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Laure Lavalette, qu'est-ce que vous dites-vous ? Toller, c'est une honte ? Ou alors, tout simplement, elle a dit des choses qui sont de l'ordre de la liberté d'expression ?
Non, je dis que Prisca Thévenot ne loupe pas quand même une occasion de se faire un de ses petits camarades. Et je trouve qu'on a quand même du mal à penser qu'Aurore Berger cautionne un racisme décomplexé s'il en était. C'est mon adversaire politique. Je trouve que le procès qu'on lui fait n'est pas le bon. On a l'impression que ça tourne en boucle sur les côtés sémantiques. En fait, la question, ce n'est pas ça. Est-ce qu'il y a une submersion migratoire en France ? Je pense que oui. Quand vous avez 500 000 titres de séjour légaux par an, il y a une submersion migratoire. Est-ce que les Français la cautionnent ? Je ne pense pas. Ils ne sont pas d'accord avec cette politique d'immigration. Avec le référendum qu'on va mettre en place si jamais on gagne, ce référendum sur le droit des étrangers qu'on veut mettre dans la Constitution pour avoir les outils pour pouvoir lutter, graver dans le marbre de notre Constitution, pour pouvoir lutter contre cette immigration massive. Voilà, oui, évidemment, si nous gagnons. Je trouve que le procès qui est fait, Aurore Berger, n'est pas le bon.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.
Votre réponse ? Je crois que c'est une volémie qui est amplement justifiée, étant donné que... Il faut quand même le rappeler, Aurore Berger est en charge de la lutte contre les discriminations et contre le racisme, que la théorie du grand remplacement est une théorie qui est complotiste, qui est raciste, qui a été une théorie qui a utilisé un terroriste, qui a commis un attentat à Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui s'était inspiré de cette théorie du remplacement parce qu'il avait séjourné en France, et ça a été pour lui la justification d'un crime qu'il a commis dans une communauté musulmane, dans une mosquée en Nouvelle-Zélande. Le grand remplacement, en fait, c'est l'idée selon laquelle des personnes viendraient du continent africain volontairement pour remplacer la population. autochtone, indigène, blanche, européenne. C'est une théorie qui est extrêmement raciste et d'ailleurs quand je vous entends parler de submersion migratoire, je sais que vous dites que les débats sémantiques... sont secondaires. Mais parler de submersion, c'est laisser entendre que le nombre de personnes immigrées dépasserait le nombre de personnes locales. Non, mais c'est l'idée qu'on est quand même submergé par un nombre de personnes. Nous ne sommes pas submergés par les personnes immigrées. Et le terme même de submersion est déshumanisant. En fait, on a l'impression de voir une vague monolithique de gens qui ne seraient pas des êtres humains. Ce sont des milliers de personnes qui ont des raisons individuelles de venir. Comme nous, parfois, nous pouvons décider d'immigrer par ailleurs parce qu'il y a énormément de Français. qui participe aussi à l'immigration
internationale. Ça ne vous a pas échappé que déjà, c'est un terme que nous n'employons jamais au Rassemblement National. Absolument jamais. Vous ne l'entendrez jamais dans ma bouche. C'est un terme que je n'aime pas, qui ne me convient pas. Le grand remplacement. Mais c'est un terme raciste pour vous ? Est-ce que c'est raciste pour vous ? C'est un terme qui ne me convient pas. C'est un terme
qui a été employé par Éric Zemmour, en fait, pendant la campagne de 2022. C'est lui qui l'a théorisé. Je suis d'accord avec vous, vous ne l'avez jamais employé. Probablement qu'on le laisse à
d'autres, mais ce n'est pas un terme qui me parle. Par contre, effectivement, là où on n'est pas tout à fait d'accord, quand on voit les images, Oui, il y a une submersion migratoire. Mais vous, vous pouvez trouver que c'est une chance. Moi, je trouve que ça n'est pas le cas. Et globalement, beaucoup de Français sont d'accord avec moi puisque 60% des Français pensent qu'il y a un problème avec cette politique migratoire. En plus, ça fait très longtemps qu'on n'a pas demandé aux Français ce qu'ils en pensaient vraiment. Et c'est vrai que ça sera, j'allais dire, une des questions majeures aussi au moment de cette élection présidentielle. Et c'est aussi la raison pour laquelle on voudra, si Marine Le Pen gagne, mettre ce référendum sur la politique migratoire une fois que nous aurons gagné. Mais si nous le perdons, ça veut dire que vous auriez plus de gens qui pensent comme vous, Madame Diallo. Je vais vous présenter le
débat différemment pour qu'on comprenne véritablement ce qui est en jeu. Est-ce qu'il y a, et là je vais vous laisser défendre vos points de vue, un basculement démographique ? On ne parle pas de la théorie du grand placement. Est-ce que vous vous estimez qu'il y a un basculement démographique ? Tout à l'heure, nous serons avec la députée de Mayotte, Estelle Youssoufa, qui va agir. On présentera de nouveau la situation, mais est-ce que vous estimez que dans certaines communes, et en France plus gaullement, il y a un basculement démographique ?
