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Que de sujet, je le disais à l'instant, et bien sûr le principal, le plus important d'entre tous, j'allais dire celui duquel découlent tous les autres, c'est le budget. Bien évidemment, sans budget, on ne peut rien faire. Et Marine Le Pen, aujourd'hui, on va l'écouter tout de suite, a été très claire. Elle ne veut pas de loi spéciale pour le budget. Elle préfère justement un budget imparfait.
On l'écoute. assumons vouloir gagner les élections et gouverner la France au plus vite. Ce faisant, un budget imparfait opérationnel avant les élections est préférable cette fois à une loi spéciale, car nous pourrons le modifier immédiatement à notre arrivée au pouvoir avec une nouvelle majorité parlementaire.
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Daniel Obono, je crois que le message est clair, c'est-à-dire elle tend la main à Sébastien Lecornu. Évidemment,
puisqu'elle est l'alliée en matière économique et financière du gouvernement, elle a permis... au cours des derniers mois, à ce que le gouvernement se maintienne. Elle n'a pas voté les censures comme nous, nous l'avons fait. Oui, mais elle met des bémols quand même, elle met un bémol. Elle dit que ça ne sera pas un blanc-seing total. Oui, en fait, une fois que vous avez dit qu'il peut compter sur sa mensuétude, je pense qu'il n'y a plus de bémol qui soit entendable. La vérité, c'est que ce qu'elle appelle un budget imparfait signifie des coups budgétaires extrêmement durs pour des services publics. Et ça va se traduire dans le quotidien des Français et des Françaises par encore plus de difficultés à vivre. Et ça, c'est insupportable. La vérité, c'est qu'une loi spéciale, elle peut être rectifiée une fois qu'il y a une nouvelle majorité avec un véritable budget. Et nous pourrons subvenir aux besoins des Français et des Françaises avec une loi spéciale qui serait moindre et moins pire que ce que prévoit M. Lecornu.
Justement, est-ce que Marine Le Pen ne veut pas, justement, refuse, de la loi spéciale, justement parce que ça serait impossible à rectifier par la suite si jamais elle était amenée à être au pouvoir à partir de mai prochain, si elle accède au pouvoir en mai. Donc elle préfère justement avoir un budget qui serait, selon ces mots, imparfait.
pense que Marine Le Pen et le Rassemblement national sont comme souvent du côté de la facilité, parce qu'une fois qu'on a dit ça, on n'a pas dit grand-chose. D'abord, je vais dire, d'abord, Mme Obono, qui vient de nous expliquer qu'elle préférait la loi spéciale, que la loi spéciale reconduit le budget d'avant. Or, le budget d'avant, vous l'avez censuré. Donc, il fallait croire qu'il n'était peut-être pas si catastrophique. Moi, je pense qu'il y a des choix mauvais qui ont été faits. Je pense à la suspension de la réforme des retraites. En disant ce qu'elle vient de dire, Marine Le Pen refuse de se positionner clairement sur un certain nombre de sujets qui sont importants. Je vais vous le dire autrement, la situation financière de notre pays est désormais... Elle est catastrophique. Elle est critique. Nous sommes regardés par le monde entier pour notre instabilité, certes, mais aussi... Mais ça, je crois que tout
le monde est d'accord.
Mais non, parce que quand j'entends parler précisément comme vient de le faire Marine Le Pen, et comme l'a fait d'ailleurs aussi le Premier ministre, d'un budget réversible, le problème c'est que le déficit, lui, il n'est pas réversible. Aujourd'hui, tous les indicateurs sont au rouge, la situation se dégrade plus rapidement que prévu. On le verra d'ailleurs, y compris sur les recettes fiscales qui risquent d'être moindres encore, et le déficit ne sera vraisemblablement pas du tout proche des 5. pour cent qui sont déjà trop, et donc nous sommes regardés, la dette de la France aujourd'hui est une source d'inquiétude pour beaucoup, et donc moi j'espère que la copie que présentera le gouvernement sera la plus responsable possible, que ce soit en termes d'impôts et de taxes, qu'il ne faut pas alourdir davantage dans notre pays parce qu'ils sont à des niveaux très hauts, mais aussi en matière de déficit, parce que nous ne faisons aujourd'hui que mettre la poussière sous le tapis, nous sommes au bord du gouffre financier, c'est la réalité.
