dans le texte. Il y a un petit peu de nuance. Il bosse pour rien. C'est pas de regarder le fonctionnaire comme quelqu'un qu'il faut raboter ou quelqu'un qui est un gouffre pour les finances publiques. C'est de regarder au cas par cas. Vous avez des agences où des fonctionnaires sont aujourd'hui mal employés. Vous avez des domaines où il n'y a pas assez de fonctionnaires. Et je pense notamment à la police, je pense à la justice, je pense à l'hôpital public où il faut débureaucratiser. — Oui, mais ça, ça fera pas vos 100 milliards d'économies. — Attendez, mais bien sûr que si. Je vais donner les domaines. Je vous ai dit qu'à l'hôpital public, je pense qu'il y a une nécessité de débureaucratiser, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup trop de monde dans les bureaux, passer sur le terrain, passer dans les patients. C'est ça, le souci. — Ça,
c'est vrai.
— Donc il faut... Mieux de fonction publique, il faut effectivement limiter et diminuer le nombre de fonctionnaires dans certains domaines, dans certains secteurs. Je pense que l'ADEME, par exemple, qui nous coûte 4 milliards d'euros par an, il n'y a pas besoin de fonctionnaires à l'ADEME. Oui, parce que le changement climatique, ce n'est pas du tout un sujet. Parce que l'ADEME, quand les Français payent les opérations de communication, ils nous demandent de planter un stip dans le jardin. Je pense qu'on peut se passer de ça. Vous aimez bien cet exemple-là ? Oui, parce que c'est assez révélateur, en fait,
de cette fonction publique. C'était une campagne de pub de l'ADEME, effectivement, parce que je ne le connaissais pas la dernière fois que vous en avez parlé. Je trouve ça
hallucinant qu'on paye encore pour ça, à l'heure, effectivement... Raquel Garrido pour répondre
à Julien Audoul.
Moi, quand j'entends la droite aujourd'hui ou les macronistes, j'ai vraiment l'impression qu'ils sont arrêtés dans les années 70. J'ai l'impression d'entendre Alain Madelin. J'ai l'impression que c'est Nicolas Sarkozy, la RGPP de 2007, le non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux, qui a été catastrophique. Vous prenez les ministères. C'est sûr que vous, quand on
vous entend sur les jambes, alors là, c'est 1981. C'est germinal. C'est 50 ans en arrière, c'est un demi-siècle. Moi,
je veux bien qu'on fasse le bilan de l'investissement dans les services publics et les faits. Ça a pour notre pays le fait d'avoir davantage de professeurs, de les payer mieux. L'éducation nationale, regardez, on a des
chiffres qui sont les pires de l'Union européenne, alors qu'on a augmenté le
nombre de professeurs. Parce qu'un tiers part dans la
retraite des professeurs.
Donc aujourd'hui, si vous faites le bilan de la RGPP de Nicolas Sarkozy, par exemple, ça a été une catastrophe de la diplomatie française. Par exemple, on a liquidé vraiment notre capacité de projection à l'international. à cause de ces dogmes-là. Et ces gens continuent de
dire
la même chose toujours. Ils n'ont qu'une seule solution. En fait, nous les Français... On a besoin de services, on a besoin de s'organiser pour répondre à des besoins. Pour ça, on a besoin qu'il y ait des postes de travail, des gens qui travaillent devant des postes de travail. Et vous avez des hommes politiques qui passent leur temps à vouloir payer ces gens qui je paye. Est
-ce que vous estimez qu'aujourd'hui, la machine étatique, qui correspond grosso modo aux services publics qui sont nationaux, à certains secteurs, est-ce que tout ça fonctionne bien ?
Non, pas assez bien.
C'est peut-être qu'il faut réorganiser tout ça et peut-être qu'il faut tailler dans des branches qui sont inutiles. On
peut prendre les cas les uns après les autres. Moi, par exemple, je suis parent d'élève de l'école publique en Seine-Saint-Denis. Sur le parcours de vie scolaire de mes enfants à moi, où j'habite, c'est à l'équivalent d'un an, un an et demi. de scolarité qui vont être en moins pour mes enfants parce que les professeurs chez moi ne sont pas remplacés. Quand j'entends Edouard Philippe expliquer qu'il ne va falloir pas renouveler un prof qui part à la retraite sur deux, je dis que cet homme est un criminel. C'est-à-dire qu'il est en train d'obérer les chances que notre pays puisse...