En fait, ce qui est sûr, c'est que vous ne pouvez pas accueillir 500 000 immigrés légaux par an. Donc là, je ne parle que de l'immigration légale. Il y a aussi une immigration illégale, sans que ça ne change quand même un peu le paysage de votre pays. Vous voyez, vous parliez d'Aurore Berger, des luttes contre la discrimination. Quand vous voyez que le ministère de l'égalité entre les hommes et les femmes fait une affiche pour lutter contre l'excision, excusez-moi de vous dire que ça, c'est quand même importé par l'immigration. n'est pas une coutume gallo-romaine. Vous voyez, ça n'existait pas. C'est bienvenu avec des gens qui arrivent sur notre sol, avec une culture qui n'est pas la nôtre. Quand vous êtes obligés de mettre avec des pictogrammes qu'on ne peut pas violer les femmes et qu'on ne peut pas déféquer dans la rue, c'est que ça pose aussi une vraie question. Les viols, il y en a toutes les
7 minutes, des tentatives violées toutes les 2 minutes. Ce ne sont pas les personnes immigrées qui sont à l'origine des viols. C'est extrêmement commun. 75
% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris sont des mineurs étrangers. C'est la réalité qui nous rattrape. On peut le déplorer. J'aimerais que ce soit différent. Mais c'est vrai que oui, ça change un peu notre pays. Et c'est vrai que moi, je fais le lien, ma famille politique fait le lien entre l'immigration et l'insécurité dans certains domaines. C'est indéniable. Il suffit d'avoir des yeux pour voir. Je pense que pour le coup, les Français sont d'accord avec nous. La
réponse sur Kadiallo, puis Bruno ? Si on regarde sur le plan des statistiques, déjà au niveau européen, on est loin d'être le pays le plus accueillant en termes d'immigration. Par ailleurs, si on regarde le pourcentage de personnes étrangères en France aujourd'hui par rapport à ce qu'il y avait il y a 40 ans, le nombre n'a pas changé. Qu'un pays se transforme du fait de... de contact avec l'extérieur, c'est normal. Et ils se transforment pas seulement par l'immigration, c'est-à-dire que notre culture, elle se transforme aussi parce qu'on regarde Netflix, parce qu'on voyage plus, parce qu'on est sur les réseaux sociaux. C'est une transformation qui se fait de part et d'autre. Moi, ce que je trouve, par exemple, très intéressant, c'est que vous faites de très bons scores auprès des Français de l'étranger qui vivent, par exemple, au Maroc. Ces Français-là sont immigrés au Maroc, mais ils nous expliquent que ce n'est pas bien qu'on ait des Français qui viennent en France. C'est-à-dire qu'eux bénéficient de la possibilité de s'installer dans un pays comme le Maroc, On fait
des bons scores à Mayotte aussi, par exemple, on en parlera peut-être tout à l'heure. Oui, mais je trouve que c'est intéressant. Les Français qui pensent que ça installe chez des Marocains, ils pensent que les Marocains ne devraient pas venir en France. On fait des très bons scores dans le Var, vous voyez, les 5 députés sur 8 avoir été élus, 5 élus au premier tour. Oui, mais la question c'est, est-ce que c'est
normal de s'installer dans
un pays étranger,
de penser que ces
mêmes
étrangers
ne devraient pas venir chez soi ? On ne sait pas pourquoi, ils s'installent, peut-être qu'ils sont simplement expatriés. Comme expatriés,
immigrés, c'est la même chose. On peut dire
que ce n'est pas
les mêmes proportions quand même. — Pourquoi ? Parce qu'il y a aussi des avantages, notamment pour les retraites. — Je voulais juste demander
à Mme Lavalette, parce que sur le constat, je crois qu'il est réel que les Français rejettent tout. Plutôt aujourd'hui la politique migratoire qui est menée, pas seulement depuis Emmanuel Macron, mais depuis quelques années. C'est comme ça, sans doute, qu'il n'en accepte plus un certain nombre de conséquences. Il y a une certaine
représentation, monsieur Jeudy, quand même.
