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Bonjour et bienvenue dans Propaganda.
Cette semaine, on va rentrer directement au cœur du sujet. Ségolène est entrée en campagne et, comment dire, elle a planté l'ambiance.
Vous avez une formule absolument lapidaire chez nos confrères de Libération. Ça suscite quelques sourires, je crois, derrière moi. Pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier. Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d'une entreprise. Il est stagiaire. Il est stagiaire en politique. Et vous, vous êtes la patronne.
C'est un défourail sec ! C'est parti !
Moi, j'ai eu quatre mandats de parlementaire, j'ai géré une région pendant dix ans en faisant un laboratoire d'excellence environnementale, j'ai été quatre fois ministre, j'ai géré la COP21. Oui, j'ai une expérience. Et ça se termine par
faut voter par la patronne et pas pour le stagiaire, c'est ça ? Non,
et le temps viendra peut-être pour le stagiaire. Trois heures
passées avec
que des socialistes, c'était long. Et en dernière rubrique, mention spéciale au petit Emmanuel Macron qui s'est perdu dans les couloirs de l'Elysée et qui veut pas rendre son micro générique. Mercredi 23 septembre 2026 a eu lieu le grand débat pour la primaire des socialos. Ouais, parce que LCI disait débat de la gauche, mais bon, toi-même tu sais. Oui, je sais. Oui, on vous lit en commentaire, le PS c'est pas la gauche, il y a zéro problème, donc on parle du débat des socialos. Vous êtes content ? Alors évidemment, vous commencez à
nous connaître, pas question d'entrer dans les petits débats de plateau pour savoir qui a gagné le débat, gna gna gna. Non, ça on laisse
ça aux autres plateaux, les vrais. Oui, enfin, ça
va, notion d'un vrai beau plateau, non ?
Mais vous ne vous trompez pas, on ne vend pas la même camelote ici. Alors, en parlant de camelote…
Cette élection, pour nous, c'est la dernière chance. Mais dans cette bataille de France, attention, le barrage ne suffira pas.
Manifestement, il en a le mot bien en bouche. Et c'est pas le seul
à avoir savonné.
Et si vous voulez, par exemple, faire adopter la taxe Zuckmann, vous pensez que vous allez le faire ? Tout à l'heure, Raphaël a dit, vous vous rendez compte, ces gens, deux anciens premiers ministres de... Ce n'était pas
président. Ce n'était pas président, je te le concède. Ce n'est plus du savon, là. C'est un beau lapsus révélateur, je pense.
Oui, ça a été un joyeux bordel, ce débat. Vous
êtes un des seuls à dire ça.
Mais parce que, franchement, j'ai été président de département. Chaque moment, chaque moment... On est en train de se poser la question de l'efficacité de la
dépense publique. Dans la dépense. Et je peux… Vous
exagérez là ?
Non, non.
Le juge est
partiel. Le juge est partiel. Vous êtes de plus en plus partiel. Pujadas y pensait pouvoir planter sa petite pourriture et repartir tranquille. Il a été repris par la patrouille et unanimement. Qui a parlé d'économie dans la dépense ? Jérôme
Guedges, il faut diminuer. Je suis désolé, c'est aussi des économistes.
C'est incroyable. À la dépense fiscale, ça veut dire augmenter les impôts. Rétablir les impôts. Les économies dans la dépense publique, comme dans le secteur de la santé, Jérôme Guedges se
distingue. Je suis convaincu que mes petits camarades ici présents... ont le même souci de l'argent qui est prélevé sur les ménages et sur les entreprises.
En même temps, Gang Up contre Pujadas, c'est un peu facile. Il est tout petit et ils étaient cinq.
non, mais stop là, les blagues sur le physique. Nya, nya, nya, Philippe, il est chauve.
Pujadas, il est petit, ça va, quoi. Pardon, mais Pujadas, il l'a cherché, là, Mouise. Mais sur pas grand-chose, en plus, quand même. Non, j'avoue qu'il
n'a
pas
été un superbe animateur du débat qui a beaucoup dégénéré
devant ses yeux ébahis. Oui, c'est un mec, quoi. Il
y avait
beaucoup
de mecs sur le plateau. C'est vrai, beaucoup de mecs. Je vais jusqu'au bout du sujet à dire. On fait notre offre propre. Attendez. Ça ne suffit pas. Donc, c'est 14% l'offre. 14%, on est loin de 51%. On va grandir. On va gagner la présidentielle. Je suis le seul à y croire. Une seconde, je ne vous ai pas interrompu. Quand on nous répète 14% aux européennes, 14% ça fait... C'est une base. peux parler ? 14% ? Vous avez écouté, là, les quatre messieurs. Donc maintenant, je suis une femme et vous me laissez parler.
