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Mais il faut évidemment mettre ça en lien avec ce qui se passe en ce moment aux quatre coins de la France. Regardez les images des blocages. Ce sont les pêcheurs à Frontignan. Là, on est dans l'Hérault. Mais partout dans le pays, la colère monte devant l'envolée des prix à la pompe. Le monde de la pêche exprime son ras-le-bol. C'est les dépôts pétroliers qui sont bloqués. Ce sont des manifestations, notamment le cas à 7 avec les pêcheurs. On y sera dans quelques instants. Un premier regard là-dessus, peut-être Karl-Olive. Vous êtes parmi les politiques sur ce plateau. Avec Daniel Obono, avec Laurent Jacobelli, on aura aussi la constitutionnaliste Anne-Charlène Bézina et vous Renaud Girard. Premier regard là-dessus, c'est-à-dire on vit, disait Alain Bauer tout à l'heure sur ce plateau, une crise totale. Il y a tout qui arrive en même temps, les taux d'emprunt, la dette et maintenant les carburants.
C'est presque jurisprudence gilet jaune et j'espère bien qu'on ne fera pas la même erreur que nous avions produit à l'époque des gilets jaunes, c'est-à-dire attendre que tout cela soit en feu pour commencer à réagir. D'où effectivement l'intérêt d'être à l'écoute sur le terrain en mettant tout sur la table. Et on peut prendre parfois des exemples, peut-être qu'on parlera de l'Espagne sur ce qui se passe en Espagne. L'Espagne c'est tout sur la table, c'est une augmentation du temps de travail, c'est le retour. de l'impôt sur la fortune, c'est 40 heures de travail, c'est un départ en retraite à 67 ans. Et eux ont une croissance,
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eux
ont
une très bonne croissance, contrairement à la France, il se passe à faire quelque chose. Mais aussi un peu de chômage
important, d'ailleurs, près de 10%. Laurent Jacobelli ?
Oui, je pense qu'il est urgent d'agir. Urgent parce qu'il y a des conséquences immédiates. Ces Français qui ne peuvent plus faire le plein, soit du frigo, soit de la voiture. Ces artisans qui refusent des chantiers parce que malheureusement le coût du carburant est tel que s'ils l'acceptent, alors que c'est à 60 km, ils perdront de l'argent. Ces pêcheurs qui s'ils prennent la mer, en seront de leur poche. C'est-à-dire que le coût de l'énergie sera plus cher que la récolte de la pêche. Donc il faut prendre des mesures urgentes parce que sinon c'est l'économie du pays qui va... s'écrouler, perte de consommation, perte de production, et donc les conséquences sont terribles. Mais il faut réfléchir aussi à long terme. Quels sont les deux principaux profiteurs de la hausse des prix de l'essence ? D'abord l'État. Plus de 50% du prix de l'essence, ce sont des taxes. Le premier à devoir faire un effort, c'est l'État, si on veut que la situation bouge. Baisse de la TVA de 20% à 5,5%, Marine Le Pen vous l'a dit tout à l'heure lors de l'entretien. Et puis, il faut le reconnaître, il faut aller voir aussi du côté du raffinage, parce qu'il y a une telle envolée des prix qu'on peut se dire que c'est décorrélé de la situation et qu'il y a une forme de profit de circonstance. Et ça, ce n'est pas dû à l'investissement, ce n'est pas dû au travail de ces gens, c'est dû à... L'opportunité est là, on peut aussi aller chercher de l'argent.
Daniel Obono, je vous passe la parole et en vous introduisant, je me permets de donner ce sondage d'Oxia pour le Figaro qui est pareil. Là, il y a quelques instants, 60% des Français pensent que malgré le niveau de déficit, l'État doit consacrer davantage d'argent à la baisse des prix du carburant et aux aides aux Français.
Oui, et nous nous soutenons et nous appelons à la mobilisation encore plus ample parce qu'effectivement, il y a les pêcheurs, il y a les agriculteurs et les agricultrices, mais tous les Français et Françaises subissent à la fois à la pompe, mais aussi avec l'envolée des prix dans les caddies et l'état général d'une situation économique dont est comptable Emmanuel Macron, dont sont comptables tous ses gouvernements et en particulier celui de M. Lecornu. Je vous rappelle qu'il y a un an, on nous expliquait que... en faisant passer en force le budget de malheur qu'il avait concocté, ça réglerait les problèmes. On en est loin, on est encore plus dans les problèmes. Et nous, nous pouvons... Nous satisfaire, entre guillemets, d'une certaine manière, que cette fois, peut-être qu'en écoutant les pêcheurs, le gouvernement va entendre la revendication que nous portons depuis plus d'un an, celle du blocage des prix. Parce que c'est bien la revendication qui est celle portée par ces travailleurs en lutte. Et effectivement, un blocage des prix serait la réponse immédiate, la réponse d'urgence, qui doit s'articuler avec un encadrement des marges. Comme nous le proposons également depuis plus d'un an. Et il faut attendre, encore une fois, malheureusement, que les gens se mobilisent. Parce que le message qui est envoyé, c'est qu'il faut que les gens aillent sur les ronds-points. Il faut qu'ils bloquent le pays pour être entendus sur l'urgence. Ça, c'est insupportable. Et nous pensons, malheureusement, qu'avec ce gouvernement, c'est bien comme ça qu'il faut agir pour lui faire entendre.
Le gouvernement semble vraiment aux abois. La mesure, sans méchanceté, ça ressemble beaucoup à une... mesurette. Le gouvernement en est réduit à prolonger les primes dites pour les gros rouleurs. C'est un effort tout à fait louable, mais on est évidemment très loin de la demande qui est là, notamment celle de ce sondage de ça, qui est évidemment beaucoup plus puissante. Je vous laisserai réagir. Écoutez d'abord certaines réactions.
a un chauffeur, donc de toute façon il n'est pas concerné. Donc qu'il prenne sa voiture, qu'il aille faire le
plein au quotidien. Donc voilà, merci. Après le fait qu'il accorde une petite aide pour les professionnels et pas pour les particuliers, moi je ne suis pas d'accord. Il
devrait y avoir un prix unique pour tout le monde.
Les particuliers aussi, on en a aussi besoin. Donc il faut penser à tout le monde.