Je pense que les Français n'acceptent plus cette politique migratoire. Ça, c'est vrai. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, vous dites qu'à un moment, il faudra changer les choses à 100 000 immigrés qui rentrent dans le pays. Nos voisins sont un peu dans la même situation. Je pense notamment à l'Italie, qui finalement, le pouvoir est plus proche du vôtre, qui a régularisé 450 000 personnes. Et pardonnez-moi, on peut
prendre l'exemple de l'AFD et voir le résultat. Bien sûr, l'exemple de l'AFD. Pourquoi ?
Parce qu'il y a aussi des besoins économiques. Et qu'Italie ne fait pas d'enfants aussi. Et l'Italie ne fait pas d'enfants. La France en fait de moins en moins. Mais ce n'est pas terrible non plus. Et la gestion politique nataliste, vous allez voir. Oui, ça je me reconnais celle-ci. Mais ce que je voulais savoir, c'est comment vous faites pour répondre aussi ? au patronat, qui, par exemple, étaient d'accord pour qu'il y ait des quotas sur certains métiers dont on n'a jamais vraiment... Enfin, on a eu la liste, mais c'est eux qui le demandent aussi.
Alors, oui et non, parce que... On s'arrête. Non, non, allez-y, allez-y. Dans la dernière polémique, souvenez-vous, finalement, il y avait des patrons qui disaient c'est vrai que c'est un problème aussi, parce que ça fait chuter les salaires à la baisse, parce que l'immigration... Clandestines, parce qu'on parle un peu de ça quand même. Il y a énormément de sans-papiers qui travaillent dans les restaurations à Paris, par exemple. Et on nous dit qu'il faut les régulariser. Mais en fait, comme c'est une main d'oeuvre qui est moins chère, vous imaginez bien aussi qu'au bout d'un moment, ils seront remplacés par d'autres qui n'auront pas de papier. Et c'est en fait, c'est sans fin. On ne peut pas aider la terre entière. On a un problème. Il faut que cette politique sociale, qu'on a déjà du mal à faire vivre, vous avez vu l'état de précarité dans lequel vivent les Français, il faut la réserver aux simples Français. Et je pense que si on la réserve aux simples Français, ça va de fait assécher. Je reviens, c'est le centre
du débat, ce n'est pas pour ou contre l'immigration.
Les restaurants, ça marchait aussi avant qu'il y ait 500 000 immigrés qui rentrent par an. Il y a une histoire de coût du travail aussi, où il faut que le travail paye. C'est un peu vertigineux parce qu'il faut s'attaquer à plein de pans de l'économie. L'hôpital, par exemple. Est-ce que vous trouvez normal, monsieur Jody, que nos enfants partent en Roumanie pour faire médecine parce que notre système de médecine est absolument mal fichu ? Oui, mais ça,
madame, vous savez très bien. On a fait sauter le numérus clausus et qu'il va falloir du temps. Et que d'ici quelques années, vous verrez, ce sera le contraire. Mais pas assez
demander à M. Juvin, qui n'est pas de la famille politique et qui pourtant est médecin. Il le dit très bien, il faut libéraliser beaucoup plus. Nos enfants partent en Roumanie et on importe les médecins. Pardonnez-moi, je vais recentrer le débat.