Évidemment, ce moment est central et symboliquement signifiant. Royal n'a que très peu coupé la parole, alors que les hommes sur le plateau ont copieusement coupé la parole à tout le monde.
La piqûre de rappel de Royal était indispensable, même si une médiation aurait dû être pensée par la chaîne.
Peut-être une coprésentatrice femme Alors, malgré les moments symboliques et ceux plus rigolos, faut le dire quand même... On s'est quand même très bien fait chier. Oh, misère.
Dans les territoires ruraux, il y a des propositions, par exemple le leasing social, qui permet à chacun d'avoir accès à une voiture électrique plus facilement. Mais encore une fois, ça ne suffira pas et l'horizon, c'est l'électrification.
et qu'est-ce qu'on va entendre quelques minutes plus tard ?
mois de mars, moi j'ai proposé au gouvernement une mesure simple de leasing social qui permettrait par exemple aux auxiliaires de vie, à 100 000 auxiliaires de vie qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, d'avoir accès à une voiture électrique contre 100 euros par mois.
Cinq socialos qui parlent ensemble pendant trois heures, les dégâts ne sont plus que collatéraux.
Ils se répètent et ils s'en rendent compte, c'était la gauche... 50
nuances
de
molle,
leurs interactions.
Comme effectivement j'ai des points de convergence avec mes... Mes camarades, je pense qu'il y a à la fois un problème de plafonnement des marges, ça a été dit à la fois par Emmanuel Morel et par Jérôme Gage. Mais c'est magnifique toute cette union ! Ils sont tous
d'accord, entre
eux.
Regardez-moi cette grande et belle famille complice et malicieuse ! Stop
! Et donc, la première chose déjà, c'est que oui, ça va vous étonner, c'est Golan Royal, je suis d'accord avec vous.
Arrive ! Il y a des choses comme ça qui se produisent. Bon, sur le fond, c'était pas très étonnant. Ils sont tous des socialo-démocrato... Tu finis pas ? Bon, y a besoin ? ils sont dans un tout petit espace politique. C'est normal qu'ils soient d'accord sur l'essentiel de leur ligne politique. Oui, c'est le principe d'une primaire, se distinguer les uns des autres sans se diviser. Derrière cette uniformité programmatique générale, il y a quand même eu quelques moments de débat, quelques fêlures symboliques. Gaza.
y a eu Gaza.
Alors, ce n'est pas une chronique sur Gaza. Pour ça, vous avez une infinie quantité de contenu dédié à regarder sur Blast.
D'ailleurs, est-ce que vous êtes abonnés à Blast ? Vous n'oubliez pas, là, la petite cloche ?
Ce qu'on regarde, nous, c'est comment le débat de la primaire des socialos s'est saisi de ce sujet, qui apparemment les a divisés.
Est-ce qu'ils vont enfin comprendre qu'il y a là un gouvernement qui n'entend rien et qui continue ? inlassablement, ce qui n'est pas simplement une guerre, mais un
génocide. La question est posée assez directement par Olivier Faure et la pierre d'achoppement est là.
Est-ce que Gage et Glucksmann vont bouger de leur position et qualifier la situation à Gaza de génocide ?
Raphaël Glucksmann, écoutez.
ne pouvez pas dire que les mots sont importants et ne pas reconnaître le génocide. Non, je dis qu'on doit faire
attention aux mots qu'on emploie quand on parle de la politique. Oui, j'ai compris, mais si les mots sont importants pour connaître le génocide. Moi, ce que je voulais dire, c'est une chose très simple. La CPI parle de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre. Donc c'est des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre. Et surtout, c'est pas la qualification qu'on emploie, c'est l'action qu'on mène qui compte. C'est l'action qu'on mène.
Mais
quelle
surprise
! Je suis si choqué ! Il n'a donc absolument pas changé sa position. Et autant le dire, les munitions rhétoriques avaient été préparées.
avons l'un et l'autre. Dénoncer le génocide des Ouïghours, la Cour pénale internationale n'en a jamais rien dit. Mais nous l'avons fait, pourquoi ? Nous l'avons fait parce que nous voulions prévenir justement ce qu'il se passe.
Comme c'est bizarre ! Pour les Ouïghours, ça n'arrête pas ! Les soutiens à la qualification de génocide sont légions !
Mais pour Gaza, c'est pas pareil.
allez voir, c'est une technique de genjutsu très efficace. C'est une polémique.
Les crimes de guerre, et peut-être les crimes contre l'humanité qu'il a commis à Gaza. Mais pas un génocide. Pour pénal international, moi j'utilise les termes que la justice consacre. Et je ne veux pas rentrer dans cette polémique.