C'est sûr qu'on aurait bien aimé en avoir. Après on comprend que les finances sont compliquées. Je fais avec. En attendant
que ça baisse.
À ce moment de grande peur pour l'État, rappelons-le Renaud Girard, il y a eu dans l'histoire de France récente et plus ancienne des grands blocages de la France qui ont changé la donne.
Oui, il y a eu le dernier, il y a eu mai 68 évidemment, mais là c'est un peu lointain maintenant, et il y a eu, c'est peut-être le début de la fin, c'est-à-dire l'État peut lâcher les vannes. Et ensuite, il y a eu évidemment les gilets jaunes. qui a en fait interrompu le mouvement de réforme. On avait élu en France un homme politique jeune, compétent, travailleur, énergique. Vous l'avez soutenu, vous avez beaucoup soutenu Emmanuel Macron. Oui, bien sûr. J'ai été choqué par le mot compétent. J'espérais qu'il allait réformer le pays, c'est-à-dire un pays qui était déjà beaucoup en déficit. Un pays qui n'arrivait pas à attirer les investisseurs et les entrepreneurs. Un pays qui n'arrivait pas à financer son état social. Un pays où l'éducation était en train de se casser la gueule. Et donc je pensais qu'il allait réussir les réformes. Il a commencé à prendre des réformes que j'ai saluées sur la flexibilité du travail. Mais ensuite, ce mouvement... des gilets jaunes, a paralysé totalement... le gouvernement Macron. Et malheureusement, lorsque le Covid est arrivé, il a pris une mesure très démagogique. Vos réactions à ce que dit Renaud Girard quand il dit la terreur ? C'était le quoi
qu 'il en coûte. On va parler de la grande terreur des Gilets jaunes. Mais ce que dit Renaud Girard, il y a eu une panique de l'État au moment des Gilets jaunes. Et on sent là que c'est en train de revenir, évidemment.
On peut remonter un petit peu avant dans l'histoire. La guerre du pain en 1789. c'est les femmes qui portent justement l'idée que bon on n'a plus à nourrir les enfants et c'est de là que tout commence en réalité la guerre sociale elle démarre souvent d'une question fiscale ou financière et donc évidemment il ya une crainte du pouvoir politique sur la question je pense qu'il faut mettre à part quand même l'idée que là on est en plus dans des événements internationaux ce pourquoi on parle de crise totale c'est que on est dans des événements internationaux qui rendent quand même les marges de manoeuvre relativement restreintes avec en plus comme on l'a dit peu de leviers fiscaux et financiers étant donné qu'en plus on est dans une période de majorité ultra relative
Dites bien ça, c'est-à-dire, ce qui est terrifiant dans cette situation, c'est que l'État n'a presque rien, il n'y a pas de marge. Il
n'y a pas de levier, c'est vrai. D'abord, on est dans l'Union Européenne, donc en plus le levier monétaire n'existe plus. La question de la variation, on parle en termes générales, la question de la variation des prix, elle dépend quand même essentiellement de la contrainte extérieure, c'est-à-dire du niveau du prix du baril qui est dépendant, on le sait, des circonstances de guerre à l'étranger. La question du blocage des prix, alors on en parle beaucoup, c'est une solution juridique qui existe par décret pour des mesures urgentes et de crise qui ne peuvent pas... durer plus de cinq mois donc est-ce qu'on est vraiment dans quelque chose qui là est une solution de long terme il faut avoir en tête que on est dans un véritable problème avec peu de solutions.
Anne-Charlène est-ce que c'est vrai parce d'habitude quand l'état dit à plus de gras il le dit c'est notamment Roland Lescur le ministre de l'économie et des finances qui a cette formule quand il dit nous sommes dans un cadre budgétaire contraint pour le dire simplement nous n'avons plus de gras quand l'état dit ça souvent il y en a un petit peu mais il n'a pas envie de dire est-ce que cette fois c'est vraiment vrai ?
C 'est faux ? Oui, c'est faux. Il y a un travail qui n'a jamais été fait, qui est celui de dire, est-ce que les dépenses de l'État sont des bonnes dépenses ou des mauvaises dépenses ? Une espèce d'audit sérieux avec des mesures derrière. C'est-à-dire qu'on dépense beaucoup d'argent. On en dépense d'ailleurs plus chaque année. Et donc en face de ça, on s'endette plus et on ponctionne plus d'impôts globalement, en moyenne, sur la masse fiscale française. Mais pour autant, on ne fait jamais d'efforts. Donc aujourd'hui, on a des suradministrations. un millefeuille territorial qui nous coûte une fortune. On a des agences qui dupliquent le travail de ministère.
À qui dites-vous ça ? Parce que vous êtes à moi, mais c'est pas moi, pardon. Non, mais je réponds à votre question. Alors, est-ce que c'est à moi ? Est-ce que
c'est à Carloli ? Je le dis au gouvernement, qui n'a pas fait ce boulot, et on parlait tout à l'heure des gilets jaunes. Excusez-moi, mais vous dites, tout s'est arrêté à cause des gilets jaunes, et Emmanuel Macron, qui est compétent, était bien parti. Alors, je ne partage pas votre avis sur sa compétence en tant que président de la République, en tant que banquier, je ne sais pas. Mais, pourquoi il y a eu les gilets jaunes ? Mauvaise décision, manque d'anticipation. Alors là, je m'adresse peut-être à Carl Olive. Édouard Philippe, par deux fois, augmente la taxe sur l'essence. Avec un gouvernement qui n'avait pas fait l'analyse du pays. Il n'y avait plus de soupape. Si l'essence augmente, au niveau fiscal où nous sommes, au niveau d'emploi où nous sommes, au niveau de petite croissance où nous sommes, c'est la catastrophe. Personne n'avait fait cette analyse et il n'y a pas eu de réponse.
Et puisque vous parlez d'Édouard Philippe, réaction d'Édouard Philippe, l'expérience m'a appris qu'avant de demander un effort aux Français, il faut toujours prendre en compte ce qu'ils vivent. aujourd'hui, faire le plein est devenu un sacrifice. Je crois que vous êtes indirectement philippiste, parce que vous êtes germaniste, c'est ça, Carl
Olive ? Enfin, je vous dis évidemment que j'espère bien qu'au soir, avant le premier tour, il y ait une union qui parte effectivement de M. Philippe à Gabriel Attal, en passant jusqu'à M. Retailleau. J'espère qu'on aura un candidat ou une candidature, quand même avec M. Lissnard, parce que sinon, on connaît la partie finale.