Je pense que le débat, ce n'est pas pour ou contre l'immigration. On est parti des propos tenus par Aurore Berger, de son explication, de la polémique. Y a-t-il ou non un basculement démographique ? Je vais vous prendre l'exemple de Mayotte. Et dans quelques instants, nous serons... Voilà ce qui se passe à Mayotte. La situation migratoire est quand même singulière puisque la moitié de la population de Mayotte est étrangère. Alors est-ce qu'on peut dans ce cas parler d'un basculement ? Il y a d'un côté les flux d'arrivée, je le dis vraiment de manière pragmatique si je puis dire, les flux d'arrivée en provenance des Comores pour l'essentiel. Et d'autre part, vous avez une natalité aussi qui est liée à l'immigration et l'indice de fécondité, il est aujourd'hui à Mayotte de 4,7 enfants par femme. C'est presque le triple de la métropole. Pour l'ensemble de naissances, on va dire à peu près les deux tiers le sont de mères étrangères.
-ce que dans ce... La situation de Mayotte, Sonia, il faut quand même expliquer qu'elle est unique. J'ai commencé
par dire qu'elle est singulière. Oui, bien sûr,
vous avez raison. Elle est unique. Et effectivement, sur la situation de Mayotte, je pense qu'on est dans une situation de basculement. Puisque vous avez... C'est le territoire national où il y a le plus de personnes reconnues. Oui, mais c'est des Français.
J'ai des gens qui ressentent ce qui se passe. Bien sûr, ils sont Français. C'est dans un
département français depuis 2011. Est-ce que dans ce
département-là, il y a un basculement
? Vous avez la moitié
de la population
de fête. Mais la situation de Mayotte, elle est vraiment singulière, elle n'est pas symptomatique de ce qui se passe dans l'ensemble du pays, dans l'Hexagone en particulier. Et en plus, Mayotte, c'est un territoire qui est très mal servi sur énormément de points. C'est-à-dire qu'il y a le problème d'accès à l'eau, le problème d'accès à la santé, la question de l'éducation.
Vous savez que les petits maoris doivent laisser leur place aux Comoriens, ils ont moins d'heures d'instructions. Dans le classement PISA, je ne vous dis pas, vu que c'est un peu d'actualité, mais ils font moins d'heures d'école qu'un petit enfant. enfants qui habitent en Dordogne, quoi. Ce qui pose une vraie question d'égalité aussi. Il y a le problème de l'eau, vous le disiez, madame. Oui, il y a un problème d'accès à l'eau, un problème aussi de... Et la moitié de ces personnes-là, donc la moitié de la population est étrangère, et la moitié de la moitié ne devraient pas être sur le territoire parce qu'ils sont illégaux. Donc, pour le coup, quand vous écoutez Ancha Banana, qui est notre députée mahoraise, et Estelle Youssoufa, qui ne sont pas de la même famille politique, elles forment le même constat, et je pense le même sentiment d'abandon, quand même. Alors, c'est ça qu'on doit interromper. Amana a écrit à Naïma Mouchou, ministre des Outre-mer, sur l'eau. Et c'est vrai qu'ils se sentent très très abandonnés.
Mais c'est ça que je veux interroger au-delà des concepts et des théories. Quand vous avez sur un territoire français une telle situation, est-ce qu'il y a un basculement ? Est-ce que vous parlez d'une vague ou pas d'une vague ? Est-ce qu'on en est à ce niveau de débat ? Elle sera avec nous dans quelques instants, une courte pause et on se retrouve. Estelle Yissoufa.