Ce qu'il y a de pratique avec une polémique, c'est que ça devient une affaire subjective. S'il y a polémique, c'est qu'il y a de vrais bons arguments des deux côtés. Bref, on ne saurait pas, c'est compliqué. Il a
été immédiatement repris par Olivier Faure. Ce n'est pas une polémique,
Jérôme. Ce n'est pas une polémique. La convention du 1948 que la France a signée sur la prévention des génocides ne fait pas du génocide. Un constat ex poste. C'est au contraire une volonté de se prémunir des génocides. Et dans les critères qui sont fixés par cette convention, il y a le fait qu'on veuille exterminer toute ou partie d'un peuple, aussi de faire en sorte que toute une partie de cette population subisse un exode durable. Tout ça est dans la convention du 48.
Il y en a même une qui est allée cash et qui a dit les termes avec franchise.
Une
sont les petites lettres
Les mots sont importants, il faut reconnaître le génocide.
Voilà. Raphaël Guzman ? Sur les actions, à propos de Gaza, un pas-grand-chose les sépare. Et le pire, c'est que fera
raison sur le fond. Nommé oblige à agir, de sorte que les seuls d'entre eux qui prennent le mot au sérieux s'en servent aussi pour exister dans la compétition.
Il ne reste qu'un endroit où se distinguer, et c'est le mot. Voilà ce qu'une primaire fait d'un génocide. Elle le convertit en ressource de différenciation.
Différenciation, grande diversion. Oui, parce que derrière cette apparence de division sur le mot de génocide, il y a la réalité des politiques qu'ils soutiennent.
Tous soutiennent la suspension de l'accord commercial Israël-UE, les sanctions, l'embargo sur les armes, ainsi que les boycotts des colonies cisjordaniennes.
Mais c'est surtout la solution à deux États
que tous soutiennent. Nous avons là un gouvernement d'extrême droite, suprémaciste, qui fait tout. qui fait tout pour que la solution à deux États, que nous portons depuis toujours, soit rendue impossible. Mais depuis des
années maintenant, la solution à deux États est considérée
comme dépassée. Avec les massacres génocidaires à Gaza, la destruction méthodique de toute autonomie palestinienne, la solution à deux États ne servirait plus qu'à légitimer les crimes d'Israël en lui donnant juridiquement la souveraineté sur ces territoires annexés par le meurtre de masse.
Le constat est largement partagé par la recherche en relations internationales. Bref, le PS est toujours très
sioniste et reste très favorable à Israël, dont le seul problème serait Netanyahou. Et que Netanyahou ! Tout le reste, ça va !
Tu as parfaitement raison. Et cette grande démocratie a un rendez-vous le 27 octobre prochain. Moi j'étais il y a quelques mois en Israël, j'ai rencontré Yair Golan, le responsable du nouveau parti Les Démocrates de la gauche israélienne, qui résolument... condamne évidemment l'ensemble de ces crimes, la colonisation qui se poursuit, et la nécessité dans ce pays de construire une coalition. Et alors, il y a qui dans cette coalition du délice génocidaire colonialiste ? Avec d'autres forces politiques, du centre gauche et du centre droit, avec Eisenkot, avec Bennett même, ou avec d'autres, pour mettre fin à cette politique mortifère menée par Benyamin Netanyahu. Je vous repose.
Mais tout va bien ! Naftali Bennett qui déclarait en 2013, en 2013, juste 10 ans avant le 7 octobre, qu'il avait tué beaucoup d'Arabes dans sa vie et qu'il n'y a aucun problème avec ça.
Ouais, mais comme les méchants en face, ils disent qu'il faut carrément les exterminer comme des rats 30 à 40 par nuit…
Mais du coup, juste quelques Arabes, ça va. Et idem pour Gadi Heisenkot,
vanté par Gage.
Ça a été le chef d'état-major des armées israéliennes dont le seul problème avec la politique de Netanyahou… C'est qu'elle n'était pas assez stratégique.
Evidemment. Il ne va pas condamner les actions de sa propre armée quand même.
folle la guêpe criminelle de guerre.
Alors évidemment, sur Blast on a plein de contenus pour comprendre avec finesse, intelligence, force et humanité ce qui se passe à Gaza.
Et vous le savez, sans vous, Blast ne peut pas exister.
Si vous voulez nous aider à produire ces contenus dont les grands médias ne veulent pas, faites un tour sur la page de don sur notre site blast-info.fr baroblique soutenir.
Oui, c'est de la propagande. Mais de la bonne propagande.
en revenir au débat et à qui n'y était pas, on va pas se mentir.