Philippe Guibert, mais justement, restons un instant sur Marine Le Pen. Marine Le Pen, elle a l'air de s'ériger là en chantre de la responsabilité, justement en contraste avec Jean-Luc Mélenchon qui, comme vient de le répéter Madame Obono, a annoncé déjà que ses députés censureront ce budget.
c'est-à-dire que Marine Le Pen, elle se projette dans le fait qu'elle va gagner ou qu'elle pourra gagner et qu'elle est la favorite de facto de cette présidentielle. Et donc effectivement, du point de vue pratico-juridique, il est plus facile pour un nouveau pouvoir d'avoir à faire voter simplement une loi de finances rectificative que de faire voter une loi de finances avec la Sécu, ce qui fait deux budgets, que de faire voter deux budgets en arrivant au pouvoir. Ça aussi est un autre inconvénient. la loi spéciale qui avait été dénoncée par un rapport de la Cour des comptes il y a quelques semaines, qui est que ça ne fait que reconduire les dépenses du budget 2026. Et donc toute nouvelle dépense est rendue impossible. Par exemple, si vous avez des incendies à nouveau l'année prochaine, les nouveaux moyens, ou pour les agriculteurs qui sont en situation de crise. Bref, un budget est plus confortable pour un nouveau pouvoir. qu'une loi
spéciale qui est beaucoup plus rigide. Oui, voilà, c'est moins souple. Mais Chloé Morin, finalement, Marine Le Pen, vous comprenez les raisons pour lesquelles elle dit ça. Oui,
j'en ajouterai deux. Effectivement, elle se projette dans le fait d'arriver au pouvoir, mais il y a encore deux choses. À la mi-octobre, elle va expliquer comment elle compte, notamment économiser les fameux 125 milliards qu'elle a promis qu'elle allait économiser. Donc elle joue sa crédibilité économique. Elle ne peut pas, dans le même temps, quand le budget va être discuté, être celle qui refuse toutes les mesures difficiles qui vont être annoncées. par le gouvernement, donc elle sous-pèse aussi ça, et on va être dans une séquence où l'essentiel de ce qu'elle va jouer va être sa crédibilité et son sérieux économique. Et puis la deuxième chose, c'est quand même l'hypothèse d'une dissolution. Ce qu'elle dit là, c'est à la fois, je ne vais pas vous donner tout ce que vous voulez dans votre budget idéal et on va essayer de, comment dire, on a des lignes rouges. On sera vigilant, pas de censure, mais on a des lignes rouges. Voilà, et elle essaye de trouver la voie qui lui permet de ne pas bloquer le Parlement, ce qui offrirait à Emmanuel Macron éventuellement, selon ce qu'a dit la presse, il aurait des intentions éventuellement, des calculs de dissolution. Elle n'a pas intérêt à une dissolution en pleine campagne présidentielle.
Si vous permettez quand même, c'est que là on fait le match parlementaire avant qu'il ait lieu. Nous nous allons par exemple présenter un contre-budget comme nous le faisons chaque année et nous espérons bien faire en sorte que les propositions que nous déposons sur la table soient adoptées. C'est d'ailleurs arrivé au cours des dernières années, nous avions présenté des amendements qui avaient été adoptés et c'est le 49-3 de M. Lecornu et précédemment de M. Beyrou qui avait empêché que nous adoptions. y compris des budgets et une version du budget qui était bien plus efficace, même du point de vue des néolibéraux, parce que nous avions réussi à baisser le dit déficit et passer sous la barre des 3%, ce n'était pas notre objectif. Nous, nous voulions faire en sorte de répondre aux besoins des Français et des Françaises, mais nous avions été bien plus efficaces, pour le coup, que ce que présentaient les gouvernements macronistes. Donc, nous arrivons non pas en considérant que c'est ou la loi spéciale ou le 49.3, nous arrivons, nous... à l'Assemblée, en parlementaire, en responsable, avec des propositions qui répondront aux besoins des Français, que ce soit au niveau social et effectivement au niveau écologique, qui est une urgence aujourd'hui et auquel M. Lecornu, dans les annonces qui ont été faites, ne répond absolument pas. – Haute-Marne Dastrouge vous voit hausser les yeux au ciel.