Edouard Philippe parle des fonctionnaires en général, il ne cible pas les retraités. Je vous donne la parole, Pierre Jouvet. J'ai besoin d'une précision, Julien Audoule. J'ai besoin d'une précision. — J'ai pas été suffisamment précis. — Eh Vous dites... va supprimer un certain nombre d'agences. En revanche, dans d'autres secteurs, on a besoin de plus de fonctionnaires, de mieux de fonctionnaires, etc. A la fin, si vous arrivez au pouvoir, au bout d'un an, au bout de deux ans, il y a plus de fonctionnaires ou il y a moins de fonctionnaires ? Vous supprimez des postes ou
vous en créez ? On est au début de la campagne présidentielle, ça ne vous aura pas échappé. C'est la candidate qui présentera la trajectoire budgétaire, qui présentera dans le détail les pistes d'économie. Ce que je vous dis aujourd'hui par rapport à notre bilan politique et surtout à notre constat, c'est qu'il y a des domaines où il y a trop de fonctionnaires mal employés et d'autres. ou il n'y en a pas assez. J'ai bien compris, mais j'entends... J'entends Edouard Philippe
qui dit quelque chose de clair, Gabriel Attal, etc. On peut être pour, on peut être contre.
C'est stupide. C'est stupide. De dire qu'il y a trop de fonctionnaires et qu'il faut raboter comme ça de manière aveugle, c'est stupide. Alors Jean-Philippe
Tanguy, chez vous, a dit on coupera à l'âge, on assume.
Mais oui, mais bien sûr, on va faire effectivement. Il a mérité de clair
pour le coup, pardon,
mais... Jean-Philippe Tanguy n'a pas dit qu'il fallait, encore une fois... tel nombre de fonctionnaires en moins. La
consigne, c'est ne sortez pas de l'ambiguïté.
Je sais qu'aujourd'hui, on est sur le simplisme de dire qu'il faut beaucoup moins de fonctionnaires. Rappelez-vous, c'était les 200 000, les 120 000, etc. Ça ne veut rien dire. Je pense que nos concitoyens le savent pertinemment. Ils ne veulent pas... moins de fonctionnaires dans l'hôpital public, ils veulent qu'ils soient devant les patients, ils ne veulent pas moins de policiers. Je pense que n'importe qui aujourd'hui en France qui est confronté à l'ensauvagement, à la barbarie, à la hausse de l'insécurité, veut plus de policiers et de gendarmes, ce qui est tout à fait normal, plus de douaniers notamment. Donc avec vous, il n'y aura pas moins de fonctionnaires. Encore une fois, on verra. Je pense que par rapport à la somme... que ça représente, et notamment de ces agences et comités théodules, on peut faire des économies, effectivement, sur... Pierre Jouvet. Pierre Jouvet. Vous
enlevez 125 milliards. Les fonctionnaires à la maison, ils vont vous hacher, comme il a dit Jean-Philippe Tanguy, ne croyez pas au doule. Pierre Jouvet.