Alors, Carl Olive, il y a un homme de franchise. Je vous pose la question, et vous aussi, la situation présente, à qui profite-t-elle ? Est-ce qu'elle profite à ceux qui gouvernent actuellement, ou plutôt au RN, ou plutôt à LFI
? De toute façon, en situation de crise, les extrêmes se rejoignent, donc c'est dit. Simplement, peut-être pour... C'est-à-dire ? Attendez, répondez. Ça profite à l'extrême gauche et à l'extrême droite. Excusez-moi, la situation actuelle, elle ne
profite à personne. Ce sont les Français et les Françaises qui la subissent. Donc, excusez-moi, mais vous êtes responsable d'une situation... Ça fait 10 ans que vous êtes au pouvoir, ça fait 10 ans que vous faites subir aux Français et aux Françaises des coupes budgétaires sur l'état social, sur les services publics. Et aujourd'hui, c'est nous qui sommes montrés du droit à la France insoumise, qui passons notre temps à proposer des comptes de budget à l'Assemblée nationale. Nous avons même réussi à faire voter des amendements qui faisaient baisser le déficit. Donc, non, excusez-moi, mais là, vous n'avez pas vraiment de quoi donner de leçons à qui que ce soit. Et c'est vrai que nous, nous sommes les seuls. Y compris parce que que ce soit votre bloc de droite et libéral. A dire que les chefs d'entreprise sont des salopards, à dire que les préfets devraient rester chez eux, à dire que la police tue. Alors, finissez, finissez, madame Honneau,
finissez ensuite le
livre. Moi-même et évitez de parler à ma place, s'il vous plaît.
Donc, je finis là
-dessus. C'est vrai que nous, nous sommes les seuls, effectivement, à la différence du Rassemblement National et des Macronistes, à dire que non, le problème, ce n'est pas comment on va encore enlever à l'état social, au service public, c'est comment on prend des marges de manœuvre. de recettes. Parce que oui, excusez-moi du peu, quand on parle des carburants, quand vous avez Total, qui est un groupe français encore jusqu'à présent, qui fait des milliards de bénéfices, qui profite
avec les marges
faites. après le lancement de la guerre en Ukraine et depuis le lancement de la guerre de l'Iran. C'est un grand exposé. La différence est majeure de ce point de vue-là. Vous n'êtes pas obligé à chaque fois de parler cinq minutes. Madame Obono,
c'est vous qui vous rejoignez et ce n'est pas nous qui les rejoignons. Si je me permets, c'est rien de parler dix minutes en attendant. Ce n'est pas une succession d'exposés. Laissez-le répondre quand même.
Madame Obono, je vous le dis très calmement, mais je le dis systématiquement concernant la France insoumise. Je pense que la France insoumise est un danger pour la France. Parce que vous passez votre temps à... raconter des mensonges sur l'ensemble du territoire. On rêverait de partir à 60 ans. On rêverait d'avoir un salaire minimal à 2000 euros. On rêverait d'avoir moins de 35 heures de travail hebdomadaire. Mais tout cela est faux. Et souvenez-vous de ce que disait Averroès, l'ignorance. Elle mène à la haine. La haine, elle mène à la violence. Et c'est exactement ce qui se passe. Parce que tout ce que vous faites, notamment dans les quartiers populaires, vous insoufflez, vous insoufflez... Oui, mais c'est vrai que nous sommes au
pouvoir depuis 10 ans. Oui, monsieur Olive, dans quel monde vous vivez ? Arrêtez, arrêtez. Oui, mais en fait, vous racontez n'importe quoi. Est-ce que je peux terminer ? C'est nous qui sommes en accusation, vous êtes au pouvoir depuis 10 ans. Excusez-moi, vous êtes responsable ou pas ?
Est-ce que je peux terminer, s'il vous plaît ? Oui, mais vous
racontez n'importe quoi. Moi, madame
Obono, avec tout le respect que je vous dois, vous nous n'entendrez jamais dire, et certainement pas le maire que j'ai été de terrain, et je viens des quartiers popul La police tue. Vous ne m'entraînerez jamais à dire... Est-ce que je peux terminer ? Oui, mais vous racontez n'importe quoi. Je sais pas pourquoi
vous me dites ça à moi et vous voulez parler de la police. On parle du carburant, on parle de la hausse et la flambée des prix. Qu'est-ce que ça a à voir avec la chute ? Mais on n'est pas à l'Assemblée nationale, là. Oui, mais justement, parlez et répondez sur le sujet. Laissez le finir. Il peut aussi raconter tout ce qu'il veut et n'importe quoi sur la France insoumise. Mais c'est pas ce qui intéresse les Français. Excusez-moi, monsieur Olive. Vous essayez de faire diversion en pointant du point à la France insoumise. Ce qui intéresse, qu'est-ce que vous allez faire pour le prix des carburants ? C'est désagréable, franchement c'est désagréable.
D'ailleurs comme le Rassemblement national, si effectivement on avait une politique de l'offre dans ce pays et que vous ne vous étiez pas planqué, notamment pour les retraites, d'ailleurs comme le Rassemblement national, eh bien on aurait certainement des recettes supplémentaires parce qu'on n'est pas un microclimat. En Espagne, au Portugal c'est 67 ans, en Allemagne ça va être le cas, en Italie... Parlons-en, je vous interromps, pardon Carloli, vous allez
pouvoir réagir, je vous donne la parole, premier juré. Trois de bois, trois de fer, trois de bois, quatre de fer, vous pourrez pardonner. S'il vous plaît, s'il vous plaît. – S'il vous plaît, s'il vous plaît, franchement, c'est pas très grave, ni l'un ni l'autre, s'il vous plaît. Écoutez Marine Le Pen, tout à l'heure, qui a une proposition sur la baisse de la TVA, puisqu'on va voir qu'en réalité, l'État prend la part de Lyon sur le prix à la pompe, et c'est la proposition version baissons la TVA.