Bon, on leur dit. Oui, ils ont… ils ont le droit de savoir. ont parlé de Jean-Luc Mélenchon ! Mais non ! Mais si ! Mais c'est pas vrai ! Je te jure ! Ils ont parlé de Jean-Luc Mélenchon ! Et des insoumis, diviseurs, et de l'antisémitisme, et de la pureté idéologique !
La pureté idéologique de Glucksmann, on connaît déjà ça ! Alors, les macronistes sur le plateau n'ont pas été très originaux. Macroniste ? Oui, c'est Macron plus socialiste. Macron-iste ! Macroniste
Le social ne s'entend pas du tout dans ton abréviation.
le social ne se voit pas non plus. Regardez.
On gagnera plus de sièges comme ça, en ne sacrifiant pas nos principes, parce qu'on ramènera des millions de Françaises et de Français qui ne peuvent pas voter pour une alliance avec la France insoumise et qui sont pourtant d'accord avec tout ce qu'on a dit depuis le début de la soirée sur la solidarité sociale, sur la révolution écologique, sur la démocratie, sur la défense de l'Ukraine, sur la défense de l'Europe. Alors nous allons conquérir de nouveaux électeurs, oui, la gauche coincée à 30%, avec un plafond de verre sur la tête, parce qu'on a Jean-Luc Mélenchon qui brutalise le débat public.
Alors, on ne va pas vous mettre tous les extraits de Glucksmann ou de Gage qui crient à propos de Mélenchon.
Vous connaissez la musique, vous savez ce qu'ils vont dire.
Ce qui est intéressant, c'est que pour la première fois, depuis une éternité, des socialistes ont proposé quelque chose d'autre.
À côté de ça, on nous dit cette espèce d'obsession sur LFI. Plus vous faites de l'obsession sur LFI, et je le dis, mes deux camarades de chaque côté, qui sont là, LFI, LFI, plus vous faites d'obsession sur LFI, plus vous les remettez au centre du jeu. Et la même idée a été
défendue peu ou prou par Emmanuel Morel.
Est-ce qu'il faut continuer à travailler avec Jean-Luc Mélenchon ?
Je ne voudrais pas que tout le débat politique, à l'occasion de cette discussion de primaire, tourne autour de Mélenchon et LFI. Tout le débat ? C'est une question que les électeurs de gauche se posent aujourd'hui. Oui, bien sûr, mais je vais y revenir. Mais ce que je veux dire par là, c'est que je ne crois pas qu'on soit ici. pour incarner la gauche non-mélenchoniste, anti-mélenchoniste. Ce qui est important, c'est de se définir nous-mêmes. On pourrait croire que c'est un
sale coup à Mélenchon de
vouloir
l'exclure comme ça de la discussion.
Mais tout le temps à parler de Jean-Luc Mélenchon, c'est du temps qui n'est pas passé à parler de leurs programmes, de leurs positions à gauche et de leurs synthèses qu'ils offrent aux électeurs et aux partis avec qui ils pourraient s'allier. Et quand on regarde ce que Royal et Morel préconisent, on retrouve les mêmes réflexes stratégiques de Mélenchon.
Tous les trois se sont connus et ont travaillé ensemble au PS. Ces techniques, ce sont les techniques de la gauche qui gagnent, qui se rassemblent.
Parce que c'est ça aussi un des avantages, à ne pas parler tout le temps de Jean-Luc Mélenchon, des Insoumis, etc.
Si on n'en parle pas, on n'insulte personne.
Bien sûr qu'il faudra faire alliance avec les électeurs, tous les électeurs de gauche. Car qui va protéger les Français demain ? Y compris les filles. Mais les électeurs, je vous parle des électeurs, dans les circonscriptions, ce n'est pas Mélenchon qui est dans les circonscriptions.
Ce ne sont pas Mélenchon
qui est dans les circonscriptions.
Toujours ramener à Mélenchon est un piège tendu à la gauche pour qu'elle se divise. Un piège souvent tendu par l'appareil médiatique. Vous connaissez la séquence.
On demande l'avis à un tel socialo-molo sur le dernier truc de Mélenchon. Il en dit du mal, les médias relaient et
les Insoumis répliquent. Bref, c'est une machine à division pour s'assurer que la gauche ne gagne pas.
bonne réponse, c'est de ne pas répondre aux questions sur Mélenchon pour n'insulter personne.
Il y a des électeurs à respecter, à arrêter de les insulter. Parce qu'il y a aussi des élus LFI, qui sont de très bons élus, qui bossent matin, midi et soir, qui font leur permanence, comme vous. Et donc, de quel droit est-ce que ce seraient des sous-élus ?
La clé, elle est là. Morelle, royale et fort, vise les électeurs insoumis.
Les principes anti-LFI de Gage et Glucksmann sont surtout là pour masquer la vraie couleur de leurs alliances derrière un bien indigent cache-sexe qui ne convainc pas grand monde.