Moi, je vais dire une chose pour les fonctionnaires qui nous écoutent ce soir à 23h36 sur BFM. Moi, je suis fier. Un peu de clientélisme. Non, non, mais moi, alors, je vais vous dire, j'assume totalement ce que je vais dire. Moi, je suis fier des fonctionnaires de ce pays. Je suis fier des fonctionnaires de ce pays. Fier des fonctionnaires qui, depuis 2010, ont vu augmentations de salaire qui leur a fait une moyenne d'augmentation depuis 2010. De 40 euros de moyenne d'augmentation. C'est ça qu'on demande aux fonctionnaires de notre pays. Ce sont ces femmes et ces hommes qui, partout, font tenir notre pays debout. Parce que quand Edouard Philippe, Gabriel Attal ou les amis d'Emmanuel Macron viennent dire qu'on va couper des fonctionnaires, c'est facile dans une interview le matin. Mais quand moi j'amène mon gamin à l'école le matin, ces fonctionnaires j'en suis fier. Quand je vais à l'hôpital et que je vois les fonctionnaires, j'en suis fier. Quand je vois les gendarmes dans ma ville de Saint-Vallier, j'en suis fier. Quand je vois qu'aujourd'hui on a des problèmes dans nos juridictions parce qu'il n'y a pas suffisamment de magistrats pour traiter des affaires, moi je suis fier des fonctionnaires. Et donc je dis qu'en réalité dans ce pays il y a un faux débat qui est un débat simpliste où on veut taper sur la tête des fonctionnaires qui quand le pays en a besoin sont toujours là. pour le tenir debout et le tenir droit. Et le problème, ce n'est pas qu'il y a trop de fonctionnaires. Le problème, ce n'est surtout pas la rémunération des fonctionnaires qui, pour beaucoup, ont vu, mais quand même, rappelons-le un instant, ont vu leur revalorisation salariale, en réalité, dessous de la réalité de la progression de la vie. Depuis 15 ans dans ce pays, on demande à des gens de représenter l'État, c'est-à-dire de représenter la nation, ce qui fait bloc dans des fonctions essentielles de nos vies, la police, la justice, la gendarmerie, l'éducation nationale, l'hôpital. Le problème Pierre Jouvet,
c'est qu'on est ce soir à plus de 5% de déficit, que vous nous dites les fonctionnaires, on n'y touche pas, les retraites, on n'y touche pas. Que Edouard
Philippe aille chercher chez ses amis, M. Pouyanné et d'autres chez Total. Les fonctionnaires ne demandent pas l'impôt.
— Ça fait un demi-siècle que l'impôt, ça marche pas. — Ah oui,
ça marche pas. Et totale 11 milliards d'euros sur le dernier trimestre. 11 milliards d'euros sur le dernier trimestre. Sur le dernier semestre, 11 milliards d'euros total de profits.
Et ils donnent
300 millions d'euros pour l'instant si on voudrait les applaudir. — Vous allez continuer à tondre ce pays qui ne marche plus. — Non, mais attendez. Yves Tréhard, deuxième pays du monde, la France. Yves Tréhard, vous le savez. Yves Tréhard, vous êtes dans votre rôle. C'est normal. Ils sont en
colère. Pourquoi ? Parce que l'argent qu'il donne à l'État, l'État ne sait pas l'utiliser
correctement. — Vous le savez parfaitement et vous êtes dans votre rôle. Quand la France est le deuxième pays du monde, le deuxième pays au monde à distribuer le plus de dividendes, pardon, l'argent, on sait où il est. Et on sait où il faut aller le chercher. Donc en réalité, toujours taper...
Et bien
donc, allons chercher là où il y a de l'argent, plutôt que de taper toujours sur les classes populaires et les classes moyennes. Parce que ça, c'est toujours trop facile. Mais qu'ils investissent d
'ailleurs, qu'ils puissent bénéficier des dividendes qui sont versés. C'est très bien que chacun de nos téléspectateurs investisse.
Mais peut-être que la redistribution aussi... n'est pas faite correctement sur un certain nombre de leviers. Et moi, je suis d'accord aussi avec vous pour dire qu'il faut revoir un certain nombre de choses dans le fonctionnement de l'État. Et d'ailleurs, on l'a dit, puisque vous disiez tout à l'heure les pistes d'économie. Moi, je propose des pistes d'économie, le Parti Socialiste l'a fait par exemple l'année dernière. Le gouvernement ne le fait pas. Vous savez combien il y a de milliards d'euros qui sont immobilisés sur des bâtiments de l'État qui sont laissés vides depuis des années ? Eh bien, mettons ces bâtiments à la vente. C'est un scandale maximum. Plutôt que d'aller taper toujours sur la tête des autres, effectivement, il faut faire un audit au réel de ce qui coûte, de ce qui est dépensé, de ce qui est mal utilisé. Et ensuite, après, on regardera au réel ce qu'il en est. Sauf que c'est un discours qu'on entend. Mais ce que
je voudrais quand même souligner... Pour pas qu'il y ait de méprise, le projet de la gauche, si vous regardez le programme de la NUPES, je vous invite à lire le programme de la NUPES, le programme du nouveau Front Populaire. La dernière fois que les Français... C'est 9 millions de voix, le nouveau Front Populaire, en juin 2024, je pense que vous avez suivi cette élection-là, à votre poste d'observation. Et donc on avait un programme que j'imagine aussi vous avez regardé à votre poste d'observation. Et il le lit
encore tous les soirs, vous savez.