faut baisser la TVA. L'énergie est un bien de première nécessité. Les Français le crient depuis des mois. Ils ont besoin de leur voiture, notamment dans la ruralité. Ils en ont besoin pour aller au travail, ils en ont besoin pour aller à l'école. Qu'est-ce qui a généré les Gilets jaunes ? C'est l'augmentation de la TICPE, décidée par M. Macron et par Edouard Philippe. C'est ça qui a mis le faux prud. Une fois de plus, les Français n'ont pas été... Ils n'ont pas été écoutés comme dans toute une série d'autres sujets. D'ailleurs, si on avait écouté les Français depuis des années, on ne serait pas dans la situation dans laquelle nous sommes.
est-ce qu'on économiserait sur le prix de l'essence si effectivement on faisait cette baisse ? C'est à peu près 15
euros par plein. Pour faire simple, aujourd'hui l'essence serait à 1,80, 1,83 le litre. Moi je crois que ce que propose Marine Le Pen est assez sage en fait. Il y a deux écueils à éviter et je crois qu'on vient d'en avoir une illustration. C'est le tout-impôt. Voilà, on ne va faire aucun effort, on va encore trouver quelque part où taxer. Si ça a des conséquences sur l'emploi, c'est pas grave. Si ça a des conséquences sur la consommation, c'est pas grave. L'impôt c'est un dogme, l'impôt c'est la solution à tout. Je ne le crois pas et malheureusement si ça avait été le cas, on serait les champions du monde parce qu'on est les champions du monde de la taxe. Et puis l'autre c'est... Les oppositions ne servent à rien. On a raison sur tout. D'accord, la France est à feu et à sang. D'accord, la France est dernière dans tous les classements. C'est le troisième pays d'Europe où il y a le plus de chômeurs en proportion de la population. Mais on ne va rien corriger parce que les oppositions ne vont pas avec nous. Je pense qu'il faut sortir de cet écueil, avoir une voie raisonnable. Aujourd'hui, les Français sont exsangues. L'économie est exsangue. Il faut une solution efficace, un élytre-choc. La baisse de l'ETVA en est un.
Il n'y a qu'un club, pardon, il n'y a qu'un pays voisin, ça c'est la déformation sportive, il n'y a qu'un pays voisin qui l'a faite, c'est l'Espagne, et c'est 6 milliards 3. Il faut aller, effectivement, il faut prendre conscience que c'est 6 milliards 3. Alors on est capable, je pense, de faire effectivement cet effort aux Français. Et c'est peut-être une des solutions, peut-être, à envisager, à une seule condition. C'est que dans les vases communicants, on aille aussi renier sur certains autres budgets. Il n'y a pas de magie, il n'y a aucune magie. Ce qui est vrai, c'est qu'aujourd'hui, 7 Français sur 10 utilisent leur véhicule au quotidien, et pas pour faire mémus. Qu'aujourd'hui, un plein de 40 litres, c'est 90 euros. Là où c'était, je rejoins ce que disait monsieur, à peu près 75 euros, il y a encore quelques mois. Et on a à répondre à cette inquiétude, et on parle simplement d'un couloir, comme le disait monsieur Girard, l'inquiétude d'une partie de la population qui utilise son véhicule. Mais de la même manière... Est-ce que c'est un problème de l'Etat ? Regardez ces chiffres, puisque
vous parlez des comparaisons. L'État français siphonne une très grande partie au prix à la pompe. C'est la répartition qu'on présentait ici. D'abord, c'est 52% qui est ponctionné sur le prix à la pompe. Et ensuite, où est-ce que ça va ? C'est très intéressant. Naïvement, on croit que c'est dédié à l'écologie. Non, Renaud Girard, expliquez-nous bien. En réalité, ça va simplement dans le budget général de l'État. Oui, c
'est-à-dire qu'en fait, la France, depuis tout temps, depuis... La Deuxième Guerre mondiale a décidé de beaucoup taxer les carburants. que les États-Unis d'Amérique. Les États-Unis d'Amérique et New York, vous avez un impôt sur le revenu qui est assez élevé. Pareil un peu qu'en France. Mais en France, on a toujours taxé, ça s'appelle le TIPP, les taxes sur le carburant. C'est une politique française qui a toujours duré, qui n'était pas la même en Suisse. Par exemple, je me souviens qu'en Suisse, le carburant était moins cher. Parce qu'on estimait que le carburant, c'était la voiture individuelle, que la voiture est individuelle. était un luxe. Il y avait d'ailleurs une vignette autrefois sur des voitures et les voitures avaient une TVA assez élevée et qu'en revanche effectivement le train, le bus et tout ça n'étaient évidemment pas taxés. Donc ça c'est la politique française. Je ne pense pas... Je pense que d'abord les Français devraient comprendre. Et ce n'est pas que l'État ne peut pas tout, l'État papa n'est pas là. Et s'il y a un problème au détroit d'Hormuz, l'État ne peut rien faire. Il faut que les citoyens français comprennent le monde et n'appellent pas toujours les deux oppositions. Et deuxièmement, quand on a 128 milliards de déficit de l'État, je suis contre la baisse de la TVA. Vous faites bondir à
la fois
Anne-Charlène et Laurent. D'abord Anne-Charlène.
Quelques réalités juridiques, déjà pour baisser la TVA sur les cartes. il faut aller auprès de l'union européenne parce que la tva c'est un impôt européen donc arrêtons les propositions en disant finalement c'est l'état qui s'en met dans les poches il faut aller négocier une question qui se pose autour de comment on fait on peut tout
à fait baisser la tva non on peut tout à fait on n'a pas besoin de l'accord de l'europe simplement il y aura toujours les mêmes points de tva c'est changer d'auto qui iront qui qui iront, qui iront à l'Europe. Mais bien sûr, heureusement, la France peut baisser la TVA. Autre
point, on ne peut pas changer les taux, non. Autre point, affecter, on se dit, c'est vertueux de taxer sur le pétrole, puisque ça va aller à l'environnement. De toute façon, c'est impossible d'affecter quoi que ce soit. Toutes les recettes vont dans le pot commun de toutes les dépenses. Donc là aussi, il faut arrêter avec la novlangue politique. Ça paye quoi ? Expliquez-nous.