Je repose la question, parce que vous ne m'avez pas répondu. Si par malheur, si par malheur, Marine Le Pen accède à l'Élysée, aux législatives, tu resteras sur ton avantin en disant, de toute façon, quoi qu'il arrive, moi je ne veux pas de cette gauche-là, et donc je ne veux pas de ces électeurs-là.
Bon, Gluckman et Gage ont répondu comme toujours, ils ont voté en touche et en ont appelé au principe. Tu as évoqué le fait de dire, il y aura un front républicain.
Eh bien, je vais te dire, à ce moment-là, Évidemment qu'il faudra faire un front républicain. Mais si dans ce front républicain il y a la France insoumise, il ne marchera pas ce front républicain. Je m'en fiche de la suivi d'un groupe parlamentaire quand il est question des valeurs de la République, de la laïcité, de l'universalisme, de la lutte contre le racisme, de la lutte contre l'antisémitisme. Parce que si on commence la politique en se disant tout est négociable, alors on est mort. Parce que quand on commence à négocier là, on s'est fait amputer ici.
Oulà, mais c'était presque une... Non, non, non, ça n'en était pas une, mais je l'ai vue. Ça pourrait
prêter
à sourire, mais c'est une faute de communication grave. C'est pas intentionnel, mais c'est grave quand même. Il contrôle pas son apparence ni ses gestes.
son côté, Glucksmann n'a pas réussi davantage à convaincre du contraire sur
les principes. Le but, c'est de battre l'extrême droite. Ça, on est d'accord, je crois. Le danger qui pèse sur notre pays et qui peut prendre le pouvoir, c'est l'extrême droite. On peut avoir Marine Le Pen à l'Elysée. En 2027. Et c'est la première fois qu'il y a cette menace qui est aussi certaine. Mais justement, pour battre l'extrême droite, pour battre l'extrême droite, y compris aux législatives, si vous arrivez avec une alliance avec LFI, vous perdez au deuxième tour contre l'extrême droite.
Oui, c'est sûr, c'est très efficace les principes dans un isoloir pour se battre contre l'extrême droite. Pour
ça, non. Mais pour masquer son alliance avec la droite et les macronistes, oui.
alliance. la droite et les macronistes,
la part de Gezi Glucksmann. Ça ! Et il y a deux options. Celle-là… On dit les filles, obsession, obsession, obsession, et donc du coup pour être majoritaire, si vous ne faites pas l'accord avec des militants de gauche, vous allez donc les faire avec la droite. Donc il faut le dire tout de suite, parce qu'il ne faut pas tromper, attendez, il ne faut pas tromper les électeurs et ceux qui vont voter aux primaires. Donc on sent déjà des rapprochements avec le centre, avec les macronistes, avec la droite. Alors ce débat et plus largement cette
primaire, à quoi ils servent
Ce débat a été utile, il a permis d'établir… les convergences, heureusement, qui existent, mais aussi de montrer les différences de style, d'expérience, de tempérament. Et puis, évidemment, il n'a pas éludé la question des alliances. Et ce vote de la primaire... C'est, je l'ai dit tout à l'heure, un moment de grande clarification.
Gage dit ça en conclusion comme pour
renforcer une évidence.
En
réalité, comme on l'a vu, ça n'a été qu'un pseudo débat sur le fond. Ils
se sont
répétés les uns les autres sur le programme.
Mais si clarification il y a eu, elle n'a pas porté sur le programme. Il était déjà clair.
Le débat n'a servi à rien.
Le débat et la primaire n'ont pas non plus permis l'unification du camp socialiste. Ils étaient unis sur ce qui n'était pas très
clivant, leur programme, et désunis sur ce qui est clivant. les alliances et la position à avoir sur le génocide à Gaza.
Et c'est là où la position qu'on a déjà tenue à Blast s'illustre. Une primaire comme machine à union ne marche pas. Elle accentue les divergences sur les points de rupture.
au fond, c'est normal. C'est la mécanique attendue d'une élection.
Le PS a basé sa primaire sur le modèle électoral des candidats et un vainqueur.
élection n'a jamais servi à unir. Bien au contraire, une élection, ça sert à diviser. divisés entre ceux qui gagnent le pouvoir et
ceux qui ne le gagnent pas. C'est donc normal que la primaire ne permette pas l'union.
Mais ce qui est intéressant, c'est de voir ce qu'elle a effectivement permis.
D'abord, qu'on scoltine en prime time un débat de plus de trois heures entre socialo. Ouais, et puis toute la séquence médiatique avant-après,
avec les commentaires, etc. On en
parle de ça ? Non merci.