C'était sur un
post-it. Ce
que nous proposons à gauche, c'est une relance de l'économie française par la relance de l'activité. Notre idée, c'est que les salaires augmentent, l'activité économique augmente, qu'il y ait plus de carnets de commandes dans les entreprises, et que c'est à partir de là que les entreprises puissent augmenter les salaires, que ce soit vertueux. Ça implique un peu de protection aussi d'un certain nombre de nos secteurs industriels ou secteurs de services, etc. L'idée, ce n'est pas quelque chose d'artificiel. À froid, aujourd'hui, l'économie française, elle est récessive, pratiquement. Donc, en fait, vous pouvez même à froid, si vous dites à froid, on va prendre de l'argent des milliardaires. Il faut prendre de l'argent des milliardaires. Mais ça ne suffit pas.
On a des choses à faire. Lutter contre le changement climatique, par exemple, c'est du travail. Non, non, c'est très concret. Je parle de choses très concrètes. Donc, à un moment donné, il faut arrêter. Si nous avions été... Je vais vous donner un exemple. Heureusement que ça n'a pas été... Je vais vous donner un exemple. Sinon, en 2022, je vais vous donner un
exemple très concret. On ne ressuscitera pas. On va parler concret. Non, non, non, c'est très concret ce dont je vais vous parler. La rénovation thermique des bâtiments, ce n'est pas un problème du passé, c'est un problème de l'avenir. En 2022, nous avons fait adopter à la majorité dans l'hémicycle 8 milliards d'euros pour la rénovation thermique des bâtiments. D'accord ? Eh bien ça, c'était depuis déjà 2022, ça fait 4 ans qu'on aurait dû avoir un chèque, exercice fiscal, ce type, ce niveau d'investissement. Il y aurait eu des familles entières avec des logements mieux protégés, du froid ou du chaud. Il y aurait eu du travail, il y aurait eu du bolo pour des entreprises, des artisans de menuiseries, etc., de bâtiments. Les choses seraient différentes si c'était la gauche qui était au pouvoir. Fondamentalement différente. La gauche est au pouvoir. La gauche est au pouvoir. On aurait pu lutter contre
les incendies. Des impôts et des gaspillages. L'idéologie de
gauche aujourd'hui, c'est quoi ? C
'est moins de services et
plus d'impôts. C'est ce qui règne depuis 10 ans en France. Excusez-moi, vous régnez. Et Raquel Garrido, vous avez voté pour eux en 2017. Vous avez voté pour eux en 2022. Vous avez fait alliance avec eux en 2024. Donc vous êtes comptable. Donc, excusez-moi, vous avez aussi à demander pardon parce que Macron, vous l'avez maintenu 10 ans au pouvoir. Vous
avez mis Macron au pouvoir et
vous l'avez reconduit. Vous avez fait alliance avec lui en 2024 au législatif. C'est factuel.
Ça ne vous a
pas réussi malheureusement.
Si, si, on a fait 9 millions de voix. On a obtenu 192 députés. Le président Macron aurait dû nous proposer d'être à Matignon. Voilà. Si on était dans un pays démocratique.
On va pas refaire le match ce soir. Il y a un autre sujet quand même. On est en
permanence le match. Toujours à la recherche... Ça fait la démocratie.
Oui, et les élections arrivent, présidentielles, législatives. Il aurait dû vous
nommer. Bien sûr.