Parce que beaucoup, les gens qui regardent ce graphique... C'est le budget de l'État ? C'est le
budget de l'État. C'est pour ça qu'il y a une petite
partie... le fonctionnement de l'Etat, une petite partie dans la construction des routes, une petite partie dans les salaires des fonctionnaires. C'est une
très mauvaise idée. Parce qu'en fait, vous êtes en train de dire aux Français qu'on va baisser la TVA sur les carburants, supposément pour que vous ayez plus de retours dans vos porte-monnaies. Mais en fait, vous allez baisser les recettes de l'Etat. Et du coup, ce qui va justifier par ailleurs le fait de faire encore des coups dans le budget d'une part. Et le deuxième élément dont vous ne parlez pas, c'est que ça ne veut pas dire automatiquement que les prix vont baisser. Parce que s'il y a une augmentation des marges... Excusez-moi, ça compense la baisse de la TVA. C'est pour ça que nous, quand on dit qu'il faut bloquer les prix, au prix d'avant, c'est-à-dire à 1,70, en encadrant les marges, c'est là où on fait participer ceux qui ont super profité. Je rappelle quand même ce chiffre, vous n'avez pas donné, c'est 11 milliards les 6 premiers mois de cette année. total 11 milliards pour un groupe français qui ne paie quasiment pas d'impôts dans notre pays alors que il y fait des bénéfices mais parce que ils ont réussi à faire un montage sur l'ensemble de la filière ils arrivent à ne pas participer à l'effort collectif donc il y a des marges qui ne coûterait pas aux français directement ni aux français dans le trésor public si on encadre ces marges là voilà là où on peut récupérer des recettes parce que c'est ça le sujet
il y a eu beaucoup de choses mais juste pour dire ce que disait monsieur Gérard intéressant c'est à dire qu'à l'époque on a beaucoup taxé parce qu'on disait vous pourrez prendre le cadre vous pourrez prendre le temps Et effectivement il y a une forme de luxe, d'individualisme même, d'égoïsme à prendre la voiture. Mais aujourd'hui malheureusement, il n'y a plus la gare. en milieu rural. Et il n'y a plus l'hôpital non plus. Donc la nécessité de prendre la voiture, elle est devenue impérieuse par les mêmes gouvernements qui ont pris les mauvaises décisions. Et donc du coup, on ne peut pas dire aux Français, ne prenez plus votre voiture, n'utilisez pas d'essence, alors du coup, ne vous soignez pas, n'envoyez pas vos enfants à l'école, n'allez pas voir votre grand-mère. C'est impossible de dire ça. Ce n'est pas humain et ce n'est pas logique. Deuxièmement, Madame Obono, j'entends ce que vous dites. Moi, je crois, c'est peut-être ce qui nous oppose, qu'il y a du gras aujourd'hui. Vous voyez, il y a de l'argent à aller chercher dans des agences qui ne servent à rien. Je ne vais pas vous faire... dans le coût de l'immigration dans un certain nombre de choses et donc c'est pas aux français qui prennent la voiture pour aller bosser de payer troisièmement le gel ou le contrôle des prix ça marche quand vous n'avez pas de pays concurrent Or, aujourd'hui, vous le savez, on ne produit pas de pétrole. Et donc, ceux qui vendent du pétrole vont aller vendre là où ils peuvent gagner de l'argent. C'est la loi du marché. Là où ce que vous dites est possible, c'est dans l'ancien bloc de l'Est, quand l'apologue vendait à la Roumanie, qui elle-même vendait à l'Union soviétique. Malheureusement pour vous, et heureusement pour le monde, les temps ont changé. Donc on est dans la loi du marché. Je sais que vous le regrettez. La TVA, c'est pas un gouvernement de droite qui l'a pris, c'est pas un gouvernement patriote comme le nôtre, c'est même pas un gouvernement centriste, c'est un gouvernement de gauche, le gouvernement espagnol. qui a baissé la TVA. La Pologne l'avait fait avant. D'abord, ils ont fait le bras de fer avec l'Union européenne et il n'aurait absolument rien arrivé. Quand un chef d'État a une volonté, il arrive à appliquer les mesures, même si Mme Van der Leyen tousse. Deuxièmement, ça n'a pas augmenté le prix. La baisse a bien été répercutée. Pourquoi ? Parce que les pétroliers ont besoin de vendre leur essence. Et quand en face, vous avez des gens appauvris, s'ils augmentent le prix, il y aura moins de consommation. Essayez de voir quand même cet aspect économique à plus d'un mois, à plus de deux mois. Parce que si on ne le fait pas, les gens ne consommeront plus et les entreprises fermeront. Je sais que vous n'aimez pas trop les entreprises, mais c'est essentiel. Regardez cet exemple. Est-ce que
je peux parler moins et développer mes idées plutôt que faire parler à la place de... Regardez la comparaison, ne vous laissez pas. Vous ne vous laissez jamais les stabiliser. Je tenais à le faire repartir, c'est insupportable. La comparaison avec l'Espagne, le gouvernement socialiste, il est peut-être moins à gauche que vous, enfin je ne sais pas comment vous, il est plus à gauche ou moins à gauche que vous, le gouvernement socialiste espagnol ? Ils
font des bonnes choses, mais je pourrais en reparler, par exemple l'augmentation des salaires. Regardez
sur la taxe à la pompe, la France est à plus de 50%, je crois qu'on est à 52%, ça dépend évidemment des années, et l'Espagne, elle a réussi à baisser ça à la force du poignet, on est à 40% et ils ont encore depuis la crise. ils sont en train d'abaisser ça à 35%. Est-ce que c'est un modèle ?