Ouais, mais bon, la primaire permet d'autres choses quand même. C'est de l'argent levé et surtout une base de données, puisque les électeurs doivent s'inscrire sur choisir2027.fr.
C'est pour ça que je vous invite, moi aussi, à venir massivement sur le site choisir2027.fr. Ce
sont autant d'adresses, de courriels, de téléphones que le PS pourra utiliser pour faire campagne ensuite.
Un des premiers bénéficiaires de cette primaire, c'est donc d'abord et avant tout le
PS en tant
que
parti. Et oui, la primaire, ça a permis au PS d'essayer de se sortir de son impasse interne.
Un congrès du PS pour désigner un candidat, ça n'aurait pas marché. Chacun des camps a une minorité de blocage pour empêcher le candidat de
l'autre. En plus, la désignation par les urnes rend au vainqueur une légitimité populaire que l'appareil ne peut plus produire.
Plus vous dites qu'il n'y aura pas d'accord avec LFI, d'abord de quel droit ? C'est au Parti Socialiste de définir la refondation de la gauche. C'est grâce au Parti Socialiste que vous avez été tête de liste aux élections européennes. Et maintenant, vous venez de nous donner des leçons de refondation. C'est au Parti Socialiste de redéfinir la refondation de la gauche et de définir dans quelles conditions on fera accord avec les autres forces de gauche. Et une majorité du Parti
Socialiste est d'accord avec ce que je dis ?
Eh bien, c'est ce que nous verrons. Ce que nous
verrons à l'élection des primaires. Le PS ne parvient plus à trouver de solution en interne. Il essaye donc d'en trouver une
ailleurs. La primaire a déplacé les enjeux internes du PS sur la scène médiatique. et à personnifier les choix.
Un congrès aurait produit un texte opposable en interne qui doit être voté.
La primaire L va peut-être produire une personne.
Avec la primaire, l'EPS choisit de personnifier la question, ne pas avoir à la trancher par un texte.
Le seul texte du dispositif, c'est la charte qui ne cadre presque rien. Les deux camps l'invoquent en sens contraire. Il
faut être net et clair et le dire maintenant. Il n'y aura pas au présidentiel d'accord avec la France Insoumise et il n'y en aura pas non plus. Il n'y en aura pas non plus aux législatives. Il n'y en aura pas non plus aux législatives. Et oui, il y aura des accords avec la gauche démocratique et républicaine comme nous l'avons tranchée et comme nous sommes, il faut le dire, comme nous l'avons signé dans la charte de la primaire.
Et ce n'est pas du tout le même son de cloche chez Royal.
Je me suis engagé à soutenir, mais à condition qu'il respecte la charte. La charte ne dit pas qu'on va faire alliance avec le centre, avec la droite, avec les macronistes. La charte ne dit pas ça.
Cette cacophonie profite surtout au parti lui-même. Rien n'est écrit sur les conditions, les alliances, les investitures, les ministères et surtout l'argent pour la campagne.
Le vainqueur reçoit un titre et il devra revenir négocier avec le parti sur toutes ces questions cruciales pour une campagne.
Dire de cette primaire qu'elle est là pour rassembler la social-démocratie ne décrit pas un objectif. C'est un discours qui distribue les rôles et les sanctions.
Celui qui attaque divise. Et c'est méchant, pas bien de diviser, méchant diviseur !
Vous vous souvenez du passage du début sur le stagiaire ? Eh bien c'est au nom du rassemblement que Ségolène Royal a été rappelé à l'ordre.
Le geste de Ségolène Royal a même été qualifié de bordélisation par un journaliste.
vous ne voulez pas personnaliser ces polémiques. Néanmoins, ça pose une question sur ce qu'on appelle la bordélisation de la campagne, dont elle est un peu accusée, Ségolène Royal. Vous pensez que c'est un objectif de bordéliser cette campagne ?
Écoutez, je pense qu'elle a suffisamment d'expérience, elle l'a d'ailleurs soulignée, pour savoir... que les mots prononcés ont une portée et ont des conséquences. Maintenant, j'en appelle au débat d'idées, à la nécessité de répondre aux préoccupations des Françaises et des Français, et c'est la seule chose qui m'importe.
Bref, on ne discute pas du programme, ils ont tous plus ou moins le même.
Les candidats ne peuvent pas trop se démarquer les uns des autres en qualifiant l'expérience ou le caractère de leurs collègues comme l'affaire royale.
La primaire est un gigantesque outil à neutralisation au profit du Parti socialiste.
et qui protège celui que tout le monde donne en tête, qui n'a besoin que du calme puisqu'il est présenté comme le seul capable de rassembler.
Toute attaque contre lui devient une faute contre le rassemblement. La
preuve, la réponse du favori interrogé sur son engagement à soutenir le vainqueur.