Il n'y a aucun problème là-dessus. la recherche des milliards perdus pour le budget. Autre débat qui s'impose là, avec une piste d'économie ce soir, celle-là, elle va encore piquer. Transférer, je vais dire, une tonne de remboursements pris en charge aujourd'hui par la Sécu vers les mutuelles. Ça concerne l'optique, ça concerne les prothèses, ça concerne le transport sanitaire. Il y a un rapport qui a été remis aujourd'hui par quatre experts pour dire qu'il faudrait, encore une fois, pour faire des économies, transférer une partie de ces dépenses-là vers les mutuelles. Pierre Jouvet. Qui paye ? Ce
sont les mêmes Français à qui on fait payer leur plein d'essence pour leur Clio 150 euros quand ils doivent se déplacer pour aller bosser. Et à qui on va dire la mutuelle, elle va passer de 90 euros par mois à 120 euros par mois. Mais qui paye ? C'est toujours les mêmes. Mais en fait, ces gens sont déconnectés. Les gens sont asphyxiés. Les gens ne respirent plus. Les gens sont en train de crever dans ce pays. Mais ils sont dingues. Pardon. Excusez-moi de dire que là aussi, c'est une facilité totale et absolue. Où vivent ces gens ? Où vivent ces gens ? On va encore dire, eh ben allez, le privé, les mutuelles, allons-y. C'est-à-dire que ce qui était la grande sécurité sociale que tout le monde paye tous les mois, puisqu'on en a des débats entiers pour dire les cotisations sont trop élevées, pas assez élevées, il faut reprendre le truc. Eh ben là, pour régler aucun sujet, on dit on va transférer aux mutuelles et c'est encore les Français qui vont payer. Les Français, ils en ont ras-le-bol. Ras-le-bol de payer.
Vous dites pour régler aucun sujet, pour régler, enfin pour régler. Pour faire payer les gens. Pour tenter de régler une partie des déficits et de la dette de l'État. On
fait toujours payer les mêmes. Et en fait, il y en a marre, dans ce pays, de faire payer ceux qui bossent la classe moyenne qui n'arrive plus à son soutien. Si le
système tel qu'il existe aujourd'hui, et on revient à ce qu'on disait tout à l'heure sur les retraites, si le système tel qu'il existe aujourd'hui pour la sécurité sociale fonctionne aussi. Je reprends mon exemple espagnol. J'ai regardé cet après-midi. J'ai regardé cet après-midi. Sur les soins dentaires, sur les lunettes, etc., vous allez en Espagne. Oui, l'essence est moins chère, mais vous êtes moins bien remboursé sur à peu près tout par rapport à ce qui se fait en France. En fait,
le problème des macronistes, c'est que là où il manque d'originalité fondamentalement et même... il manque d dans notre peuple, c'est que toute leur politique consiste à considérer que les vieux nous coûtent trop cher. Donc ils disent, on ne peut pas augmenter les fonctionnaires parce que sinon leur retraite va être chère. Les audioprothésistes, pardon, les prothèses, etc. La santé au global, la santé, on est d'accord pour dire que c'est plutôt quand on est plus âgé qu'on coûte plus cher quand on est en santé. Et plus notre vie se prolonge, plus les coûts de santé seront plus importants.
Justement, c'est eux qui s'absentent de leur travail. Il y a un malaise chez les jeunes qui est important. C'est pour ça qu'il y a plus d'arrêt maladie. Ce
n'est pas que ça. Vous avez raison de dire qu'ils ne détestent pas que les vieux. Tout le monde, en fait. Tous les gens qui travaillent. Mais sur les anciens, c'est particulièrement désagréable. Et le pire de tout, c'est qu'ils mettent tous nos anciens dans un état de stress sur leur propre avenir. Est-ce que la retraite va être désindexée ? Est-ce que quelqu'un de 55, 57, 60 ans, est-ce que j'aurai une retraite ? Et du coup, tout le monde est en stress. Et le pire, c'est que le cornu derrière, il vient dire « Ah, mais messieurs, dames, il faut lâcher votre épargne. » Vous avez trop d'argent en épargne, lâchez-la, on va vous mettre à 0% d'impôt, le fait de transmettre, etc. Alors, ils mettent toutes les personnes en état de stress sur les 10, 15, 20 années qu'il leur reste à vivre, tout en leur disant, n'épargnez pas. Mais c'est de leur faute si les gens épargnent. Et que
75% de l'augmentation des retraites part en épargne, ça c'est par exemple un problème. Que les actifs payent, je rappelle. Et c'est tout à
fait lié, ce problème-là, il est lié au stress et à la peur. généré par les macronistes. Parce que nous, si nous étions là au pouvoir, nous, on serait rassurant pour les retraités. On leur dirait, ne craignez pas, vous aurez votre santé pris en charge. Vous aurez même pour votre santé un système peut-être 100% sécu, vous n'auriez même plus à payer la mutuelle, ce serait 100% sécu. Et personne ne va désindexer votre retraite. Et du coup, votre épargne, vous pouvez peut-être effectivement la passer à vos enfants. La passer à vos petits-enfants. Les retraités, pardonnez-moi,
le travailleur paye un tiers de son salaire dans les retraites et dans la santé de nos aînés. Je me souviens d'un temps où la gauche aurait défendu les travailleurs, c'est-à-dire ceux qui cotisent, plutôt que les retraités qui bénéficient à 200% de ce qu'ils ont cotisé.