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Merci d'être avec nous. Les propos d'une ministre, en l'occurrence Aurore Berger, en charge de la lutte contre les discriminations qui ont provoqué un tollé. Mais qu'a-t-elle vraiment dit Aurore Berger ? La question lui a été posée sur la théorie du grand remplacement et la question lui a été posée de savoir est-ce que ça tombe sous le coup de la loi ? Non, a-t-elle dit. On peut en débattre. Ça ne veut pas dire qu'elle ne la combat pas. Je tiens à préciser quand même, c'est important, alors que tout le monde dans son camp lui, entre guillemets, lui tombe à bras raccourcis dessus. Elle a dit qu'elle... De son point de vue, il faut la combattre, pardonnez-moi, mais que ses opposants, ses adversaires, notamment du côté de Reconquête, peuvent en parler. Nous sommes avec Estelle Youssoufa, députée de Mayotte. Merci Estelle Youssoufa d'être avec nous depuis tout à l'heure. On évoque ce sujet et finalement la question d'une bascule démographique liée à l'immigration. Et nous avons pris comme exemple, il est vrai que c'est une situation singulière, celle de Mayotte, on a rappelé les chiffres, on a rappelé la difficulté. Est-ce que vous vous dites que ce sont des débats dépassés finalement, qu'on n'en est plus à parler de rhétorique ? Je pense effectivement
que la situation à Mayotte est bien au-delà des débats sémantiques. C'est plus de la moitié de la population qui est étrangère. 80% des naissances sont le fait de mères étrangères. Mais surtout, ce qui est vraiment très particulier et spécifique à Mayotte, c'est que le projet migratoire s'inscrit dans un projet politique. C'est l'instrumentalisation des flux migratoires par les Comores qui revendiquent le territoire de Mayotte et renversent la démographie de notre île. C'est les Comores qui… renversent le droit du sol, renversent notre droit pour envoyer leur population à Mayotte et contester la souveraineté française dans notre département. Je pense aussi qu'il faut avoir vraiment regardé la situation telle qu'elle est à Mayotte, c'est-à-dire que face à une explosion démographique qui est purement migratoire, nos services publics ne suivent pas. On est un territoire qui est structurellement sous-équipé, c'est certain, qui n'a pas bénéficié de la solidarité nationale pour construire plus qu'un hôpital. Il n'y a pas assez de production en eau potable, il n'y a pas assez d'écoles, il n'y a pas assez de routes. Mais ce qui est certain, c'est que quand vous avez 80% des élèves au collège, au lycée, qui sont étrangers, qui sont pour la plupart arrivés en Kwasa ou qui sont nés de leur mère pour un projet de scolarisation ou pour obtenir la nationalité, vous pouvez construire tant et plus d'écoles à Mayotte. Si le projet des comores voisines, c'est de faire sous-traiter l'éducation nationale dans notre département, on n'y arrivera jamais. De la même manière, quand vous êtes dans notre seul hôpital, le CHM, avec 90% des patients qui sont étrangers, qui ne payent aucun soin, aucun soin, et qui sont traités prioritairement parce qu'ils sont dans un état de santé gravissime, vous avez mécaniquement un phénomène d'éviction pour nous, les Français de Mayotte, à qui on dit « allez vous soigner à l'extérieur ». C'est ça la réalité. désespérer des débats qu'il peut y avoir dans l'hexagone, qui sont complètement décorrélés de la réalité. Évidemment, les mots ultrassens, il est important de pouvoir nommer les choses. À Mayotte, le projet migratoire, c'est l'instrumentalisation des flux migratoires par les Comores qui revendiquent notre territoire. Et on est arrivé à un renversement démographique qui est catastrophique. On est en train de perdre la souveraineté sur notre île. Et ce n'est pas votre servante qui le dit, c'est les Comores qui le revendiquent, qui le clament dans les colonnes du Figaro, sur France 24, qui vont à l'ONU pour le dire, et qui, dans la bouche du président comorien...
à aller à Mayotte. – Bien sûr, à partir de là, restez avec nous, parce que là encore, et cela renvoie à des propositions, une proposition en pleine campagne présidentielle. Ce qu'a dit le candidat Bruno Rotaillot, il a eu cette phrase, pourquoi ce qui est bon à Mayotte, a-t-il dit, ne le serait pas sur le sol national. Et le candidat LR veut supprimer le droit du sol en France par référendum. Je vois que vous vous affichez un sourire. – Non mais pardon, M.