sur ce point-là, parce que quand même, la question c'est qu'il faut une mesure qui s'intègre dans un projet global. Moi, je pourrais vous parler de ce que fait l'Espagne en matière d'augmentation des salaires, par exemple. Mais regardez, il y a des gens et des Français qui vont dans les Pyrénées
pour traverser la frontière pour aller faire le plan. Oui, mais je pense qu'on
pourrait faire beaucoup plus vertueux, justement, en évitant de baisser les recettes de l'État et les recettes de tous les Français et les Françaises pour... faire en sorte qu'on réouvre des gares, par exemple, pour faire en sorte qu'on finance l'hôpital public, pour faire en sorte qu'on finance les infrastructures des collectivités locales, plutôt que de baisser les recettes de l'État, parce que c'est ça le problème, c'est ce que font
les
macronistes depuis 10 ans, et c'est précisément la raison pour laquelle on est dans cette situation. Donc nous, on a une solution beaucoup plus vertueuse, pourquoi c'est un tel tabou, ici même, ça fait trois fois que je vais le redire, de s'attaquer à ceux qui ont super, super profité. On a un groupe total qui contrôle l'ensemble de la frérielle, de l'extraction à la production, au raffinage, à la distribution, qui a les marges de manœuvre. Et il est tout à fait normal, c'est de la pure justice sociale, qu'il participe à l'effort, plutôt
que ce soit les Français doublement. Je ne voudrais pas qu'on compare forcément de l'Espagne et l'Allemagne à la France par rapport à un point qu'on oublie tous, c'est que le bouclier énergétique que nous avons appliqué en 2022 est... on a parlé du quoi qu'il en coûte aussi tout à l'heure pendant le Covid, n'a pas été appliqué avec une égale mesure en Allemagne, en Espagne, en Italie ou ailleurs. Nous avons été beaucoup plus généreux dans beaucoup plus de filières. Et donc aujourd'hui, la vérité sur le gras, c'est qu'on a beaucoup plus protégé sur l'évolution des prix.
Répondez à madame Bonneau quand elle vous dit est-ce que oui ou non, c'est le moment de taxer beaucoup plus total. Vraiment j'aimerais vous répondre à ça. Non mais c'est même pas taxer, c'est
encadrer les marges. Ils ont quadruplé leurs marges. Il y a de quoi le blocage des prix que vous proposez. Moi la question c'est plus... Plus blocage des prix et marge. Pourquoi ? La notion de blocage des prix, c'est une mesure décrétale qui est complètement encadrée dans le temps. Donc, est-ce que 4 mois, ça va vraiment changer le problème ? C'est ça que je me pose comme question. C'est-à-dire, oui, bloquer les prix. Pour les Français, c'est à court terme. Bien sûr que
ce n'est pas une mesure de très long terme. Et en plus, vous ne pouvez pas le faire en
défavorisant des produits européens. Donc, est-ce qu'il n'y aura pas un problème de concurrence ? Est-ce que ça va vraiment être réalisable ? Moi, il me semble qu'on est sur une mesure qu'il a encore parlant de facilement à des réalités juridiques. L'important, c'est que le total n'est pas... de monopole, c'est que la concurrence
puisse s'exercer sur le territoire français, que BP, que la compagnie italienne, etc., puisse, et même des compagnies américaines, pourquoi pas, puisse avoir une saine concurrence. sur le territoire français, et donc la concurrence fera en sorte qu'une compagnie, si vous estimez que Total a fait trop de marge, les marges, du fait de la concurrence de Total, seront beaucoup plus faibles. C'est ça qui est important, Mme Bobolo. Aujourd
'hui, c'est bien la concurrence, et vous voyez l'effet que ça a ? Parce qu'en fait, la logique de tous les pétroliers, c'est la même. Parce qu'aux États-Unis d'Amérique, une des raisons pour lesquelles c'est aussi une crise sociale-économique qui va devenir politique pour les élections des mi-termes, c'est à cause du prix des carburants également. Donc ce n'est pas la main invisible du marché n'a pas fait baisser les prix au contraire. Il y a eu de la spéculation sur la situation
géopolitique et sur la fermeture des détroits d'Hormuz et du détroit de Badal-Mandeb. Et la
spéculation est une stratégie menée par tous les pétroliers. Donc oui, nous, nous pensons que c'est beaucoup plus vertueux d'intervenir là. Vous avez raison, c'est de court terme. C'est une autre politique, en fait, économique qu'il faudrait mettre en place. Et nous, nous avons ces propositions, notamment dans le débat budgétaire et pour 2027. Mais dans l'urgence, puisque là, on parle de l'urgence, oui, c'est la mesure la plus efficace de notre point de vue pour répondre à la situation des Français et des Françaises.
On pensait qu'en sortant de l'Assemblée nationale, on pourrait en placer une, mais ce n'est pas possible. Allez-y. Avec la France insoumise. Non, mais je veux partir aussi.
On n'a pas besoin de ce genre de remarques sur un plateau. Tout le monde a le droit de défense. Arrêtez de vous interrompre. Franchement, vous avez du temps. Mais moi, je ne pars
pas mon temps à faire des remarques aussi désobligeantes, monsieur Oli. Par contre, vous passez votre temps. Parlez de ce que vous avez à dire et arrêtez d'avoir ce genre de proposition. D
'abord, il faut reconnaître que Total a, pour le coup, bloqué ses prix. Et encore aujourd'hui, il y a un 99. Et qu'il y a des ruées, effectivement, dans les stations d'essence de Total, au point où aujourd'hui, il y a quand même moins d'essence. Ça, c'est un fait. Que les super profitent. puissent effectivement faire partager, oui. Et je pense que ça, c'est un exemple qu'il faut faire. Mais moi, je ne vais pas stigmatiser les créateurs de richesses. Ils apportent combien de milliers d'emplois dans notre pays à un moment donné ? On ne va pas faire un complexe parce que ces gens-là gagnent de l'argent. Que derrière, ils soient mieux équilibrés, qu'ils soient mieux partagés, il n'y a pas de sujet par rapport à ça. Mais de grâce, heureusement que nous avons des entreprises qui viennent s'installer en France, comme elles l'ont d'ailleurs faite. Monsieur Girard, vous le rappeliez tout à l'heure à juste titre. On parlait tout à l'heure... du chômage, mais enfin, le chômage au cours des dernières années, il a largement baissé. Aujourd'hui, non mais il a largement baissé, monsieur Jacobi. On est le troisième pays le plus mauvais d'Europe. Mais dites les choses. Oui, aujourd'hui, c'est vous qui êtes au pouvoir. Excusez-moi de le dire. Il a combien en Espagne, par exemple, pour parler
d'Espagne ? Alors, Finlande numéro un, Espagne le deuxième, France le troisième, 27. Non mais d'accord, mais en Espagne, on prend l'exemple de l'Espagne.