Pour moi, il signe une fin de civilisation. C'est-à-dire la mise en compte. L'idée même... Oui, parce que l'idée que ce ne soient plus les actifs qui payent pour les retraités est une idée moyenâgeuse. C'est lumineux quand on a inventé la retraite. Il n'y a que les
actifs qui peuvent payer pour les vieux et les enfants. Vous allez finir par dire que les enfants ne travaillent pas assez.
Bientôt, il n'y aura plus d'actifs.
Les macronistes oublient aujourd'hui, et peut-être que vous l'oubliez aussi, que les retraités... À 2000 euros qui sont considérés comme d'odieux privilégiés, ils aident aussi les travailleurs. Mais non, ils leur prennent un tir de l'eau. Non, attendez, que fait un retraité aujourd'hui ? aide souvent ses parents. Et il aide ses enfants et ses petits-enfants. Mais il leur prend 50 euros pour leur randonnée de vie, c'est pas de l'aide. Arrête, arrête. Les retraités aujourd'hui, ils payent pour tout le monde. Ils ont vu leurs charges exploser, leur logement augmenter, l'alimentation augmenter, le carburant augmenter. Et aujourd'hui, on leur demande aussi, et ils le font parce qu'ils n'ont pas d'autre choix, d'aider leurs enfants, leurs petits-enfants et même leurs parents quand ils en ont encore. Donc, quand vous avez un monsieur... qui vous dit qu'aujourd'hui... Avec 2 000 euros, on vit bien. Ça, c'était le cas il y a 10 ans. Il dit qu'on vit correctement à la fête avec 2 000 euros. Effectivement, avant Emmanuel Macron, avec 2 000 euros, on pouvait encore s'en sortir. Après Emmanuel Macron, avec 2 000 euros, malheureusement, on ne vit plus bien dans ce pays qui pourtant... Pardonnez-moi, Julien Audoul,
on parle d'une rente de 2 000 euros qui est deux fois supérieure au montant total des cotisations. Arrêtez de dire
que c'est une rente, c'est le produit d'une vie de travail.
C'est le produit d'une vie de travail. C'est-à-dire qu'un retraité qui a cotisé au total l'équivalent de... 1000 euros, touche aujourd'hui 2000 euros. Il y a un taux de rendement de 200% sur le dos directement. Et c'est là que c'est important. S'il s'enrichissait par capitalisation, c'est-à-dire en ne prenant à personne, ce serait très bien que tout le monde s'enrichissait. Ce n'est pas vrai que la capitalisation ne prend personne. Ça, ça n'est pas vrai. C'est directement prélevé sur le salaire des actifs. C'est ça
le problème. C'est ça le problème. Pierre
Jouvet, Pierre Jouvet. Le
système de
capitalisation est aussi fondé sur les cotisations des actifs. Vous êtes au courant ? Je vais vous faire
part de deux. propositions de débat et de très propositions assez concrètes sur le sujet. Que d'ailleurs dans le débat chez vos confrères d'hier, Olivier Faure a fait, mais qui ne sont pas suffisamment ressortis. Donc je les refais ce soir sur les deux propositions d'Olivier Faure. Le premier, je vais vous les donner, parce que des fois les débats sont trop caricaturaux, mais je vous les donne. Le premier, c'est de faire un salaire anti-inflation. C'est-à-dire que c'est de réindexer. les salaires de tous les Français, comme c'est le cas pour les retraités, sur l'inflation au réel, premièrement. Ça, c'est la première proposition. La deuxième, c'est de lancer un grand emprunt national, qui est de dire qu'aujourd'hui, puisque le sujet de M. Lescure, c'est la question de l'épargne, et qu'on sait que la question de l'épargne est trop importante, plutôt que l'épargne des Français serve à financer les retraités d'Amérique, de Californie ou de je ne sais où et de fonds de pension américains, que nous faisons un emprunt national qui permettrait notamment de payer... la dette française moins chère. Voilà deux
propositions concrètes. Moi, je veux revenir au carburant
et réentendre Emmanuel Macron ce soir. Emmanuel Macron qui dit donc aux Français, il n'y aura pas, l'instant, il n'y aura pas et il ne peut pas y avoir de baisse des taxes.