– Oui, parce que c'est toujours très surprenant d'entendre Mme Obono parler de la France insoumise en responsable, ce mot de responsable, pardon. – Pour
vous,
il est
une évidence que la France insoumise ne peut rien proposer
de responsable. Mais moi, je regarde. Est-ce que c'est responsable de dire, moins de prendre les Français pour des idiots, qu'on va annuler une partie de la dette ? Pardon, finalement, de la geler. Parce que je vois que M. Bonchon évolue sur les termes. Soyons sérieux, c'est la ruine de la France ce discours-là. Et donc quand vous votez d'ailleurs parfois main dans la main, Madame Obono, je ne vous ai pas interrompu, j'ai vu que vous aviez d'ailleurs ce que vous dites, les amendements que vous avez adoptés, parfois c'était main dans la main avec le Rassemblement national, y compris sur un certain nombre de hausses d'impôts et de taxes. Et c'est vrai que vous avez cela en commun, un programme économique qui signerait, je ne vous ai pas interrompu Madame Obono, la ruine. Du pays, parce que nous avons... Terminé ensuite, Mme Obono. Oui, si je peux juste finir. Simplement, voilà. Je pense qu'il est temps maintenant, dans cette élection présidentielle qui démarre, et à l'occasion de cet examen budgétaire, qu'on arrête avec la démagogie. Et qu'on dise la vérité aux Français. L'argent magique, ça n'existe pas, Mme Obono. Ça ne pousse pas sur les arbres. L'argent qu'on emprunte aujourd'hui... Vous pourrez détenir la vérité. Oui, mais il y a la vérité des chiffres. Il y a la vérité des chiffres. Il y a la vérité de ce que font tous nos voisins. Alors, je peux croire qu'on soit les seuls en France à avoir raison contre tous nos voisins qui, par exemple... On reculait l'âge légal de départ.
Et alors
que nous menons une politique contraire à celle que font tous nos voisins. Je pense par exemple à la question des retraites. Donc je pense que maintenant il faut peut-être reconnaître que ça ne marche pas et faire un peu plus comme nos voisins. Revaloriser le travail, travailler plus dans une vie et ainsi relancer notre économie pour pouvoir mieux redistribuer. Votre programme aujourd'hui mène à la paupérisation des Français. Je vais vous laisser répondre dans une seconde
Mme Obono. On va laisser parler Jean-Luc Mélenchon qui était à la... à la fête de l'humanité, hier et aujourd'hui, et qui hier a évoqué le rêve, le rêve éventuel de devenir milliardaire pour chacun d'entre nous. Enfin, il a plutôt dit que c'était plutôt immoral, cette possibilité-là.
vous rappelez la fois où Macron avait dit « J'espère que la jeunesse de mon pays rêve d'être milliardaire ». Et alors moi j'avais dit non moi j'espère pas ça parce que c'est immoral d'être milliardaire et on m'a dit mais qu'est ce qu'il y a d'immoral bah comment tu peux ne pas savoir comment tu peux ne pas savoir que l'accumulation que tu fais se fait au détriment des autres enfin c'est la pauvreté qu'on va éradiquer donc organiser les choses différemment c'est pas si compliqué que ça à faire c'est une affaire d'impôts c'est une affaire de succession tout ça ça se calcule
Daniel Obono, on voit bien là que Jean-Luc Mélenchon rapporte tout à la lutte des classes, au rapport de force entre les classes sociales. C'est peut-être pas tout à fait un hasard puisque ça se passe à la fête de l'humanité où il a prononcé son discours avant celui de Fabien Roussel et qu'il y a quand même à gauche du côté de ceux qui vont à la fête de l'humanité une espèce de problème entre justement le chef, le leader des communistes et M. Mélenchon.
non, je ne crois pas que ce soit le cas. Je crois que vous avez vu les images de la foule immense qui s'est rassemblée pour entendre le discours de Jean-Luc Mélenchon cet après-midi. Une foule qui est toute acquise. Écoutez, déjà, je crois qu'aujourd'hui, nous sommes quand même les seuls à pouvoir rassembler autant de gens. Je ne sais pas s'il y a autant de gens à qui, mais c'est vrai que ça convainc de plus en plus de personnes. Et je crois que ce qui est dit là, vous évoquiez la lutte de classe, ce n'est pas la fête de l'humain, ce n'est pas parce que c'est la fête de l'humain, c'est la réalité. Le rapport de force entre les classes sociales. Mais oui, mais je ne conteste absolument pas ce terme, je le valide, effectivement, parce qu'il y a une lutte des classes qui est menée, c'était M. Warren Buffett. qui disaient qu'elle existe et d'ailleurs c'est ma classe qui est en train de la gagner. La réalité dans notre pays, c'est qu'il y a des inégalités extrêmes. Et le débat présidentiel doit aussi donner une vision du pays. Dans quel pays veut-on vivre ? Veut-on vivre dans un pays où une poignée de gens... possède autant que la moitié de la population, tandis que 10 millions de personnes sont pauvres, où veut-on plus de justice sociale ? Eh bien, c'est à ça que nous répondons quand nous proposons, par exemple, comme nous allons le faire, un contre-budget, qui est pensé, qui réfléchit. Monsieur Nassrou, vous ne pensez peut-être pas que ce soit ce qu'il faut faire, mais permettez, et au moins... admettez le sérieux de monsieur Eric Coquerel qui est président de la commission des finances et qui n'est pas un uluberlu. Contestons sur le fond. Pour terminer là-dessus, parce que l'état dans lequel se trouve notre pays, ce n'est pas la France insoumise qui l'y a mis. C'est les gouvernements macronistes auxquels le... candidat que vous soutenez, à participer et auquel d'ailleurs les députés de votre parti accordent leur confiance. Parce que très majoritairement, qui vote avec les macronistes, ce sont les députés de LR et les députés du Rassemblement national. Parce que la vérité, c'est que la droite et l'extrême droite est tout à fait raccord sur ces sujets, à la différence de la gauche et de la France insoumise, qui est la seule véritable position aux macronistes.