C'est pas super glorieux, quand même. Et moi, je pense que ce sujet-là doit être pris dans un ensemble, parce que je le redis, en Espagne, on est à 40 heures de travail par semaine. On est à 67 ans, départ à la retraite, on a eu un gel, une année blanche pour pouvoir gérer cela. Et c'est ce qui a permis au gouvernement espagnol de lâcher 6,7 milliards pour pouvoir baisser le prix de l'essence.
Est-ce que la France est déclassée ? On va voir dans un instant la comparaison avec les Etats-Unis qui est tout à fait saisissante. Les Etats-Unis se portent assez bien, en tout cas la pauvreté est en train de reculer et le revenu médian des foyers est en train de monter. Écoutez d'abord par contraste ce que les pêcheurs disent ce soir en France. Vous devez vous disperser et quitter immédiatement les
lieux. On n'est pas là pour ça. On n'est pas des meilleurs de guerre ou de quoi que ce soit. On est là, on est pêcheurs. On est là juste pour faire notre métier, être attendus et être aidés, les aides qu'on demande et qu'on doit avoir en face.
évidemment c'est poignant et c'est d'autant plus frappant quand on regarde les chiffres. C'est les chiffres d'aujourd'hui et c'est un choc en Europe. Le revenu médian des foyers américains a progressé de 2,6% en 2025 malgré l'inflation. On est à 7 290 dollars par mois. C'est beaucoup quand on compare avec ce qui se passe en Europe. Le taux officiel de pauvreté est tombé à 10,2%, son taux le plus bas historique. Comment est-ce que vous expliquez ça que, comme on disait, la vieille Europe soit en train de descendre apparemment et que les États-Unis montent ? Parce qu
'en fait, les États-Unis ont un système où le financement de l'investissement, du risque, de l'entrepreneuriat, de l'innovation... De l'innovation, toute l'innovation qu'on a dans ces appareils, etc., ça vient des États-Unis. Il n'y a pas de grandes firmes françaises dans le numérique, dans l'informatique même. Ça vient des États-Unis. Et ça, c'est parce qu'ils ont des systèmes de financement et de financement direct. que nous n'avons pas. Nous avons un système sclérosé qui repose beaucoup trop sur les bancs, qui sont extrêmement frileuses. Et la force de l'Amérique, c'est ça. C'est aussi une très grande flexibilité du travail. C'est-à-dire qu'en Amérique... vous pouvez licencier les travailleurs comme vous voulez, mais c'est pour ça qu'ils les embauchent
aussi très facilement. – Regardez ça, c'est un mouvement historique, ce graphique est terrifiant. C'est les années 80 où être français ou américain, ça se tenait à peu près en termes de niveau de vie, de PIB par habitant, là c'est la moyenne, et on voit que ça s'est séparé, c'est-à-dire que là il y a eu cette grande rupture dans les années 2000, le premier et puis maintenant, où vraiment ce sont deux mondes, c'est quand même très angoissant de voir ça. – Il y a eu la surtaxation,
il faut… Il faut dire la vérité aux Français, c'est que la surtaxation en France, l'impôt sur la fortune, etc., des impôts, quand vous travaillez en France, et que vous gagnez bien votre vie à la marge, on vous taxe à 50% à la marge, et quand vous mourrez... Vous laissez le fruit de votre travail à vos enfants, on vous en reprend à 50%.
Alors, je vais passer la parole à Délos, qui n'est pas d'accord, mais avant ça... Ça a démotivé
beaucoup de gens. C'est pour ça que dans beaucoup de pays, comme en Irlande, comme en Italie, etc., etc., on a un système fiscal totalement différent. Les gens, maintenant, se précipitent, les entrepreneurs français se précipitent pour aller vivre. Pourquoi on ne l'a
pas fait en France ? Pourquoi on ne l'a pas fait en France ? Pourquoi on ne l'a pas fait en France ?
Déjà, comparer, excusez-moi, Dalis Rojman, mais comparer sur ce sujet les États-Unis avec... avec la France par exemple, c'est comparer le PSG avec mon club de Poissy qui joue en Jal 1. Il donne des exemples européens, Renaud Girard.
Oui, en Italie, par exemple, il n'y a pratiquement pas d'impôts sur l'héritage. Oui, mais par exemple, je vous prends le cas de... C'est un pays dont l'industrie marche très bien, en Italie.
Oui, mais je prends par exemple le cas de l'Irlande, qui est aussi un pays qui fonctionne magnifiquement bien en matière d'entreprise, sauf que pour se loger et le montant des loyers en Irlande, c'est aussi quelque chose. Donc c'est aussi une équation à prendre en compte. Il y a effectivement le revers de la médaille sur un certain nombre de sujets. Même si aujourd'hui, et il faut le dire, et là je balaye devant ma porte, nous on n'a pas été bon... du tout, on avait une très bonne idée d'apporter des aides pour les apprentis, parce que pour moi c'est un passeport pour l'emploi, où on revient dessus deux ans avant, mais pour décourager nos jeunes et pour décourager aussi les entreprises, franchement, c'est pas là qu'on va faire les plus grandes économies. Donc je pense que sur ce sujet-là, par exemple, vous avez raison, là pour le coup on s'est planté. Et il faudra revenir dessus, parce que c'est pas la peine d'annoncer en long, en large, en travers, qu'on était très fiers d'avoir 900 000 apprentis, quand aujourd'hui finalement on leur ferme la porte. En fait, on a le système le
plus socialiste. Il y a des systèmes socialistes qui ont marché dans l'histoire. Je pense au système scandinave dans les années 1950, 1960, 1970, la social-démocratie scandinave ou celle de Willy Brandt qui marchait bien. Mais notre socialisme est particulièrement coûteux et inefficace.
Juste, vous avez montré un tableau avec les Etats-Unis d'Amérique. Mais c'est pire que ça la réalité d'Arius Rochemin. Le classement PISA, c'est-à-dire le niveau de nos collégiens, la croissance. le taux de chômage, les perspectives économiques, tous les indicateurs nous placent aujourd'hui en régression et en régression massive. Nous sommes aujourd'hui, selon les classements, dans la situation économique comparable à la Grèce. Je n'ai rien contre nos amis grecs, mais on voit d'où ils sont partis quand même il y a quelques années sous tutelle du FMI. Qu'est-ce qui se passe dans notre pays ? Parce qu'on compare à des régimes... très libéraux, libéraux-étatistes, de gauche, de droite, d'union, et pourtant on est derrière tous ces pays.