Aujourd'hui, la réponse du gouvernement, elle est proportionnée. Est-ce qu'on peut faire plus ? Oui. Bien sûr qu'on ne laissera pas les Français tomber. Il faut le faire en regardant aussi l'évolution des prix. Donc aujourd'hui, le gouvernement a dit on aide un peu plus de 5 millions des grands rouleurs français et puis on aide les filières. Je crois que le gouvernement, c'est bien. Ensuite, ceux qui disent qu'il faudrait baisser les taxes. Sur un mois, baisser 20 centimes, c'est un milliard d'euros.
Ah ça, c'est pour vous, Jérôme Doulou. — Oui. — Sur un mois, 20 centimes de baisse, c'est un milliard d'euros.
— Et j'observe que le président de la République a dit une contre-vérité pour ne pas dire un mensonge. Quand il nous dit que ceux qui veulent la baisse des taxes sur les carburants n'ont aucun plan d'économie, ça fait des mois et des années, on a le droit de ne pas être d'accord, encore une fois. On a le droit de contester nos plans d'économie. Ça fait des mois et des années que Marine Le Pen, le Rassemblement national, propose... 100 milliards d'économies lors du dernier budget.
On
vous a donné les plans d'économies, que ce soit sur la fraude, sur le budget de l'Union européenne. L'augmentation au budget de l'Union européenne pour cette année, c'est 6 milliards d'euros déjà. 6 milliards d'euros, c'est la moitié de ce qu'il faudrait pour compenser. la baisse des taxes sur les carburants de 20% à 5,5%. Donc très clairement, le plan d'économie, il existe. On voit bien qu'Emmanuel Macron, qui est quand même assez perdu, parce qu'il n'a pas de solution, en fait, il essaye de trouver à l'international de dire on va agir sur ça, alors qu'il n'a pas de levier. Emmanuel Macron brasse aujourd'hui du vent, le seul levier qu'il a. C'est celui qui a employé le chancelier allemand, le premier ministre espagnol, la première ministre italienne, le chef du gouvernement polonais. C'est la baisse des taxes sur le carburant. Quand vous avez plus de 50% du prix qui revient à l'État sous forme de taxes et que vous avez une fiscalité qui est oppressante... Parce qu'elle est oppressante, et je le redis, c'est pas les mollas iraniens qui fixent la TVA, c'est pas Donald Trump qui fixe les taxes en France, c'est le gouvernement français. Donc son seul levier pour rendre de l'air aux Français qui n'en peuvent plus, c'est de baisser la TVA une bonne fois pour toutes, et il y viendra. D'ailleurs, il l'a dit, il ne faut jamais rien exclure. On réentendra cette partie
-là dans un instant, Raquel Garrido.
Sur la TVA, d'une façon générale, je rappelle la position historique de la gauche, c'est que c'est un impôt injuste puisqu'il n'est pas progressif et qu'il touche les personnes de la même manière. C'est ce que dit
Emmanuel Macron. Donc si vous baissez, vous baissez pour tout le monde.
Ça, ça fait partie des choses qui sont lors de la restructuration générale de la politique fiscale. Mais attention, je voudrais répondre à l'extrême droite dit qu'il faut baisser le prix de l'essence. et compenser, au fond, les pertes éventuelles. Plutôt que ce ne soient pas les acteurs économiques, ce ne doivent pas être les raffineurs, les distributeurs, qui supportent le coût de cette baisse de tarifs, ça doit être nos impôts. Donc, moi, je ne suis pas du tout, du tout, du tout, d'accord, pour que nos impôts financent les manques à gagner des entreprises. Là, pour moi, c'est le monde à l'envers. On n'a pas assez pour payer nos profs. On n'a pas assez pour payer les choses dont on a besoin et on va utiliser nos impôts. Pour compenser, on manque à gagner
le total et les autres. — Mais à quel moment vous compensez ? Là, on compense une baisse de TVA. Enfin, c'est les recettes de l'État.