Juste sur ce point, je vous rappelle que nous sommes entrés au gouvernement et j'en ai fait partie pour que vous... puissiez par accès de responsabilité à l'époque après la dissolution. C'est bien de rappeler l'illégitimité du gouvernement et la forfaiture qui a été commise en 2024. Non, mais c'est depuis qu'il n'y a plus de dissolution, madame, et je l'assume pleinement parce que pour moi, aujourd'hui, vos idées, je ne vous ai pas interrompu, vos idées sont dangereuses. Vous venez d'illustrer à l'instant. Et monsieur Mélenchon l'illustre tout le temps. Je ne reviens pas, tout le monde le sait bien, sur l'antisémitisme, sur la haine que vous cultivez. Mais attendez, je ne vous ai pas interrompu, madame Bonneau, j'aimerais vous répondre sur les milliardaires. Je voudrais vous répondre, souffrez que... que je puisse vous opposer une forme de contradiction. Je sais que vous avez un problème avec la démocratie. Laissez-moi, s'il vous plaît, aller au bout d'une idée, même s'il vous déplaît. Je
n'ai pas évoqué les propos de M. Bruno
Retailleau
sur les Français de papier. Je
n'ai pas évoqué les propos qui l'égalent. Non, mais ce n'est pas les qualifiés. On va laisser répondre.
M. Nassou,
vous n'allez pas me dicter
ce que j'ai à dire. Je vous ai entendu. Même si c'était très désagréable, je vous demande de m'écouter au moins par respect pour ceux qui nous regardent et qui ne comprennent rien à notre échange. Madame Obono, je ne vous ai pas interrompu. Un
débat présidentiel nécessite un peu de tenue. Dites à Jean-Luc Mélenchon que
le débat présidentiel nécessite un peu de tenue. Je ne vous ai pas interrompu. Donc s'agissons des milliardaires. si j'assume tout ce que j'ai dit précédemment. Je veux dire les choses très clairement. Quand vous aurez chassé dans ce pays tous les milliardaires, tous les millionnaires, est-ce qu'il y aura moins de pauvres, Mme Obonot ? Quand ils seront tous partis, que vous voulez, comme je cite M. Mélenchon, si vous m'autorisez encore à le citer, tout leur prendre. Vous croyez qu'ils vont attendre tranquillement ici d'être... tendu, puisque c'est un peu ce que vous leur proposez, qu'on leur prenne toutes leurs ressources. C'est vous qui le dites. Au-dessus de 10 millions, on prend tout. Vous l'avez dit. J'aimerais finir, Mme Obono. La réalité, c'est que vous êtes obsédé par le fait qu'il n'y ait pas de part du gâteau qui soit trop grosse, mais du coup, ce que vous ne voyez pas, c'est que vous êtes en train de faire réduire le gâteau pour tous les Français. Voilà la réalité aujourd'hui. Vous avez... Poussez idéologiquement, à travers vos idées qui ont irrigué une bonne partie de la gauche quand même, et bien notre paupérisation collective. Vous ne voulez pas entendre que nous avons dans notre problème un problème d'abord de création de richesses et vous êtes obsédés par la question de la redistribution de la richesse. Mais quand il n'y a plus rien à redistribuer parce qu'on ne produit pas suffisamment, et bien les Français ont du mal à boucler les finements. C'est le résultat de votre idéologie. Essayez de vous faire
réagir tous les deux sur un autre sujet, je sais qu'il va vous faire réagir, puisque Bruno Retailleau, effectivement le candidat que vous soutenez, monsieur Nassau, était aujourd'hui devant les jeunes républicains du Val-de-Marne, et que lui, il a mis sur la table un projet de rupture, il a attaqué d'ailleurs tous les autres candidats, en les traitant, je cite, de rafistoleurs, de bonimenteurs, et il n'a pas épargné Jean-Luc Mélenchon, qu'il a qualifié de fait clochette.