Moi, quand je participe à un processus, j'en respecte la regne.
Si ce débat servait à présenter des alternatives concrètes entre candidats, pourquoi la question la plus importante et la plus clivante arrive-t-elle à 2h26 d'un débat de 3h17 ?
25 minutes sur le prix du carburant où ils sont d'accord et 30 minutes seulement sur les alliances où tout se joue.
Bref, la seule vraie décision est débattue par des candidats fatigués après deux heures d'escarmouche et elle finit en engueulade.
Nous l'avons tenu au municipal. Contrairement à toi, nous l'avons tenu au municipal en nous retirant des listes. Tu me laisses parler maintenant. Non, laissez-le parler. Vous ne pourrez pas conclure. Olivier Faure. Olivier Faure, vous ne pourrez pas conclure. Laissez-le parler. Je te laisse parler. Non, tu ne me laisses pas parler. Olivier Faure, chacun son tour. Jusqu'ici, jusqu'ici. On ne comprend plus rien. Non, s'il vous plaît,
Olivier Faure, on ne comprend plus. La situation était mûre pour les pires dérapages.
Vous, vous glissez. dans la soumission à la France insoumise.
Moi, j'assume. Oh, ça suffit. J'assume. Pas d'insultes. Alors ? Moi, je ne glisse pas dans la soumission. Surtout une femme, pas d'insultes. Il ne faut pas parler comme ça avec ce vocabulaire-là. Il faudra m
'apprécier. Stop. Il faudra m'expliquer en quoi le vouvoiement qu'il s'adressait. à plusieurs autour de cette table et en quoi le terme d'être soumis à la France insoumise est une insulte. Oui c'est une insulte, je ne suis
soumis à personne. Tu es soumis à qui toi ? Entre Gluckman et Gage, les macronistes ont visiblement repris l'éthique de Macron
premier. Et la confusion de ce débat a occulté un des éléments centraux, l'opportunisme électoral qui a régné.
Arrêtons de crasher sur le reste de la gauche, parce qu'il y a des gens qui sont là, qui nous écoutent, qui ont fait plutôt le choix pour l'instant de Jean-Luc Mélenchon. Et il faut les ramener vers nous. Par nos propositions. Mais si vous leur dites qu'ils sentent mauvais, ils ne viendront jamais.
Fort, Royal et Morel cherchent à apprivoiser des électeurs insoumis ou insoumis compatibles, pendant que d'autres cherchent à récupérer les voix des macronistes.
Taper sur LFI devient une seconde nature.
Bref. c'est sélectionner ses votants dans un sens comme dans l'autre. Et ça a parfois pris des formes qui ont surpris le
plateau.
Il faut sortir 15 euros entre vous choisir vous ou choisir mes enfants. 15 euros,
c'est beaucoup d'argent. C'est beaucoup.
C'est beaucoup. C'est énormément sur un budget.
Ah oui ? Et c'est qui qui voulait une primaire à 15 euros ? C'est quoi l'enjeu d'une élection présidentielle ? C'est de faire sortir les gens qui ne voulaient pas voter, parce que le vote sera gratuit. Il ne sera pas à 15 euros comme l'a voulu Raphaël Glucksmann. Le vote est gratuit. C'est donc de faire sortir les abstentionnistes.
Mais rassurez-vous, il est contre la bourgeoisie.
Ciblez les mesures. ne pas faire des mesures générales qui permettraient à des bourgeois, par exemple, de prendre leur SUV pour partir en week-end et de bénéficier de l'argent du contribuable.
en parlant de... pardon, Macron, rubrique suivante. À qui veut prendre son siège, Emmanuel Macron ne peut pas jouer. Alors, comme un gamin qui doit donner le camion à celui dont c'est l'anniversaire...
Eh bien, il nous a fait un petit caca nerveux.
Non, non, on n'a pas donné le pouvoir !
bon, bref, Macron veut rester encore un peu au centre de l'attention. Il aime bien ça.
Et il nous a concocté une
bonne opération, comme jeudi soir, en prime time. Monsieur le Président, est-ce que vous avez des informations sur une nouvelle mobilisation
russe ? Écoutez, il y a plusieurs informations, en effet, qui ont été partagées par les services de renseignement européens, américains, avec aussi nos amis ukrainiens. Certains parlent
de 300 000 hommes supplémentaires.
En tout cas, c'est un scénario qui nous paraît crédible.
Bon alors ne vous inquiétez pas, on ne va pas commenter l'entrevue de Macron en entier. On sait que vous n'êtes pas venu ici pour souffrir, ok ? Et
puis il n'a pas dit grand chose d'autre que ce qu'il disait déjà la semaine dernière. Et puis surtout, ce n'est pas ce qui est intéressant.
qui est intéressant, c'est de voir comment cette question a été récupérée par les médias et politiques comme un objet de campagne.