La croissance, regardez ces chiffres, ça c'est vraiment la source de tout, la croissance. La nature veut qu'on croise, c'est la base de tout, qu'on soit une plante, un être humain, une famille, la croissance est la chose naturelle. Regardez ça, la France, elle est en train de se casser la figure alors que l'Espagne est encore assez haut, même les autres ne sont pas si haut que ça en réalité, mais là, en réalité c'est zéro, c'est la stagnation. Est-ce que je peux juste
terminer mon raisonnement ? En fait, ce sont des pays gouvernés. Nous ne sommes pas gouvernés, il n'y a pas de stratégie, il n'y a pas de solution. Nous avons des gouvernements contemplatifs. Attendez, je termine, je vous ai écouté sagement. Essayez d'en faire de même. Premièrement. On est matraqué fiscalement. Il faut arrêter avec ça. Il faut desserrer les taux. Ça permettra aux entreprises d'innover, de créer, d'embaucher. Il faut relancer la croissance. La croissance, c'est quoi ? C'est les cotisations sociales. Et c'est donc le financement de notre système social auquel nous tenons. Il faut arrêter avec ces normes abusives qui, là aussi, étranglent les entrepreneurs. Mais pas que ça a des conséquences dans le BTP, dans les communes, dans la vie quotidienne. Il faut desserrer les étaux. Il faut une stratégie pour ce pays. Il faut arrêter de regarder les trains passer. Vous dites qu'il faut blesser les gens. Pas seulement.
Mais les dix dernières
années ont été, il faut reconnaître, les pires. Emmanuel Macron a accéléré l'horreur du mitterrandisme. L'horreur du mitterrandisme et la non-action de M. Hollande et de M. Chirac.
C'est vous qui, au deuxième cours, appelez à voter pour eux. On parle, on parle. Il a gagné grâce à vous, madame Ogunot. Tous les matins, quand il se réveille, il vous remercie. Je développe aussi mes idées. Mais oui, mais vous ne pouvez
pas mentir, en revanche. Non, non, je ne
mens pas. Je demande aux téléspectateurs et téléspectatrices vérifier les votes à l'Assemblée nationale qui a voté très majoritairement entre 70 et 80% avec les macronistes, c'est le Rassemblement national. Et qui a voté avec le Rassemblement national, c'est les macronistes. Donc en fait, je pense que votre discours... Le péché
originel est
là.
Vous les avez fait élire. Mais vous les avez fait élire.
Vous avez parlé, vous avez développé les idées ? D'accord, merci. Et la vérité, vous l'avez dit vous-même, c'était un discours tout à fait macroniste. Vous êtes tout à fait d'accord avec ce qu'a fait la Macronie. Vous avez voté dans leur sens. Moi, je m'inscris en faux avec tout ce qui a été dit, l'espèce de déclinisme sur la France, on compare aux États-Unis. Je vous assure qu'en ce moment, aux États-Unis d'Amérique, et je crois que les Républicains vont s'en rendre compte aux prochaines élections, il y a beaucoup de colère sociale, y compris de la part de leur propre électorat, à cause de la situation, de la charreté de la vie. n'en virait pas trop le sort de millions de personnes aux Etats-Unis qui n'arrivent pas à aller à l'hôpital, qui vivent dans leur voiture, etc. Sur les sens, ils ont raison de
s'attaquer à leur gouvernement parce que c'est leur gouvernement qui a provoqué la situation. Je veux
revenir sur la situation de notre pays. Nous sommes la deuxième économie du continent européen. Nous sommes la septième puissance économique au monde. Nous produisons des richesses comme nous ne l'avons jamais fait dans le soir. Elle était cinquième,
madame Oboulou. Oui, oui, bien sûr, mais vous aurez
remarqué qu'au cours des dix dernières années, ce n'est pas la France insoumise. qui a été au pouvoir. Et effectivement, la politique qui a été menée a fait régresser la France au point de vue social et a permis à une minorité, une poignée de gens, de continuer à accaparer toujours plus de richesses. Et nous, c'est ce que nous disons, le problème de notre pays, ce n'est pas que nous ne produissions pas assez de richesses. Les travailleurs et travailleuses de ce pays n'ont jamais produit autant de richesses. Le problème, c'est que c'est mal partagé, qu'il y a une extrême richesse en même temps qu'une extrême inégalité et que ceux du milieu... Les classes moyennes et les classes populaires sont de plus en plus appauvries. Pas parce qu'il n'y a pas assez, c'est parce que c'est mal distribué. Donc l'enjeu et la réponse, c'est la justice sociale. Et si vous permettez que je parle de la croissance, juste un petit mot, je crois qu'il faut changer de logiciel. Là, on parle comme au XXe siècle où on croyait effectivement qu'on pouvait croître encore et encore. Nous sommes sur une planète qui a des ressources finies. Nous sommes en train de vivre un basculement
civilisationnel.
Et donc la question c'est, qu'est-ce qu'il doit croire ? Nous n'avons pas les moyens de continuer à produire tout et n'importe quoi, à faire venir de l'autre bout du monde comme on l'a fait pendant très longtemps. Madame
Bonneau, attendez, on discute. Je vais vous poser une question. Ça veut dire quoi ? Expliquez-nous bien. Ça veut dire que pour vous, c'est une mauvaise nouvelle si tout à coup on apprenait que la croissance de la France est plus de 2% ?
Non, ce n'est pas ça. Ce que je dis, c'est que notre horizon, ça ne peut pas être la croissance infinie parce que nous sommes dans un... sur une planète aux ressources finies. Donc c'est impossible de croire qu'on va croître à jamais. C'est pour ça qu'il faut une vision et une stratégie différente, à la fois pour relancer la consommation populaire. Nous, nous voulons que la consommation populaire puisse reprendre parce que c'est comme ça que les gens arrivent à vivre et pas simplement à survivre. Et nous, nous avons des mesures pour ça. Il faut changer de logiciel économique et faire en sorte, oui, qu'on ait une économie qui réponde aux besoins sans détruire la planète.