y a évidemment, parmi les bonimenteurs, le champion, le champion de toute catégorie, le leader maximo des bonimenteurs, L'admirateur des dictatures tropicales. Le David Copperfield de la disparition de la dette. Et encore David Copperfield, c'est trop lui prêter, c'est plutôt la fée Clochette. La fée Clochette qui d'un coup de petite baguette magique prétend faire disparaître la dette. Est-ce que les Français franchement peuvent le croire ? Voilà. C'est Jean-Luc Mélenchon, vous ne l'aviez pas découvert ? Non, je vous le dis.
Daniel Obono, je vous fais réagir, puisque les propos de M. Nassrou seraient équivalents. En tout cas, vous êtes d'accord avec ce qu'a dit Bruno Retailleau. Mais ce qualificatif de fait clochette, on comprenait ce qu'il veut dire. C'est clair, c'est-à-dire cette envie, cette croyance que tout va disparaître en faisant disparaître une partie de la dette. Ce gel des 18% de la dette détenue par la BCE. La Banque Centrale Européenne.
Quelqu'un évoquait sur le plateau le fait de ne pas prendre les Français et les Françaises pour des imbéciles. Je crois que c'était vous, M. Nassrou. Vous avez procédé à le faire à nouveau en caricaturant les propos. Non, Jean-Luc Mélenchon, ni Jean-Luc Mélenchon, ni la France insoumise n'a jamais dit que nous allions faire... tout disparaître.
Il parlait de déchirer la dette, physiquement. Oui, physiquement, bien sûr. On prend les gens pour des vidéos, honnêtement, je pense qu'on avait besoin de personne. Jean-Luc Mélenchon a
dit qu'il prendrait les milliards de dettes et les déchirerait biais après biais, physiquement. Excusez-moi, arrêtez franchement, un peu de sérieux. Cet été, fin août, une étude publiée par la Banque Centrale Européenne évoquait notamment la question de l'annulation de la dette et attestait les propos que tient Jean-Luc Mélenchon qui sont confirmés par... des dizaines d'économistes sur à la fois la faisabilité et les résultats positifs, notamment le fait de baisser le ratio de la part de la dette dans le PIB et d'avoir des marges de manœuvre pour investir dans la protection sociale et la bifurcation écologique. Vous pouvez ne pas être d'accord mais... cesser de caricaturer les choses. Donc non, ce n'est pas une solution miracle, c'est une proposition pensée, réfléchie, qui nécessite d'être prise au sérieux. Et la question c'est, pourquoi est-ce que c'est nécessaire de le faire ? Très rapidement, M. Oswald, votre réponse à vous.
Aujourd'hui, nous avons un État qui dépense 50% de plus que ce qu'il reçoit. Le message de M. Mélenchon, cette idée absurde qui n'existe pas en réalité, ou alors en échange de contreparties majeures, souvenez-vous de la Grèce ? Quand on annule une partie de la dette, à côté de cela, c'est une purge sociale que subissent les Grecs. Et c'est ce que j'aimerais qu'on évite aux Français. Mais bien sûr que si, Madame. Les pensions ont été baissées de 20%, les salaires des fonctionnaires ont été baissés de 30%. Donc je vous dis simplement aujourd'hui qu'aujourd'hui, les taux d'intérêt français, nous payons notre dette de plus en plus cher. Nous allons être dans deux ans ou dans trois ans à 100 milliards de charges de la dette parce que vous donnez des signaux, vous et d'autres, aux investisseurs ou à nos créances, en leur expliquant que vous étiez capable, du jour au lendemain, d'annuler une partie de la dette. Je finirai simplement en vous rappelant que cela... Ça nécessite l'accord de tous les autres pays européens, et vous savez très bien que nous ne l'aurons jamais, parce qu'eux tiennent leur
compte. Ils
tiennent leur compte, madame Obono, pourquoi voulez-vous qu'ils acceptent notre incurie ? Voilà la réalité, et votre démagogie n'y changera même.