Rotaillot, je rappelle qu'il a quand même été aux affaires. Quand il était aux affaires, le ministre Rotaillot n'a strictement rien fait sur la question. Mayotte, c'est la question de l'impuissance publique érigée en politique. Ce n'est pas possible. Ce que Mayotte pose au reste du pays, c'est de dire si dans un territoire de 375 km², vous n'arrivez pas à protéger les frontières, vous n'arrivez pas à changer les lois pour faire face à la réalité, là vous avez un problème que vous n'arriverez pas à régler au niveau national. Si sur un tout petit territoire comme ça
on n'y arrive pas, ce n'est pas possible. Mais ce que vous dites est tellement... Je veux dire, ça tombe sous le sens. Je pose la question à Laure Lavalette et Erokaya Diallo. Supprimer le droit du sol, pas seulement à Mayotte, mais sur tout le reste du territoire. Je
lui propose de nous rejoindre, puisque c'est évidemment une proposition du Rassemblement national depuis longtemps. Je rejoins ma collègue Estelle Youssoufa. Bruno Retailleau a été au gouvernement, il n'a rien fait. C'est le problème des LR qui parle comme nous en campagne électorale et qui, une fois qu'ils ont un peu des responsabilités... ne font pas ce qu'ils disent. Je vous rappelle quand même que quand Nicolas Sarkozy était aux manettes, il a fait rentrer plus d'immigrés légaux par an que Lionel Jospin. Ça pose une vraie question. Je me souviens, il y a 2-3 ans, un jour de niche, les LR mettent à l'ordre du jour la fin des accords de 68, qui pourraient quand même un peu nous aider à régler la question de l'immigration algérienne. Moins d'un tiers de leur groupe était dans l'hémicycle pour le voter, leur propre texte. Donc voilà, ça fait très longtemps que j'ai fini d'avoir confiance. Et d'ailleurs, les Français aussi, on n'a qu'à voir les mauvais... Je vous
fais réagir. C'est-à-dire que Mayotte, si vous estimez qu'une mesure appliquée à Mayotte peut s'appliquer sur le reste du territoire, vous estimez que Mayotte préfigure de ce qui pourrait arriver en France. Moi,
je pense que tout à l'heure, il y avait un débat sur les mots submersion migratoire, pas submersion migratoire. Mayotte est en situation de submersion migratoire. C'est absolument incontestable. Et ça a bien été décrit par Mme Youssoufa. Et sans doute que la mesure de suspension du droit du sol sur ce territoire... qui a d'ailleurs été émise par François Baroin, je crois, au début des années 2000, quand il a été ministre de l'Outre-mer, est peut-être une solution nécessaire. Après, comparer la situation de Mayotte et l'extrapoler à la situation de l'Hexagone, moi, je pense que c'est une situation différente, ce qui se passe à Mayotte. Même si l'immigration comorienne
peut passer par La Réunion, une fille née en France. Oui, mais
pour l'instant, elle va rester à Mayotte et peut-être à La Réunion. Il y a juste un petit parallèle, je
pense, qu'on peut faire. Bonojeni, dites-moi si je me trompe. mais quand vous accueillez 500 000 personnes par an de façon légale, et il y a à peu près 900 000 clandestins, enfin c'est le problème des clandestins, on doit savoir combien ils sont, mais ça fait 2 millions de gens en 4 ans, donc c'est la ville de Toulouse tous les ans, ça pose aussi un problème d'infrastructure, enfin je veux dire, ces gens-là, ils sont là, il faut les soigner, on a un problème hospitalier, on a un problème d'école, vous voyez ce que je veux dire, c'est que c'est pas neutre, on peut pas recevoir des gens, en plus avec une culture différente, sans que ça ne pèse, j'allais dire, à la fois
sur les
infrastructures, sur notre culture, sur notre mode... C
'est pour ça qu'il faut réfléchir, et ça a plusieurs fois été évoqué, et finalement ça s'est perdu dans les promesses des différents candidats. La question des quotas est absolument, il faut y réfléchir, parce qu'il y a des métiers où il y a besoin du monde. C'est
13% l'immigration de travail. Je sais, mais déjà régulé
l'émission.