— Oui, mais c'est pour ne pas plafonner. Parce que la mesure qui est possible... — Ah oui, on ne peut pas plafonner. — La mesure, qui est la mesure la plus simple, c'est de plafonner. On le fait par la loi. On peut plafonner. Et c'est à l'entreprise de faire son affaire de la baisse. C'est-à-dire qu'il y a la loi, elle applique la loi, elle exerce son activité économique dans le cadre de la loi. Si la loi dit que vous n'avez pas le droit de vendre votre essence à plus d'un euro 80, 90, 70 d'euros, en tout cas un chiffre déterminé, il ne va pas nécessairement. Vous allez faire crever les stations de service. Non, non, non, pas du tout, parce qu'il y a un marché en France. Et si toutefois il devait y avoir des comportements antipatriotiques de la part des entreprises françaises, j'attends qu'on soit tous ici, tous ici, à l'unisson. pour critiquer le manque de patriotisme de ces entreprises-là. Et on verrait bien. Si vous ne gagnez qu'un centime sur deux euros et que vous
bloquez le prix, vous perdez simplement de l'argent. À ce moment-là, ça n'est absolument pas rentable de continuer à vendre. Il y a de
la marge. Non,
non, non. Vous parlez
simplement de Total. Il dégage des marges. Le distributeur, il ne fait pas de marge. Le distributeur
même de Total, le problème, c'est que le petit distributeur Total, non seulement il ne fait plus de marge, mais lui aussi il perd de l'argent. Parce que Total... eux, grandes entreprises, continuent de gagner de l'argent. C'est ce que je vous redisais tout à l'heure. 11 milliards d'euros de profit sur le dernier semestre de l'année pour Total, 300 millions d'euros redistribués, c'est 3% de ce qu'ils ont gagné. Franchement, ce n'est pas une subvention. Je vais vous dire, ce n'est pas une subvention. C'est un pourboire qui est donné. C'est un pourboire qui est donné par Total. On ne va pas leur reprocher de plafonner leur prix. Et Total aujourd'hui ne tient pas le rôle que devrait... tenir une grande entreprise nationale comme Total, qui, je le rappelle par le passé, a été une entreprise publique. Je le répète à l'époque. Et d'ailleurs, c'est dommage qu'elle soit plus publique. Parce que je vais vous faire faire des cauchemars cette nuit. C'est que si totale était publique,
franchement, avec les marches qui font, c'est comme les autoroutes. Mais juste un mot sur la TVA. Je suis plus âgé que vous, donc je vais vous dire pourquoi. Elle fait qu'il t'aime. Oh, c'est moche, ça. C'est méchant. Il est
tard,
les enfants sont au lit. — Oui. Mais... Non, non, mais je plaisante. Mais Elfaïquitaine... J'adore, parce que vous donnez toujours l'exemple d'une société qui doit être nationalisée. Mais Elfaïquitaine, ça a été un des scandales de l'histoire économique française. — Pas que de l'histoire économique. Mais bref... nationalisée, qui était la vache à lait
secrète de tous les gouvernements, qui a en partie l'instrument de la gauche. Aujourd'hui, avec les marges et les bénéfices de Total, si c'était une entreprise publique, tout irait bien. Je ferme cette parenthèse. J'en ouvre une autre sur la question de la TVA.
J'ouvre un
sujet sur la question de la TVA. Le dernier moment où une baisse de la TVA a été opérée. La restauration. Est-ce que ça a marché ? Est-ce que vous payez votre entrecôte de frites au restaurant moins cher ?
Eh
bien non. Parce que quand vous baissez la TVA, qu'est-ce qui se passe de manière mécanique ? Et c'est ça la difficulté de cette proposition. Il se passe de manière mécanique que les marges sont récupérées par ailleurs. Et là où Emmanuel Macron, pardon Julien Oudoul, n'est pas bon et n'intervient pas, c'est qu'il devrait, devant Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, face à qui il n'ose pas tenir un rapport de force politique, faire, comme vous l'avez dit d'ailleurs, avec l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne. une taxe sur les super profits des pétroliers.
Là où a raison Pierre Jouvet, c'est qu'il faut qu'il y ait un contrôle après. Et nous, nous souhaitons qu'en plus de la baisse, il y ait le contrôle pour éviter qu'il y ait des problèmes qu'on a connus pour la restauration.
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