Déjà la semaine dernière, il avait fait sa grosse drama queen et avait convoqué les forces politiques dans le bunker vegan.
Bunker vegan ? Les médias s'en sont régalés. Quelqu'un qui était là, lui, qui était invité à cette réunion, c'est Éric Ciotti, maire de Nice, patron de l'UDR, allié de Marine Le Pen. Il était présent dans ce fameux sous-sol de l'Élysée. C'est pas la cave de l'Élysée, c'est la salle Véga, la salle secret défense de l'Élysée.
Convocation générale !
Macron devait être vachement content parce que les journalistes sont tombés dans le panneau, mais alors sévères.
Une autre actualité de la semaine avant-hier, Emmanuel Macron a invité les chefs de parti et les candidats à la présidentielle à l'Élysée pour les informer de la menace russe, notamment. Raphaël Glucksmann et Olivier Faure étaient présents. Est-ce que vous auriez aimé, vous aussi, être invité par le chef de l'État à l'Élysée ?
Bon, on ne dit pas que c'est une opération de com', ce serait faux de le dire. C'est probablement vrai ce qu'il dit sur les techniques russes. Ce sont les mêmes que celles du KGB, ça se tient jusque-là. Ce qui est vachement plus suspect, c'est qu'ils le fassent maintenant. Et pour annoncer quelque chose que tout le monde savait déjà. C'était tellement réchauffé que Royal ne s'est même pas offusqué de n'avoir pas été invitée.
Je ne me suis même pas posé la question, si vous voulez. Ça ne vous a pas traversé l'esprit ?
Certains candidats étaient invités. C'est vrai, mais pas d'autres,
oui. Et vous savez ce que je lui aurais demandé ? Je lui aurais demandé de baisser les taxes sur l'essence.
même Ségou trouve qu'en fait, elle a mieux à faire qu'aller à la réunion de Macron, c'est quand même que ça doit bien brasser
du vide ! Et faire peur, c'est important ça, faire peur. La menace, le danger… Français !
Courez, vous cachez ! Sortez les Lebel et les chasse-pots ! Donc on convoque les chefs de partis, on fait une déclaration, on fait peur une fois, on fait peur aux gens. Tous les jours, on nous fait peur aux gens. Il y a peur, il dit qu'il y a la menace hybride, on va faire quelque chose. Mais on fait quoi ?
C'est pas une réalité ? C'est une
réalité, mais qu'est-ce qu'on fait ?
Un sujet si important mérite en effet mieux qu'une instrumentalisation pour essayer péniblement de se remettre un peu plus au centre de la vie politique.
Ce sont les spasmes d'une présidence moribonde qui se raccrochent aux dernières compétences qui lui restent encore.
gaffe, il lui reste la dissolution quand même.
non, il a dit que ce serait mauvais pour le pays.
remarque qu'il avait déjà dit ça la dernière fois. Je pense que ce serait mauvais aujourd'hui de faire une dissolution. Parce qu'aujourd'hui nous sommes à 8 mois d'une présidentielle. Et donc si on faisait une dissolution aujourd'hui, on ajouterait à la guerre, au problème de pouvoir d'achat et à un budget à passer, l'instabilité politique. On bloquerait le prochain président, la prochaine présidente, la possibilité de faire cette dissolution et de se reconstruire dans une majorité. Donc ça n'est pas souhaitable. Mais tout ça implique quoi ? que l'esprit de responsabilité soit partagé par toutes les forces politiques.
Ah oui, donc si l'esprit de responsabilité n'est pas partagé, bon, on verra, quoi. Ouais, voilà. n'y aura pas de dissolution. Et d'ailleurs, il y aura
plein de référendums qui vous demanderont votre avis sur…
Plein de trucs ! Mais oui, il y aura une convention citoyenne et ce qui en ressortira sera appliqué sans filtre.
Et il y aura le monde d'après.
C'est mon camion, gna gna gna, je ferai ce que je veux jusqu'au bout. Voilà pour cette fois, on se retrouve bientôt pour un nouvel épisode de Propaganda. N'hésitez pas à commenter sous la vidéo pour nous dire ce que vous en avez pensé.
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Vivre avec ses ennemis comme s'ils devaient un jour être nos amis, et vivre avec nos amis comme s'ils pouvaient devenir nos ennemis. n'est ni selon la nature de la haine, ni selon les règles de l'amitié. Ce n'est point une maxime morale, mais politique. Jean de la Bruyère, les caractères.
la fin du fin, la République, c'est nous.
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